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  • : Voyage d'un an à vélo à travers l'Amérique du Sud et l’Asie du Sud Est. Deux continents fascinant à découvrir à travers les yeux d'un cycliste...
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Carnets De Voyage

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 05:52

Le voila l’article que je redoutais tant, le dernier recit de mon voyage autour de notre belle planete. En effet le billet retour est reserve et je serai de retour le 11 fevrier, un peu plus de 1 an apres mon depart. Mais il me reste quand meme a vous parler de ce que j ai fait durant ce moi de janvier. Enfin plutot ce que nous avons fait puisque Xiomara m’a rejoint durant trois semaines, temps durant lequel nous avons voyage de Bangok a Ko Phi Phi, ile paradisiaque dans le sud de la thailande. Sur le chemin nous nous sommes aussi arretes quelques jours sur Ko Phayam, au large de ranong, le long de la cote d’Andaman. Et durant tous ces kilometres vers le sud nous avons pu voir de pres vie des thai de tous les jours, que ce soit les moines faire la quete de nouriture le matin dans les petits villages, ou bien manger avec eux et echanger quelques mots sur les differents marches. Une Thailande completement differente de ce que j avais pu voir dans le Nord mais que nous avons adore. Et je crois bien que j’ai reussi a convertir quelqu’un aux bienfaits du voyages a velo...

Bangkok

Apres quelques soucis d’avion et un voyage de plus de 60 heures, je récupère une Xiomara un peu fatigue a l aéroport de Bangkok mais contente de mettre pour la première fois les pieds en Asie. Nous voila donc reunni au pays de Bouddha, et motives a nous diriger vers le sud pour decouvrir cette autre Thailande. Mais avant cela et apres une bonne nuit de sommeil, nous partons a la découverte de Bangkok, en passant dans les différents marches, mais aussi Chinatown, et le grand Palais.

Bangkok (20)

Bangkok (24)

Bangkok (15)

Mais il nous faut aussi faire du shopping. En effet Xiomara n n’a pas de vélo. Apres une journée de recherches infructueuse nous trouvons finalement notre bonheur. Un vélo pas trop mal et pas chère mais qui n’a pas de porte bagages. Et pourquoi je vous parle de porte bagage? Et bien parce que cela signifie que si elle n'a pas de porte bagage, et bien c’est moi qui vais devoir porter tous les sacs. Mon vélo va de nouveau ressembler à un train de marchandise. Entre le vélo, les bagages de Xiomara et les miens, le poids monte a 50 kilos. Je vous promets, c est lourd, très lourd... Et les premiers kilomètres que nous effectuons, Xiomara sur son nouveau velo et moi avec mon ‘camion’ sont a travers la circulation infernale de Bangkok pour rallier la gare ferroviaire. Un moment de pure bonheur…Nous avons décide de prendre le train jusqu’ a Chumphon, a quelques centaines de kilomètres au sud afin de nous éviter une partie pas très intéressantes. Cela nous laissera plus de temps pour profiter des belles iles thaïlandaises. Nous voilâ donc dans le train de nuit. Une nouvelle fois…

De Chumphon a Ranong

Apres une nuit dans le train nous voici à Chumphon. Les plus fideles lecteurs de ce blog se rappelleront que je suis déjà passé ici il y a plus de deux mois mais que j avais du rebrousser chemin a cause de violentes tempêtes. Et bien ce matin ce n'est pas la tempête mais il pleut bien quand même! Le jour se levant à peine, nous décidons d aller manger un bon plat de riz sur le marche local. La, alors que nous somme assis sur le trottoir pour manger un bon plat thaï nous voyons les moines, dans leur robe orange, faire le quête de nourriture auprès des habitants. Presque tous les thaïs se plient à la tradition et vous les voyez préparer des petits sachets pour les donner aux moines. J avais déjà vu ca beaucoup de fois durant mon séjour mais pour Xiomara c est la première, je la vois donc regarder tout ca avec le plus grand intérêt.

Ensuite nous voila parti, les premiers kilomètres pour Xiomara, les derniers pour moi. Apres quelques kilomètres assez pénibles pour sortir de Chumphon nous arrivons sur une bonne route qui serpente à travers la jungle. L’occasion d’admirer quelques macaques, non dans les arbres mais a l arrière de différents pick up qui nous doublent mais aussi de croiser un grand nombre de serpents, tous écrasés sur la bas cote. Vu la peur de Xiomara pour les serpents, ce n’est pas plus mal…

De Bangkok a Phuket (14)

Il est à peine 14h lorsque nous arrivons à Kraburi, petite ville sans grand intérêt si ce n’est un point de vue sur la Birmanie. Et il était temps car âpres presque 70 kilomètres Xiomara commence à être bien fatigue. Il faut dire que pour quelqu’un qui ne fait jamais de vélo ca commence a faire beaucoup de kilomètres. Nous profitons du marche local pour manger une énième soupe de nouilles puis nous trouvons un petit bungalow pour passer la nuit. La propriétaire du lieu (Dont j’ai malheureusement oublie le nom) s'avère être d’une gentillesse extraordinaire et nous passerons la soirée à discuter et a apprendre quelques rudiments de thaï. Autant vous dire que l on est encore loin d’être bilingue en thaï lorsque nous partons nous coucher dans notre petit bout de jungle. Et la jungle c’est bien, mais il faut bien faire attention si il n’y a pas une petite bestiole qui traine dans vos affaires comme celle-ci-dessous :

De Bangkok a Phuket (18)

Alors que je m’attendais à voir Xiomara souffrir un peu âpres une première journée en vélo il s avère qu’elle est en plein forme. Nous voila donc repartie au petit matin en direction de Ranong. La route est toujours aussi sinueuse et nous roulons tranquillement, entoures par les montagnes. Jusqu’ a ce que la pluie fasse son apparition. Une nouvelle fois c est un vrai déluge. La on admire moins le paysage, on pédale la tète dans guidon… Et on a le droit a ca a peu près toute les heures. Il semble que même pendant la saison sèche il pleuve beaucoup ici (Il semblerait qu’il pleuve à peu prés 8 mois par an dans cette région). Nous arrivons donc sur Ranong bien trempe et affamés. Ranong est une de ces villes frontières moches, sales ou il semble règner une atmosphère caractéristique. La principale raison (Et l unique je crois..) pour laquelle les touristes viennent ici est pour faire renouveler leur visa en faisant l aller retour Thaïlande Birmanie.

De Bangkok a Phuket (22)

Ko Phayam

Ce matin je dois aller renouveler mon Visa en Birmanie. En effet lorsque l on entre en Thaïlande par les frontières terrestres on ne reçoit un visa que de 15 jours seulement. Et j’y vais seul puisque Xiomara a un Visa de 2 mois mais avec une seule entrée, ce qui signifie que si elle quitte la Thaïlande elle ne pourra pas y ré-entrer, ce qui serait tout de même ennuyeux. Je me lève donc a l aube et monte a l arrière d un pick up qui veut bien me déposer au port. La je me fraye un passage parmi les rabatteurs pour obtenir le tampon de sortie du territoire thaïlandais. Ensuite je marchande un peu pour que l’on m’amène en long tail (long bateau fin) en Birmanie. Apres une bonne discussion me voici parti dans un bateau qui semble prendre l’eau (en tout cas un petit de 10 ans à peine écope énergiquement…) en direction de la Birmanie. 30 minutes de bateau pour atteindre une petite ville qui vous fait croire que vous avez fait un voyage plus long que ce qu’il semblait. Cette petite ville birmane, qui semble dédiée au trafique en tous genres, est bien délabrée et la pauvreté semble la norme parmi la population. On peut y voir plein d enfants, pour certain vraiment jeunes, faire toute sorte de petits travaux (comme celui qui écope sur mon bateau) ou trafiques. En voyant ca on commence a deviner pourquoi temps d immigres, légal et illégal, birmans viennent en Thaïlande pour y trouve du travail (Ou fuir la junte militaires…)

De Bangkok a Phuket (36)

Apres avoir décliné quinze propositions pour du valium, du viagra ou de l’opium entre le port et le bureau d immigrations qui sont éloignée de 200 mètres, j’obtiens mon tampons d’entrée et sortie et je repars en direction de la Thaïlande. Ensuite le tampon d’entrée en Thaïlande et me voici avec un visa de 15 jours tout neuf. La matinée est presque fine lorsque je retrouve Xiomara en pleine sieste devant le bungalow. Vu l’heure nous hésitons à reprendre la route en velo et nous nous posons aussi la question d’aller visiter l ile de Ko Phayam toute proche. Nous décidons finalement d aller passer un ou deux jours sur cette ile qui, dit on, ressemble a ce qu’était certaines iles de Thaïlande devenue (trop) célèbre il y a une vingtaine d années.

Nous voici donc de retour au port, ou nous prenons un vieux bateau (qui est vraiment bon marche et accepte les velos!) pour un trajet d une heure trente a travers des paysages magnifiques. D’abord des mangroves et ensuite une vue superbe sur les iles. Et la première vue sur Ko Phayam nous faire dire que l’on a bien fait de venir ici. Nous débarquons donc sous le soleil, tout souriant. Apres une traversée de l’ile pour le moins fatigante (même si il n y a que 6km, il y a de bonne cotes) sur un petit chemin qui passe a travers la jungle nous atteignons ‘long Beach’, plage la plus ‘fréquentée’ de l ile. Cela signifie à peu prés 150 personnes éparpillées sur une plage de 4 km de long. Et cette baie est magnifique, avec une jungle luxuriante qui l entoure et quelques falaises qui se jettent dans la mer.

Ko Phayam (27)

Ko Phayam (16)

C est ici que nous trouvons une petite cabane sur la plage, pour moins de 8 euros. Et oui, comme il n y a pas beaucoup de touristes les prix restent relativement bas. Et l ambiance générale est extremement relax sur ce petit bout de terre qui semble vouer un culte au roi du reggae, Bob Marley. La majorité des quelques bars présent sont tous aux couleurs ‘vert, jaune et rouge’ et pas une demie heure ne passe sans une bonne vieille chanson de Bob. La devise des locaux et des quelques ‘fareng’ qui sont ici semble être ‘don t worry, be happy’.

Ko Phayam (29)

Seul problème dans ce tableau idyllique, il semble que l on s amuse a pendre les velos dans un arbre juste en face de notre cabane (je vous assure ce n est pas nous qui avons mis le velo dans l’arbre).

Ko Phayam (14)

Nous comptions rester 2 jours, nous resterons finalement 5 jours. Assez de temps pour bien visiter l ile, trouver des petits bout de plage désert et aussi visiter la cote en Kayak. Mais il est maintenant temps de reprendre la route en direction de Phuket. Nous reprenons donc le bateau au petit matin pour ensuite enfourcher nous vélos en direction du sud.  

Ko Phayam (21)

 

De Ranong a Phuket

Pour la première fois nous roulons toute la journée sous le soleil et c’est plutôt agréable même si on souffre un peu de la chaleur. La route est toujours identique à ce que nous avons vu depuis le début, mais change brusquement lorsque nous entrons dans le parc nationalde Laem Son. Une route nous fait traverser des mangroves ou l on peut apercevoir quelques oiseaux mais malheureusement pas de singes (il semble qu’il y en a beaucoup dans le coin). Nous pouvons aussi constater que de nombreux panneaux indiquant le chemin à suivre en cas de tsunami bordent la route. En effet, une bonne partie des cotes que nous allons voir maintenant on été touchées par le tsunami du 26 décembre 2004, qui a fait, en Thailande, 5 395 morts, 2 845 disparus et 8 457 blessés. Sensation etrange de se retrouver la...

Nous trouvons un petit bungalow pour la nuit pas terrible mais a quelques pas de la mer, dans ce parc national qui semble désert et oublie de tout le monde.

De Bangkok a Phuket (41)

Nous trouvons un petit bungalow pas terrible mais a quelques pas de la mer, dans ce parc national qui semble désert et oublie de tout le monde. Apres une bonne nuit de sommeil nous reprenons la route jusqu’a Kapoe, ou nous décidons d’essayer de nous faire prendre en stop par un pick up pour rallier Takua Pa, à 120 km. Apres 1 heure nous trouvons un thaï qui veut bien nous transporter dans la benne à l arrière de son pick up. Une heure trente tranquillement installe a profiter du soleil.

De Bangkok a Phuket (77)

Depuis Takua Pa nous rallions Kao Lak en velo, à 30 kilomètres. Et alors que nous atteignons quasiment Kao Lak j’entends Xiomara crier derrière moi. Je me retourne, me demandant ce qui il s est passe. Et bien elle a roule sur un serpent! Elle n a pus l éviter et lui est passe en plein dessus. En beau petit serpent vert…

Kao Lak est un haut lieu de la plongée avec des départs quotidiens pour le parc maritimes des iles Similan. Mais c est aussi une ville ultra touristique, sans aucun charme. Mais tout n'est pas si mal car notre hôtel dispose d une piscine, un vrai plaisir après une journée à pédaler sous le soleil. 

Aujourd’hui nous atteignons Phuket, plus grande ile de Thaïlande. Apres avoir roulé 3 heures sous un soleil de plomb nous traversons enfin le pont reliant Phuket au continent. Ce n’est malheureusement pas la partie la plus agréable car nous devons rouler sur une quatre voie ou je manque d avoir un accident avec un thaï a moto complètement fou. Nous décidons donc de longer la cote plutôt que d utiliser la grande route qui traverse l ile en son milieu. Et oui la route côtière est jolie, mais que c est dure ! Par moment, avec ce velo tellement lourd et ces pentes tellement raides (au moins 20% pour certaines), je suis obliger mettre pied a terre et pousser. C est donc bien épuisé que nous arrivons a Hat Nai Thom, sur le cote nord ouest de Phuket. Apres une petite petite soirée sur la plage c est au dodo. Demain nous devons longer toute la cote de l ile, ca promet d être difficile.

De Bangkok a Phuket (45)

Apres une petite baignade et un bon petit déjeuner nous reprenons la route. Et c est bien comme nous le pensions. Une succession de cotes et de descentes. Les paysages sont vraiment splendides par moment mais c est ardu. Mais l avantage de suivre la cote, c est que l on peut faire une petit pause et aller se baigner. Et ca, âpres quelques bons efforts a velo, c est génial…

De Bangkok a Phuket (47)

Nous arrivons dans l après midi a Patong, a laquelle je décernerais peut être la palme de la ville la plus moche de Thaïlande. Ce n est qu’une succession de néons aux couleurs criardes, de bars a l allure louche et de boutiques a touristes. Et, réellement, ca pue! Nous décidons donc de continuer un peu notre route pour nous écarter de ce lieu pour passer la nuit. Nous trouvons notre bonheur a seulement quelques kilomètres de Patong, au bout d un petit chemin de cailloux montant dans la montagne pour ensuite plongée dans la mer. A peine deux kilomètre mais je croyais que je n arriverai jamais a monter le velo jusqu’en haut de cette pente. Une nouvelle fois je suis oblige de pousser, mais cette fois c’est encore plus dure car je dérape continuellement sur les cailloux. Et alors que je suis en train de me dire que je vais lancer le velo dans le ravin j’entends quelque chose qui me double, mais sans bruit de moteur. Je me retourne et la, je tombe nez a nez avec un éléphant. Apres un an de velo, je me fais doubler dans une cote par un pachyderme. Réel constat d échec pour ma condition physique…

De Bangkok a Phuket (6)

Tous ces efforts sont malgré tout récompensés par la vue de la petite case dans laquelle nous allons passer la nuit. Une case tout neuve en bambou, sur une colline recouverte de jungle avec vue sur la mer en contrebat. Et pour moins cher que les hôtels miteux de Patong. Et nous sommes tout seul au mileu de cette foret, juste accompagnes du bruit des différents animaux du coin. Un regal!

De Bangkok a Phuket (52)

Apres une excellente nuit nous partons en direction de Phuket (Sur L ile de Phuket il y a la ville de Phuket), a seulement 15 kilomètres. De la nous prendrons le bateau en directions de Ko Phi Phi. Mais avant ca nous devons redescendre cette pente recouvertes de graviers que j ai eu temps de mal à monter. Et la descente s avère pour le moins périlleuse, surtout que des hordes de chien viennent un peu trop prêt de nos mollets à mon gout. Finalement tout se passe bien et nous arrivons à Phuket sans encombre et nous rendons directement sur le port. 2 Heures à attendre, suffisant pour voir les thaï qui travaillent ici s amuser avec nos vélos. Ca leur semble complètement fou de voyager avec comme ca. Encore une fois on nous félicite mais on nous dit aussi que l’on ferait mieux de voyager en voiture…    

Ko Phi Phi

Apres 1h30 de bateau ou nous sommes bien entassées et loin de la tranquillité de celui qui nous a conduits à Ko Phayam nous voyons apparaitre Ko Phi et ses formations karstiques, harmonieux mélange de falaise abrupte et de jungle. Et l eau est d une couleur incroyable. En un mot, cela ressemble à un petit coin de paradis.

Ko Phi Phi (46)

Sitôt après avoir débarqué nous nous mettons a la recherche d un petit bungalow pour passer 4 jours. Et tout de suite nous nous voyons le gros problème de Ko Phi Phi. Le seul petit village que compte l ile déborde de touristes et les logements sont, du coup, très cher. Ici, si vous ne pouvez pas payer 2000 bath par nuit, n espérez pas avoir la vue sur la mer. Nous trouvons tout de même notre bonheur, un petite case en bois loin de l agitation Et si je me mets debout sur le toit de notre cabane je peux même apercevoir la mer...

Ko Phi Phi (18)

Nous passons nos journées sur un rythme tranquille, entre snorkling pour admirer la vie aquatique, siestes et quelques balades dans les environs. Comme il fait une chaleur terrible et bien je dois avouer que l’on est assez fainéant. Un repos bien mérité après l ultime étape en velo de notre périple.

Ko Phi Phi (45)

Nous somme aussi allé passe une nuit à la belle étoile sur la plage de l autre Ko Phi Phi. En effet Ko Phi Phi est compose de deux iles majeurs, Ko Phi Don, celle ou nous logeons, et Ko Phi Phi Lee, beaucoup plus petite et inhabitée. Le nom ne vous dit peut être rien mais vous avez sans doute déjà vu la plage de Ko Phi Phi Lee puisque celle ci a servie de décor au film la plage (en 2000, avec Léonardo Di Caprio). Apres avoir pris un bateau de Ko Phi Phi Don et fait quelques séances de snorkling au milieu d un nombre incroyable de poissons nous arrivons donc sur cette magnifique plage. Nous allons passer la nuit dans un cadre assez incroyable, avec cette plage entourée de falaise et, avec la plein lune, cela donne un petit cote magique à l endroit.

Ko Phi Phi (40)

Apres 4 jours sur Ko Phi Phi il est de temps de repartir. Xiomara doit retourner sur Bangkok pour prendre l avions en direction de Bogota et je vais l accompagner jusqu’ a Ranong, d ou je pourrais de nouveau aller renouveler mon Visa en traversant la frontière birmane tout proche.

Ko Phi Phi (8)

Ko Phi Phi (31)

Ko Thao

Comme j ai déjà effectué la route a velo entre Ranong et Chumphon il y a 2 semaines je décide de prendre le bus. Et en plus il fait de nouveau un temps bien pourri. De Chumphon, je choisi le bateau de nuit pour rallier Ko Thao. Beaucoup plus lent que le speed boat (8h au lieu de 2h) mais aussi beaucoup moins cher, surtout pour ceux qui transportent un velo avec eux. Apres avoir fait les 10 kilomètres qui séparent Chumphon du port en velo je m installe dans le ferry, qui ressemble plus a un vieux bateau de marchandise pourrie (ils sont réellement pourries, j apprendrai par la suite qu’un de ces ferry à couler il n y a pas longtemps) dans lequel on aurait installe une quinzaine de lits superposes. Une bonne ambiance de marins! Je trouve rapidement le sommeil. Pour me réveiller 2 heures après, par terre, l ai un peu agar. Que s est il passe? Il y a tellement de houle que le bateau se fait bouger dans tous les sens, je suis donc tombe du lit. Et cela se reproduira 2 autres fois. J arrive donc à Ko Thao au petit matin un peu fatigue, dans une ile encore endormie ou seul quelques thaïs semblent déjà réveillé. Il faut dire qu’il est 7 heures du matin et que l ile a une réputation de bonne place pour les fêtards. Mais c est aussi, et surtout, un des hauts lieux de la plongée en Thaïlande. Des milliers de plongeurs viennent passer des diplômes ici chaque année ou simplement faire des plongées loisirs. Il a donc des centres de plongée partout, ce qui entraine des prix vraiment bas. Certain vous prose même des logements gratuit si vous plongez avec eux. Je profite de l aubaine et me trouve une petit chambre pas loin de la mer, qui ne me coute rien. Cela veut dire des économies pour faire plus de plongée!

Je passe donc le plus clair de mon temps dans l eau, ou plutôt sous l eau. Et il y a vraiment beaucoup de choses à voir ici. Les coraux sont en bonne état, il y a des poisons partout, des tortues et pour les plus chanceux il est même possible de voir des requins baleines. Bien sure ce n est pas aussi bien que l’Indonésie, surtout en terme de visibilité, mais c est quand même bien agréable la plongée ici.  

Plongee Ko Thao (7)

Plongee Ko Thao (93)

J en profite aussi pour passer un autre examen PADI. Et durant celui ci je fais une plongée de nuit. Et ca c est vraiment cool! Ca donne de bonnes petites sensations, lorsque vous commencez à descendre, juste aide par une petite torche qui permet de voir à quelques mètres. Et c est encore mieux si vous vous amusez à éteindre la lampe. Dans le noir complet, a 16 mètre de fond. Claustrophobes ou ceux qui ont peur dans le noir, s abstenir… Un autre bon cote de la plongée de nuit est que l on peut voir plein d nouvelles espèces que l on n aperçoit pas de jour. On peut aussi voir les barracudas chasser. Et eux ils sont vraiment malins. Par moment ils nagent a votre cote et attendent que vous éclairiez un petit poisson avec votre lampe. A ce moment la le barracuda fait parler sa vitesse et le beau poisson multicolore que vous admiriez quelques secondes auparavant se trouve dans l estomac de votre ami barracuda.

Plongee Ko Thao (84)

Plongee Ko Thao (56)

Mais il n y pas que la plongée a Ko Thao. Vous pouvez faire de l escalade, du kayak du velo ou tout simplement faire bronzette sur une belle petite plage. Et comme je le disais plus haut, les occasions de faire la fête de manque pas ici. Non, je promets, je ne m’ennuie pas!

Plongee Ko Thao (9)

Hasta luego

PS : vous trouverez les photos dans les album ‘Thailande : de Bangkok a Ko Phi Phi’ et dans ‘Thailande : Ko Thao – Plongee’.

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Published by Seb
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:18
Nous voilà maintenant en 2011 et d’ici quelques semaines cela fera bientôt un an que je suis sur les routes. J’en profite donc pour vous souhaiter à tous une très bonne année et plein de bonnes choses : la santé, les amours, pas trop de boulot et j’espère plein de voyages! De mon cote le nombre de voyages en 2011 risque d’être beaucoup moins élevé qu’en 2010. Quoique…
Mais avant de changer d’année j’ai eu le temps de parcourir le centre et le sud du Laos, depuis Vientiane jusqu’ aux 4000 iles, archipel d’ilots situe sur le Mékong, à quelques encablures de la frontière avec le Cambodge. A cet endroit, pendant la période des pluies, le Mékong fait environ 14 km de large, soit sa plus grande largeur sur son cours de 4350 km. De là j’ai traversé la frontière pour aller au Cambodge pour ensuite rejoindre la Thaïlande et Bangkok. La boucle est donc bouclée puisque j’ai retrouvé la ville d’ou je suis parti. Ci-dessous vous pouvez voir le trajet que j’ai effectué durant ce mois et demi (en rouge) et j’en profite aussi pour vous indiquer la route que je vais effectuer durant mon dernier moi de voyage (en vert)
carte thailande
Et vous savez quoi? Et bien pour une foi tout s’est passé sans encombre. Pas de tempêtes, pas de braquage, aucun problème avec le vélo. Même pas une petite chute à se mettre sous la dent. Du coup vous vous dite que la lecture de cet article va être ennuyeuse… Et bien non ! (enfin j’espère). Car j’ai eu l’occasion de visiter des endroits magnifiques comme les 4000 iles au Laos ou bien les temples d’Angkor au Cambodge. Et je vais aussi essayer de vous expliquer (pour ceux qui ne seraient pas trop cale sur le sujet) pourquoi et comment les Khmers rouges sont arrivés au pouvoir en 1975 au Cambodge pour installer une des dictatures les plus sanglantes qu’est connu le siècle précèdent. Des années d’horreur ou près de 2 millions de personnes ont perdu la vie, exécutes lors de ‘purges’ ou bien victimes de la famine qui a sévit pendant plusieurs années. 
Laos : De Vientiane a Don Det – Du 9/12 au 19/12
Je ne vous ferai pas un récit jour par jour pour cette partie du voyage car sinon je pourrai presque vous faire un copier-coller. En effet plus de 800 km séparent ces deux lieux mais les paysages sont quasiment identiques tout du long. Une route interminable avec de nombreux petits villages et, parfois, une ville un peu plus importante. Mais aucune d elle ne présente un réel intérêt. J’en profite d’ailleurs pour donner une info aux rois de la nuit : si vous voulez faire la fête, passez votre chemin ! En effet une sorte de couvre feux est impose et, dans la plus art des villes, les rues deviennent déserte à partir de 22h30. Ils sont sympa ces camarades communistes mais pas très rigolo ! Et oui, je ne vous l’avais pas encore précise mais le Laos est dirigé par le parti communiste. Et on s’en aperçoit très vite puisque le drapeau rouge avec la fossile et le marteau est présent un peu partout. Et ça ne risque pas de changer avant un bout de temps puisque le parti PRPL (Parti Révolutionnaire Lao) est le seul parti autorise. Et les dirigeants de ce parti n’hésitent  pas à réprimer toute dissidence. Et comme ils profitent tous grassement de l’argent générer par les nombreuses ressources naturels dont dispose le pays, tout est en place pour un immobilisme parfait. Les choix politiques les plus importants étant de savoir quel membre du parti touchera le prochain pot de vin donne par un gouvernement étrange ou une multinational. Comme chez nous en quelques sorte…
De Huay Xai a Luang Prabang (110) [laos]
Apres ces considérations revenons à la route!  Et bien comme je vous disais c’est assez monotone et plat. La plus grande distraction étant de regarder passer toutes sorte de véhicules tous plus charges les uns que les autres. Et c’est fou ce qu’ils peuvent faire preuve d’imagination. Il a y notamment de nombreux motoculteurs attaches a une remorque. Apres, dans celles-ci vous pouvez y voir de tous : 10 personnes, 3 tonnes de matériel diverse, 5 scooters… En gros tout ce que vous pouvez imaginer ! Et même ce que vous ne pouvez pas imaginer ! Mais il y a aussi, et surtout, tous les enfants au bord des routes. C’est réellement incroyable. Lorsque je traverse les petits villages ce sont des dizaines d’entre eux qui me saluent en criant à tue-tête  ‘sabaidee’ en me suivant pas moment en vélo sur plusieurs kilomètres. Et toujours, toujours je suis accueilli avec de grands sourires. Par contre les discussions s’avèrent limitées car personne ne parle Anglais, mis à part quelques moines avec qui j’aurai l’occasion de discuter. 
Centre et sud Laos (15)
Comme le temps m'est compte avant mon retour et que dois être à Bangkok le 1 Janvier (mon amie colombienne me rejoint pour visiter le sud de la Thaïlande a vélo) c’est plus ou moins plat je me lance donc le défi d’arriver à Don Det le plus vite possible, et surtout d’être à Noel a Sem Rap au Cambodge, porte d’entrée des majestueux temples d’Angkor. Soit plus de 1500 km en 15 jours. J’enchaine donc les kilomètres, faisant souvent plus de 150 km dans la journée, sous une chaleur de plomb. Je souffre terriblement, et je dois boire plus de 7 litres d’eau par jour pour éviter la déshydratation. Autant vous dire que le soir, je dors comme un bébé. Et heureusement car je passerai des nuits dans des hôtels pour le moins bruyant. Et oui, il semble qu’en dehors des villes touristiques beaucoup d’hôtels louent leur chambre à l’heure… Et comme les murs sont souvent aussi épais qu’une feuille a cigarette, on va dire que c’est assez bruyant. Mais je dormirai aussi des endroits vraiment agréables, au milieu de la nature, sans un bruit.
Centre et sud Laos (2)
Apres 5 jours j’ai effectué 700 km et je suis dans la ville de Paksé, à un peu plus de 100 km des 4000 iles, ou je vais me poser quelques jours. Mais alors que je pensais faire cette dernière journée tranquillement il s’avère que ce sera une des plus dure.  D’une part car ce n’est pas 100 mais 130 km qu’il faut que je fasse, mais aussi que toute la journée s’avère une course contre la montre pour arriver avant la nuit. En effet j’ai dû partir plus tard que prévu car le réveil a été très dur. J’ai mal partout et je suis extrêmement fatigue. J’aurai donc juste le temps de faire deux petites pauses de 30 min dans la journée. Je vous dis, ce n’est pas facile les vacances… Et je veux absolument arriver avant la nuit car je dois prendre un petit bateau pour rejoindre l’ile de Don khong, la plus grande des trois iles que l’on peut visiter. Et bien autant vous le dire, c’est rate. Lorsque j’arrive dans la petite ville de Hat Xai Khun il fait nuit noir et l’embarcadère semble désert. Il y a bien des bateaux mais pas personne. Mais les habitants, me voyant un peu désabusé, me disent qu’ils vont me trouver une personne pour traverser le Mékong et m’emmener a Don Khong. Et en effet, après 10 min le propriétaire d’un bateau arrive et me fait faire la traverse. Encore une fois, je peux m’apercevoir de la gentillesse de Lao…
Centre-et-sud-Laos--40--copie-1.JPG
Don Khong est la plus grande des iles et compte 13000 habitants. Mais j’ai un peu l’impression d’être tout seul. Les quelques hôtels sont vides et les terrasses des quelques restaurants et bars désertes. Moi qui voulais du repos, c’est parfait ! Le lendemain matin je prends un autre bateau pour rejoindre la toute petite ile de Don Det, relie par un pont à une autre ile, Don khon. Et la c est pour moi un petit bout de paradis : il n y a vraiment pas beaucoup de touristes, on peut louer un case en bois avec vue sur le Mékong pour moins de 3 dollars, et l’ile semble baigner dans une torpeur qui est une invitation à la sieste. Et en plus les couchers et lever de soleil de soleil sont magnifiques. Enfin pour le lever de soleil c’est ce que l’on m’a dit, je ne l’ai jamais vu de mes propres yeux. Je resterai dans ce petit coin de paradis 3 jours, le temps de me refaire une santé. 3 jours durant lesquels j’alternerai sieste, ballades à vélo et en kayak et quelques petits apéros avec  3 français que j’ai rencontrés. Pour tous ceux qui passeraient au Laos, les 4000 iles est vraiment un endroit à ne pas rater. Un des petits coins de paradis que l’on arrive encore à trouver.
Centre et sud Laos (84)
Le Cambodge : De Dom Kralor a Pailin - Du 19 au 29 Décembre
Apres avoir pris un bateau pour rejoindre la terre ferme me voici parti en direction du Cambodge. Et ça commence par une piste de de terre de quelques kilomètres. Une terre bien rouge, caractéristique des pays tropicaux. Ce sont ce que l’on appel des piste en latérite, extrêmement poussiéreuses lorsque qu’il fait chaud et sec et qui deviennent un vrai bourbier des qu’il pleut. Au passage de la moindre voiture ou camion c’est un vrai nuage de poussière qui s’élève et qui m’oblige à m’arrêter sur le bord de la route lorsqu’ un autre véhicule vient juste derrière. En effet celui-ci ne peut me voir dans ce nuage de poussière, ce qui est un peu dangereux…
Cambodge (75)
Apres un peu plus d’une heure me voici à la frontière. La fermer les yeux, imaginer vous une bonne frontière d’un pays communiste au milieu de nulle part, ou il n y a rien d’autre que quelques petits baraquements. Et bien voilà, c’est là que je me trouve. Et ces chers douaniers vont me faire un vrai sketch, et cela des deux côtes de la frontière. D’abord pour sortir du Laos ; on me dit que je dois payer deux dollars pour frais de tampons !!!! Je le regarde l’air de dire ‘tu te moquerais pas de moi là un peu ??’. Et lui me regarde avec un air qui veut dire ‘fais comme tu veux mais si tu ne paies pas, tu ne sors pas du pays…’. Bon gré malgré de lui donne deux dollars. Me voici donc de la cote Cambodgien. Là je dois d’abord obtenir un visa dans une petite cabane en bois ou un douanier est en train de somnoler. Il me fait mon visa et je lui donne les 20 dollars pour celui-ci. Et là il me dit ‘c’est 2 dollars pour frais de papiers’. Je n’en crois pas mes oreilles. Et idem de ce cote ci, si je ne paie pas, il ne me redonne pas mon passeport. Ensuite je dois faire tamponner mon passeport dans une autre cabane en bois au trois douaniers sont en plein partir de dames. On me fait mon tampon, et l’on me dit encore une fois ‘c’est 1 dollar pour le tampon’. Là je dois avouer que je commence à en avoir un peu ras le bol. Mais comme il n y a strictement personne à ce poste frontière et que les douaniers n ont rien d autre à faire que la sieste ou une partie de dames, ils peuvent me faire poiroter la des heures si je leur dit un truc qui ne leur plait pas. Je décide donc de payer et de partir sans rien dire. Mais vraiment, c’est un sketch  cette frontière.
Me voilà donc au Cambodge, pays ravage par une guerre civile, par les américains qui ont bombarde le pays comme aucun autre et aussi, mais surtout, par la politique d’horreur des Khmers rouges qui auront été officiellement au pouvoir pendant 4 ans, de 1975 a 1979, avec à leur tête le tristement célèbre Saloth Sar, plus connu sous le nom de Polt Pot, ou frère numéro 1. Celui-ci était un fils de paysan aise et développa son idéologie marxiste  lors de ses études en France au début des années 50. Son retour au Cambodge coïncide avec le départ des français d’Indochine (1954) et la monarchie est réinstaurée avec le roi Sihanouk. Pour s’opposer à ce nouveau pouvoir en place Pol Pot entre dans le parti communiste, qui dispose alors de très peu de pouvoir. Mais un évènement va précipiter l’émergence du parti communiste. Le bombardement intensif de toute la partie est du pays par les américains, alors en guerre avec le Vietnam,  à partir de 1969. En effet les communistes nord vietnamiens utilisaient le Cambodge pour faire passer des armes et des troupes vers le sud du Vietnam. Ceux-ci dureront 4 ans, faisant des milliers de victimes et des centaines de milliers de refugies, précipitant l’émergence des khmers rouges. Et rajouter à cela un coup d’état approuvé par les américains en 1970 pour mettre le général Lon Nol au pouvoir, un dirigent corrompu et incompétent, au détriment du roi Sihanouk et vous comprendrez que le pays glissa doucement mais surement dans une guerre civile. Des combats éclatent partout dans le pays entre les khmers rouge et le gouvernement en place. La guerre civile durera jusqu’ au 17 avril 1975, date de la l'entrée des khmers rouges dans Phnom Penh, la capitale. Celle-ci est alors vidée de ces deux millions d’habitants en quelques jours, sous le prétexte fallacieux d’un bombardement américain (qui n’arrivera jamais). Les khmers rouges mettent alors leur politique d’horreur en place. Toutes les grandes villes du pays sont aussi vides de ses habitants et ceux-ci doivent aller travailler dans les champs, dans des camps de travail. Tous les membres du précèdent gouvernement sont assassines ainsi que beaucoup d’intellectuels. Ils lancent aussi de grande purges dans la population, éliminant tous ceux qui ne sont pas en accord avec le gouvernement ou qui sont considérés comme capitalistes. Les khmers rouges  veulent  créer une nouvelle société ou les notions de monnaie, de famille, de modernité auraient disparu. Le pays se referme sur lui-même et devient une prison sans mur pour des millions de cambodgiens. Afin de protéger les frontières les khmers rouges parsèment les frontières de mines anti personnel, qui feront elles aussi de nombreuses victimes. Et qui en font toujours à ce jour. Apres 4 ans sous le régime khmer rouge le pays est en proie à la famine, a la ruine. Rien ne semble pouvoir arrêter la folie de ces dirigeants sanguinaires. C’est finalement le Vietnam, après une énième agressions des khmers rouges et pourtant allies de départ de ceux-ci, qui renverseront le régime de Pol Pot en 1979. Celui-ci prend alors le maquis et ce refugie a l’ouest du pays, a la frontière avec la Thaïlande. Des millions de cambodgiens airent alors sur les routes, perdus, à la recherche de proches. S en suivi une famine, les récoltes de riz étant anéantis. Il faudra attendre la fin de la guerre froide pour que le Cambodge retrouve plus ou moins la paix, à partir du début des années 1990. Polt pot fut juger a la prison à vie en 1997 mais mourut quelques temps plus tard d’une crise cardiaque, sans jamais rien regretter de ses actes. Vous pouvez visionner un petit reportage de quelques minutes link.
pol-pot
Apres avoir lu ceci vous ne serez pas surpris si je vous dis que le pays reste extrêmement pauvre. Et on s’en apercoit dès le passage de la frontière. Les véhicules, les routes, les bâtiments, ne sont pas les mêmes que dans les pays frontaliers. Dans chaque ville vous avez des dizaines d’enfant qui mendient. On peut aussi voir des dizaines de pickup de différente ONG comme la croix rouge qui viennent en aide aux plus démunis à travers différents programmes. Le pays ne se remet que doucement de cette période atroce. Mais cela n’empêche pas les cambodgiens d’être dextrement accueillant, souriant, gentils. Même les plus anciens, qui ont connu les atrocités. 
Par contre au niveau des paysages, pas trop de changements par rapport au sud du Laos, ce qui semble plutôt normal. Par contre il y a un gros changement : ils conduisent réellement comme des abrutis (excusez-moi du terme, mais c’est vraiment le cas). Un exemple : lorsqu’une voiture traverse un petit village, ou l’on trouve des dizaines de scooters, vélos et véhicules en tout genre, les conducteurs de camion ou voiture rapide de ralentissent pas. Non, ils y vont à fond, la main restant appuyée sur le klaxon. Et il y a intérêt à se pousser, sinon ils vous encrassent. Je vous jure, c’est hallucinant à voir, mais surtout d’une dangereusitee absolue. Il faut dire que les cambodgiens croient que si ils doivent avoir un accident cela est dû au destin, et non à leur façon de conduire… Mais du coup c’est loin d etre agréable en vélo. Je me fais klaxonner toutes les deux minutes et suis obligé de me jeter sur le bas cote sous peine de finir écrasé par un camion chargé de 10 tonnes de matériel (alors qu’ il ne peut en contenir que 2). A la fin de chaque journée je dois vous avouez que je suis un peu sur les nerfs, loin de l’objectif initial du voyage à vélo. Mais bon, c’est une expérience. Et, encore une fois, tous les petits signes ou ‘hello’ de tous les gens et enfants sur le bas cote des routes suffit à me redonner le sourire. 
Cambodge (2)
Je mettrai 5 jours à relier la ville de Siem Reap dans ces conditions, dans des paysages qui ne changeront que très peu, avec toujours ces nombreuses maisons sur pilotis que l’on retrouve du Laos au Cambodge. Mais la j’arrive à la limite de l’épuisement, avec encore une fois un moyenne de quasiment 150 km par jour. Mais avant de vous parler de Siem Reap je dois vous vous faire part d’une découverte que j’ai faite lors que la traversée de la petite ville de Skun. Alors que je m’arrête pour me réhydrater j’aperçois une femme qui porte un plateau remplie de petites choses noires et bizarres. Je vous laisse découvrir sur la vidéo ci-dessous ce que c’est… Pour ceux que ça intéresse je peux leur faire envoyer un plateau. Effet garantie si vous mettez ça en entrer lors d’un repas chez vous… 
J’arrive à Siem Reap le 23 Décembre, heureux de pouvoir me poser quelques jours pour Noel mais surtout de pouvoir visiter les temples d’Angkor, la huitième merveille du monde. La construction de ces temples a été étalée sur une période de 400 ans, marquée par plusieurs changements de courant religieux. Les temples les plus connus, dont Angkor Wat, sont à seulement une dizaine de kilomètre du centre de la ville, donc facilement accessible à vélo. Et, bonne surprise, il n y a pas trop de monde, ce qui fait que j’ai pu visiter tranquillement les différents temples. Comme le Machu Pichu au Pérou, si vous avez l’occasion, n’hésitez pas, c’est vraiment magnifique, surtout au lever et au coucher du soleil (surtout pour prendre des photos car sinon la lumière est trop forte, comme dans tous les pays près de l’équateur)
Temples Angkor (97) [laos]
Temples Angkor (126) [laos]
Pour  noël, et bien j’ai la chance de recroiser les trois français que j’avais rencontre a Don Det, au Laos. Et comme Siem Reap est une ville assez touristique on y trouve beaucoup de bons restaurants et même des restos français. On se fera donc un bon petit repas, et ensuite on fêtera le père noël bien comme il faut !
Le 27 je reprends la route en direction de Battambang. Enfin pas vraiment la route puisque je prends un bateau pour réaliser ce qui est le plus beau des trajets fluviaux du Cambodge. Bien installe sur le toit du bateau je peux admirer les paysages splendides mais surtout tous ces gens qui vivent le long des berges ou sur des bateaux ou des maisons flottantes, qui se déplacent ou gré du niveau du lac Tonle Sap (le gros lac sur l’image ci-dessous. Ce lac est d’une importance capitale pour l’alimentation, puisqu’ il fournit la quasi-totalité des protéines aux Cambodgiens.). Certains ont des maisons en plus ou moins bon état mais beaucoup vivent dans la pauvreté la plus extrême, sans rien, juste installes sous une bâche tenue par quelques branches. Ce sont des familles entières qui vivent dans ces conditions. Ça me fait réellement quelque chose de voir ça… Mais, encore une fois, ils vous offrent un sourire à votre passage. Je crois que l’on appel ca une leçon de vie…
Cambodge (60)
De Battambang je décide de rejoindre la frontière par un poste frontière peu utilise, au niveau de la ville de Pailin. Sur les dire d’un cambodgien la route est supposée être goudronnée. Et bien en fait il n’y en a qu’une partie qui est asphaltée, le restant étant une piste en latérite. Et comme il y a pas mal  de circulation je passe mon temps dans la poussière. Mais malgré ça, je dois avouer que c’est bien sympa de rouler sur de la piste. Ca renforce un petit peu la sensation ‘aventure’. Mais par contre dans ce coin du Cambodge interdiction de s’écarter des sentiers battus ou de marcher a en endroit où personne n’a déjà été. C’est l’endroit au monde ou il y a le plus de mines antipersonnel.  Donc même en cas d’envie pressante, et bien on fait ça au bord de la route, pas cache derrière une haie. Il faut savoir qu’il y a toujours régulièrement des blessés graves ou des morts au Cambodge à cause des mines. Et je ne vous parle même pas des nombreux cambodgiens que l’on peut voir auxquels il manque un bras ou une jambe. 
Cambodge (114)
Apres une dernière nuit dans la ville de Pailin passée dans une petite case en bois à l’extérieur de la ville je passe la frontière thaïlandaise.  Et contrairement a la frontière exotique lao-cambodgienne ici on ne me demande pas de payer  1 ou 2 dollars pour l’encre ou le papier. Et le visa est même gratuit. Mais quel choque de repasser en Thaïlande ! Les pickups tout neuf sont légions, la route est  nickel. J’ai un peu l’impression de revenir à la civilisation. Et je dois dire que ça ne me plait pas.  J’ai vraiment adore et pris un plaisir énorme à traverser le Laos et la Cambodge, deux pays fantastiques de par leur paysages mais surtout pour leur population. Et vous pouvez facilement y vivre l’aventure. A tous ceux qui souhaitent visiter un pays d’asie du sud-est je leur conseil d’aller au Laos (Si vous ne voulez pas faire de plongée bien sûr…), pays où vous trouverez des montagnes, de grandes pleines et surtout ces 4000 iles, endroit magique. Si vous êtes un peu plus aventureux, vous pouvez visiter le Cambodge. Et il est possible d’y faire de la plongée et il semble qu’il y est de petites iles sans beaucoup de touristes.
Cambodge (101)
Retour en Thaïlande :
Apres le passage de la frontière je rejoins la ville de Chanthaburi. De là je prends le bus jusqu’ a la ville de Pattaya, sur la cote, au sud de Bangkok. Pourquoi le bus ? Et bien parce que l’on est déjà le 30 décembre et que je dois être à Bangkok le 1 janvier. De plus je pourrai me faire une plongée le 31 décembre (difficilement réalisable par chez nous…) et il parait que l’on y fait la fête. Parfait pour y passer un réveillon du 1er de l’an !!! Et bien figurez-vous que c’est la décision la plus stupide que j’ai prise depuis le début de mon périple en Asie. Il s’avère en effet que Pattaya est la destination préféré des touristes sexuels et que les rues sont remplis d européen bedonnant se baladant avec  des asiatique d’une vingtaine d’années à leur bras. Et ce n’est pas juste quelque uns. Il y en a partout !!!!  Répugnant…  
Malgré cela j’ai quand même pu me faire une petite journée sur un bateau et faire deux plongées le 31 décembre. C’est beaucoup moins beau que ce que j’ai pu voir en Indonésie mais c’est quand même chouette et j’ai pu apercevoir une tortue et des raies. Et j’en profite pour faire la connaissance d’un russe et d’un couple de russe (et oui c’était une société russe donc que des russes sur la bateau) avec  qui je passerai le réveillon. Et bien je peux vous dire une chose : la réputation de gros buveur des russes n’est pas usurpée (Tout du moins pour ceux avec qui j’étais). Les tournées de vodka et bières n’ont pas arrêtées ! Au moins, maintenant, je sais ce que signifie l’expression, être saoul comme un russe… na zdorovye (à votre sante en russe)!!!
Pattaya-0229.JPG
Le lendemain, ‘un peu’ dans le gaz, je rejoins Bangkok en Bus, ou mon amie colombienne, Xiomara, va me rejoindre. De là nous allons partir en vélo vers le sud et les iles. Au programme : vélo, plage et plongées. L’année commence bien !!!!
Hasta luego 

 

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Published by Seb
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 18:45

J’écris cette article depuis Vientiane, Capitale du Laos (ou aussi République démocratique populaire lao), pays de moins de 7 millions d’habitants encercle par la Thaïlande, le Vietnam, la Birmanie, la Chine et Le Cambodge. Et Vientiane est une petite capitale puisqu’ elle compte moins de 250000 habitants. Rien à voir avec les 8 millions de Bangkok, ou j’ai commencé mon périple en Asie de sud est continentale. Et entre les deux villes tout ne s’est pas passé sans problème, vous vous en doutez.

En effet je comptais commencer par le sud de la Thaïlande pour y alterner vélo et plongée, puis ensuite me diriger vers le Cambodge et de la atteindre le Laos et enfin revenir à Bangkok en traversant le nord et le centre de la Thaïlande. Et bien la météo en a décidé autrement puisque qu’après quelques jours dans le sud j’ai dû rebrousser chemin, bloque par les inondations et tempêtes frappant le sud du golf de la Thaïlande. J’ai donc repris un train pour aller vers Chang Mai, d ou je partirai en vélo pour découvrir le nord de la Thaïlande et ensuite passer la frontière avec le Laos et visiterai donc le Cambodge en dernier. Une fois passée la frontière laotienne, un voyage de 2 jours en Bateau suivi de 300 km dans les montagnes m’a amené dans le capital Lao.

Encore une fois un merveilleux parcours mais que ce fut dur après près de trois mois sans vélo. J’ai bien souffert mais ça valait le coup…

Bangkok

J’arrive avec un jour de retard sur la date prévu puisque j’ai raté ma correspondance à Kuala Lumpur suite à un retard sur mon vol Bali – Kuala Lumpur. Résultat, j’ai passé une nuit tous frais payés par la compagnie aérienne dans un bel hôtel et j’ai un tampon en plus son mon passeport. Et le plus important, tous mes bagages sont là et en bon état. Ne me reste plus qu’à remonter le vélo qui est en pièces détachées. Je me mets donc au travail devant l’aéroport, sous le regard amuse des Thaïlandais qui me posent toutes sortes de questions. Sympa mais du coup je mets plus d’une heure à remonter la bici. Et alors que tout est fini je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de la grosse caisse ou était mon vélo. La mettre en dépôt pour trois mois à la consigne de l’aéroport? Trop cher, cela me couterait plus de 300 euros. La laisser la? Je me dis que ce n’est pas une bonne idée de laisser une grosse male sans nom devant l’aéroport. Je n’ai pas trop envie de déclencher une alerte à la bombe et de bloquer l’aéroport de Bangkok pendant 3 heures. Et c’est à ce moment-là qu’une Thaïlandaise qui travaille à l’aéroport me dit qu’elle peut entreposer celle-ci dans le hangar de son entreprise. Et en plus un collègue a elle vient la cherchée en voiture. Sur ce elle me donne ses coordonnées et me dit de la rappeler à mon retour sur Bangkok afin de la récupérer. Ca je dois avouer c’est le gros coup de chance… Et dans le pire des cas, si je ne récupère pas cette boite, ce n’est pas grave.

 

Apres tout ça je me rends dans le centre de Bangkok et me trouve une petite auberge pour une nuit. Et oui je ne veux pas rester trop longtemps sur Bangkok, je veux partir au plus vite dans le sud. Et j’aurai encore 1 ou 2 jours pour visiter Bangkok avant mon retour en France. Et je dois dire que j’ai été assez surpris par cette mégalopole. Je m’attendais à une ville avec beaucoup plus de bâtiments anciens, moins moderne. Mais cela reste quand même agréable de se balader sur les différents marches, encore envahis par l’eau à cette époque, de prendre un bateau pour voir Bangkok depuis le fleuve. Et surtout c’est une ville géniale pour manger bien et pas trop cher. Les vendeurs de toutes sortes de nourritures sont légions dans les rues et dans l’ensemble c’est vraiment bon.

Bangkok (7)

Bangkok (36)

J’en ai aussi profité pour aller voir quelques choses d’un peu plus sportif. De la boxe Thaï! Une soirée où il y avait 12 combats avec différents niveaux dans une des grands stades de Bangkok. J’étais a moins de trois mètres du ring et bien je peux vous dire qu’ ils se cognent bien dessus et que ça doit faire mal…Un petit aperçu avec la vidéo ci-dessous prise pendant un combat de poids légers.

De Bangkok je choisi donc de me rendre dans la ville de Chumphon, à 400 km plus au sud, afin d’y commencer mon périple vélo/plonge. Pour ça je prends le train de nuit, après avoir traversé Bangkok en vélo à 17h, autant dire la pire heure. Ce fut périlleux mais le non agressivité des conducteurs thaï rend finalement la pratique du vélo beaucoup moins dangereuse que dans d’autres villes, comme Paris par exemple. Une fois à la gare ne reste plus qu’à acheter un ticket pour moi et un autre pour le vélo. Et les deux guichets ne se trouvent pas au même endroit dans la gare bien sûr. Mais cela reste assez simple et l’amabilité du thaï fait que tout se passe tranquillement et mon vélo est assez rapidement bien installé dans le train et moi aussi dans ma couchette. Et oui, le wagon couchette ça va être le grand luxe après des heures de voyages sur les sièges de bus et des avions. Et je peux vous dire qu’en effet on y dort bien.

Le Sud : Chumphon et Ko tao

J’arrive donc dans la ville de Chumphon avant le lever du soleil sous un vrai déluge. Apres un petit café qui me remet les esprits en place je vais aux infos pour prendre le bateau pour aller sur l’ile de Ko Tao, à une heure et demie de la cote. J’apprends qu’une tempête arrive actuellement et que les bateaux ne naviguent pas. Ceci dit vu le vent et la pluie qui l y a ici c’est peut être mieux… Je dois donc attendre le lendemain en espérant que les bateaux partent, et passer la journée dans une ville où il n y a pas grand-chose à faire, surtout quand il y a une tempête. Ce sera donc sieste et lecture…

Le lendemain debout à 5h pour aller prendre le bateau. Et j’ai de la chance puisque la tempête s’est calmée et que le service de bateau est rétabli. Et pourtant. Et pourtant ça secoue énormément, avec des creux qui font plonges le bateau, un catamaran avec 100 passagers. Ça secoue tellement qu’environ 80 pourcents des gens finiront par vomir. Je n’en faisais pas partie mais ça me brassait quand même un peu l’estomac par moments. Pour résumer, un trajet en bateau vraiment tranquille et sympa… Mais ça valait le coup puisque je me retrouve sur une ile magnifique, Ko Tao (21 km2) ou je me trouve rapidement une case tranquille au bord de l’eau.

Koh Tao (7)

Apres tout ça je décide de visiter l’ile à vélo. Et bien je peux vous dire que c’est un endroit pour les champions ici!! Que des cotes à plus de 20%, des chemins à la limite du praticable par moment. Même sans les sacoches j’ai vraiment du mal. Mais l’effort est récompense par tous ces magnifiques endroits presque déserts et toutes les belles vues sur la mer.

Koh Tao (19)

Apres un jour sur l’ile la mauvaise nouvelle tombe. Une autre tempête remonte par le sud et celle-ci devrait être assez violente et longue. Cela signifie arrêt des bateaux pour retourner sur le continent mais aussi deux choses : impossibilité de plonger et pas génial pour le vélo. Apres deux jours je prends donc la décision de prendre le train vers le nord ou la saison de pluies est terminée. Je viendrai refaire de la plongée et visiter le sud avant mon retour en France. Me voici donc dans un train de nuit en direction Bangkok. De là je me dirigerai vers Chiang Mai, au nord.

Ayutthaya

Sur le chemin du nord je fais une halte de deux jours dans la ville d Ayutthaya, qui fut le centre névralgique de l’Asie il y a plusieurs siècles. En témoignent les nombreux temples qui jalonnent la ville. Il y a en a partout et il faudrait plus d’une semaine pour les visiter tous. Quelques-uns ne se résument plus qu’à quelques ruines tandis que d’autre sont encore en très bon état.

Ayutaya (25)

Et la ville d Ayutthaya est un peu spéciale puisque qu’elle est sur une ile. Et le plus pratique en vélo est d’utiliser les nombreuses barques qui permettent de traverser. Et une autre particularité est les éléphants. On en croise beaucoup, même dans la rue. Je me suis retrouve a cote d’un éléphant avec le vélo, je dois dire que ça fait assez bizarre, même si ces pachydermes ont l’air vraiment inoffensif. C’est assez rigolo de les voir déambuler nonchalamment, sans bruit.

Apres la visite des temples à vélo je décide d’aller m exercer un peu sur les routes plates d’alentours avant d’affronter les montagnes du nord. Et en effet c’est réellement plat. Apres quelques kilomètres je me croirais dans la campagne hollandaise. Mais ces temples que je croise le long de la route et les sourires et ‘Hello’ de tous les thaïs que je croise me rappellent que je suis loin de l’Europe…

Ayutaya (29)

Apres ces quelques jours de visite culturelle me voie encore dans un train pour rejoindre Chiang Mai.

Chiang Mai

Me voici donc à Chiang Mai, ville de 200000 habitants nichée au coeur des montagnes, sur le flanc sud de la chaine himalayenne. Je m’accorde une journée pour visiter la ville et ses alentours en vélo, notamment le Wat Suthep, un des temples les plus vénérés du nord du pays. Le seul souci c’est que l’on ne m’avait pas dit qui l’y avait une ‘petite’ cote de 11 km pour y arriver. Du coup j’y suis arrivé trop tard et après pris une photo d’un magnifique Buda, j’ai dû redescendre à toute vitesse afin de ne pas finir dans le noire complet en montagne sans lumières… Il y a aussi le marché de nuit qui ravie les acheteurs ou l’on peut trouver absolument de tout. Et comme toujours, beaucoup de temples.

Chiang Mai (10)

A part ça quelques visites de temple mais aussi le bouclage de mon itinéraire pour les prochains jours. Je ferai l’aller-retour pour aller à Pai, ville a 140 km au nord-ouest de Chiang Mai et filerait ensuite tranquillement au nord pour rallier Chiang Rai et ensuite Chong khong d ou je pourrai accéder au Laos.

De Chiang Mai à Pai et de Pai a Chiang Mai – Du 12/11 au 17/11 – 280 km

Sur ce que j’ai pu lire et les conseils que l’on m’a donnes je décide de visiter la ville de Pai. Je dois donc parcourir 140 km dont une grande partie à travers les montagnes, avec des cotes aux pourcentages assez sympathiques, sauf les premiers 30 km que je dois effectuer sur une quatre voies. Mais attention, rien avoir avec les quatre voies de chez nous, c’est beaucoup plus tranquille et une sorte de piste cyclable est plus moins prévue pour les vélos et les scooters. Et oui, ici tout comme en Indonésie, énormément de gens se déplacent en scooters, des fois avec trois passagers ou un chargement des plus instables.

Pour ce que l’on peut appeler la première étape de mon périple a vélo en Asie et bien je souffre terriblement. Ca n arête pas de tourner, monter et tout ça sous un soleil de plomb. Il fait trente degrés à l’ombre, je ne veux même pas imaginer la température en plein soleil. Pour compenser les paysages deviennent de plus en plus jolis et je traverse de jolis et minuscules villages ou je peux apercevoir la vie des Thaï. Une sorte de spectateur privilégié. Apres 75 km, un peu après le village de Pa Mae, je décide de m’arrêter et louer une petite case en retrait de la route. Un endroit idéal en pleine nature, sans un bruit. Autant vous dire que je passe une bonne nuit…

De Chiang Mai a Pai (7)

Le lendemain matin les muscles sont un peu endoloris mais vont vite être mis à contribution puisque qu’après un petit quart d’heure de plat c’est la montée. Et une grosse puisque celle-ci fait une bonne vingtaine de kilomètres avec de parties vraiment raide. Et là je souffre bien. Mais j’y arrive finalement et ensuite c’est le Bonheur puisqu’ il faut tout redescendre. 16 km de descente à travers les pins, lance à plus de 70 km/h. La récompense…

De Chiang Mai a Pai (1)

Une heure plus tard j’arrive enfin à Pai. Et la première impression n’est pas très bonne. Je m’attendais à un petit village tranquille au milieu des montagnes et je me trouve face à un village super touristique ou les auberges font face un magasin de souvenir. J’en profiterai d’ailleurs pour apercevoir sur les T-shirts vendus aux touristes le nombre de virages entre Chiang Mai et Pai. Il y en a en tout 762, ça donne une petite idée de la physionomie de la route. Par contre je n’ai toujours pas compris pourquoi les touristes achètent ce T-shirt, surtout que tous viennent en bus. Peut-être un trophée pour dire super, j’ai réussi à passer 762 virages en bus sans vomir… Et tout ça se passe dans un esprit plus ou moins roots qui doit subsister du temps ou ce lieu était un repaire de hippies. Je décide donc de me trouver un logement en dehors du village. Et je trouve mon Bonheur avec une case en bambous au milieu de champs, endroit qui m’avait été conseillé par un Thaï avec qui j’avais sympathise a Ayutthaya. Plus que de longs commentaires je vous mets la photo ci-dessous pour que vous vous imaginiez la tranquillité du lieu :

De Chiang Mai a Pai (18)

Je resterai a Pai deux jours, assez pour récupérer un peu et visiter les alentours en vélos. Et autant la ville m à un peu déçu autant les paysages environnants sont magnifiques.

Et puis après ces deux jours il faut que je fasse le chemin en sens inverse. Donc, comme à l’aller, grosses montées et grosses descente et j’arrive à Chiang Mai bien Fatigue… Chiang Mai ou je retrouve Guita, un Thaïlandais avec qui j’avais sympathise lors de ma première venue ici. Il souhaiterait lui aussi faire le tour de l’asie du sud-est d’ici quelques années, il me demandait donc pleins de conseils sur le voyage à vélo.

De Chiang Mai à Chiang Rai – Du 18/11 au 20/10 – 204 km

De Chiang Mai je file vers le nord en direction de Chiang Dao. La route est plutôt bonne et alors que je m’attendais à énormément de cotes la route est finalement peu montagneuse. Apres avoir zigzagué dans une superbe vallée une grande partie de la journée j’arrive après seulement un peu plus de 4 heures (pour 84 km) a Chiang Dao. Je m’installe pour la nuit à l’écart de la ville, dans une petite case avec vue sur la montagne. Décidément, j’aime bien les logements thaïs…

De Chiang Mai a Chiang Rai (31)

Le lendemain direction Fang. Encore une foi je suis dans la valle donc pas de grosses difficultés, mis à part une cote de quelques kilomètres. Et après 90 kilomètres j’arrive dans la ville de Fang. Et je tombe bien puisque le soir il y a une fête avec des stands de nourritures partout dans les rues ainsi qu’un podium ou se produira ce qui restera pour moi la pire chanteuse que j’ai entendu jusqu’ à présent. D’ailleurs les Thaïlandais qui étaient présent à ce moment-là sont tous partis en moins de 5 minutes… Ça me permet de rigoler un peu avec les gens du coin, même si personne ne parle anglais.

Le lendemain je pars de très bonne humeur car je sais que la journée va être tranquille. Je ne dois effectuer que trente kilomètres pour arriver à Tha Ton, et de la j’essaierai de prendre un bateau pour rallier Chiang Rai. Apres un peu plus d’une heure me voilà sur l’embarcadère à Tha Ton et après quelques discussions avec un conducteur de ‘long tail’ (bateau thaïlandais longs) j’arrive à louer ses services. Me voilà donc parti pendant trois heures à travers des paysages somptueux sur une rivière qui n’est pas aussi tranquille qu’elle en a l’air. A plusieurs reprises notre embarcation se fait bien chahuter. Mais cela reste vraiment un moment particulier ou l’on peut facilement observer la nature et les minuscules villages thaïlandais. Je vous mis en ligne la petite vidéo ci-dessous pour vous faire partager ce voyage en bateau:

J’arrive à Chiang Rai en fin d’après-midi, repose par ce petit périple. Juste le temps faire un tour de la ville a vélo, d’aller voir un bouda géant et ensuite et bien repas et au lit. Mais de ce que j’ai pu voir la ville de Chiang Rai ne me semble pas d’une grande beauté. Apres chacun ses gouts…

De Chiang Mai a Chiang Rai (11)

De Chiang rai a Chong khong – 21/11 et 22/11 – 130 km

Aujourd hui, si tout se passe bien, je devrais pour la première fois rencontrer le célèbre Mékong qui sert de frontière naturelle entre la Thaïlande et le Laos. Et les 70 kilomètres se passent sans encombre, mis à part le fait que la route est en travaux et qui l y a donc énormément de poussière. Mais après un peu plu de 3h j’arrive à Chiang Sean, ville au bord du Mékong. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est pour le moins imposant ce fleuve. Et la vue est magnifique avec les montagnes toutes proches et le Laos sur l’autre rive:

De Chiang Rai a Chiang Khong (12)

Et aujourd hui c est l’effervescence dans la petite ville de Chiang Saen. Les stands de nourritures, les feux d’artifices, les chars décores sont de sortie pour fêter Loi Krathong. Le but de cette célébration est de remercier la divinité des rivières qui donne vie aux champs et aux forêts. Et elle semble plutôt populaire puisque les rues sont remplies de monde. Et celui qui doit le plus profiter de cette fête ce doit être le vendeur de pétard et feux d’artifices. Ca pette de partout et ils manquent même de mettre le feu dans l’arbre devant ma chambre!

De Chiang Rai a Chiang Khong (20)

Ce matin je pars pour ce qui est ma dernière étape en Thaïlande (avant d’y revenir en janvier). En effet 60 km me séparent de Chiang Khong, ville où je passerai la frontière Lao. Et je m’attendais à une route plate qui longe le Mékong. Et j’ai le droit à une route qui passe à travers les montagnes. De bonnes cotes, notamment une de 8km ou je fini par pousser le vélo. Et là encore j’ai du mal, et la chaleur n’arrange rien. Mais encore une fois, le passage du petit col est magnifique avec une vue splendide sur la vallée du Mékong.

Apres près de 4H j’arrive enfin à Chiang Khong. Une bonne nuit de somme car demain réveil à l’aube pour prendre le bateau…

De Chiang Rai a Chiang Khong (42) 

De Huay Xai a Luang Prabang – 23/11 et 24/11

Réveil à l’aube donc pour aller sur le port. La première formalité, obtenir le tampon de sortie Thaïlandais. Seulement quelques minutes plus tard je suis dans un bateau qui m’emmène de l’autre cote du Mékong, dans la ville de Huay Xai, au Laos. Et là je dois obtenir le tampon d’entrée et le visa lao. Et bien le ça prend un peu plus de temps. On va dire que l’organisation est un peu ‘bordelique’, mais tout se passe dans la bonne humeur. Donc tout va bien!

Une fois le cote administratif termine je pars en direction d’un autre petit port d ou je prends le bateau pour rejoindre Luang Prabang, au nord du Laos. Le trajet se fait sur deux jours avec une halte dans un village pour la nuit. Et bien je dois dire que ce voyage sur le Mékong restera un excellent souvenir. Durant deux jours j’ai pu voir la vie de la population le long du Mékong, des paysages merveilleux et tout ça avec des gens bien sympas. Et tant mieux car le bateau était bien bonde…

De-Huay-Xai-a-Vientiane 0067

Et la nuit dans le petit village est pour le moins insolite. Au débarquement du bateau les locaux, dont des enfants, attendent pour proposer des chambres aux touristes. Et pas seulement des chambres. En fait ils posent tous 4 questions : 1) tu veux une chambre 2) tu veux que je porte tes bagages 3) tu veux de l’herbe? 4) et enfin, tu veux de l’opium? Et ça, même les petits de 10 ans le proposent. La propriétaire de ma chambre d’une soixantaine d’année me posera aussi les mêmes questions. Et au menu de quelques restaurants il y a des ‘happy milkshake’, des ‘happy pizza’ (Le ‘Happy’ signifie que ils mettent de la marijuana dans les plats…). Je me demande réellement ou je suis pendant un moment. Est-ce Amsterdam ou un village perdu du Laos?

De Huay Xai a Luang Prabang (312) [laos]

Ces deux jours passent finalement très rapidement, et je n’aurai pas dit non à un jour de plus. Mais me voilà déjà à Luang Prabang, petite ville très jolie du nord du Laos. On y trouve quelques bâtiments coloniaux encore bien conserves et c’est assez touristique, notamment le grand marche qui a lieu tous les jours. On y trouve plein de tissus ou d’objets en tout genre. Mais on y trouve aussi de bonnes baguettes! Et oui, il semble que les français aient laisse des traces ici. On peut manger aussi de bons pains aux chocolats ou boire un verre de pastis…. Et on peut aussi y jouer à la pétanque, celle-ci étant un sport très populaire au Laos.

On y voit aussi de nombreux moines, pour beaucoup assez jeunes. Il semble que Luang Prabang soit une étape importante dans leur éducation. Il le matin, vers 6h, il est possible de les voir aller demander de la nourriture aux habitants en récitant des prières. Un moment assez incroyable à regarder je dois dire. Et c’est assez marrant quand on les voit tous avec leurs parapluies l’après-midi pour se protéger du soleil.

De Huay Xai a Luang Prabang (141) [laos]

Donc tout va bien sauf que j’ai dû manger un truc pas trop frais sur le marché et je dois donc diffère mon départ. Un jour au lit….

De Luang Prabang a Vang Vieng - Du 29/11 au 1/12 - 235 km

Ce matin dès que je me lève je sens que ça va être une journée très longue et très dure. Je ne vais pas beaucoup mieux et j’ai le plus grand mal à manger. J’arrive juste à avaler quelques gâteaux secs et des sodas. Et je sais que la route pour rejoindre vang Vieng, à plus de 230 km, est loin d’être de tout repos. Et la première journée est la pire. Une première cote de 16km suivie d’une deuxième de 20 km en fin de journée. J’arrive lessive mais ça en valait la peine. Tout au long de la journée j’ai traversé de petits villages, seulement composes d’une dizaine de cabanes par moments, et j’ai eu le droit de répondre plus de mille fois à des ‘sabaidee’ (bonjour en lao) lances avec de grands sourire par les enfants, qui sont à chaque fois en nombres. Quant au niveau de vie dans les villages il semble qu’il soit extrêmes bas. La grande majorité vie dans des maisons faites de bambou et de bois et une agriculture de subsistance leur permet de manger. Je les vois souvent travailler dur, notamment les femmes que je vois du le long du trajet porter de lourds chargements de bois et s’épuiser à remonter les pentes. Mais malgré tout cela j’ai le droit à de grands sourires quand je les croise. (Il faut savoir que 75% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Et la classe moyenne dispose d’une revenue moyenne de 100 dollars). De plus, il n y a pas si longtemps, des rebelles (les Monhgs, qui habitent la région) perpétraient des attentats et était en guerre contre le gouvernement. Deux cyclistes suisses avaient d’ailleurs été tues en 2004 sur cette route. Mais depuis quelques années tout est calme et je ne verrais juste que quelques paysans avec des kalachnikovs.

De Luang Prabang a Vientiane (34) [laos]

Apres 86 km et Presque 8 heures d’effort j’arrive dans le village de Kinkachan. Petit village au milieu des montagnes celui ne se composent que de quelques maisons et d’une auberge. J’y fais la connaissance d’un couple de cyclistes rennais qui effectue le même trajet que moi jusqu’ à Vientiane. Mais impossible de fêter cette rencontre entre ‘bretons’ avec une ‘beer lao’, la bière et fierté nationale du pays. Mon estomac ne s’arrange pas. Donc au lit à 20h… après plus de 1800 m de dénivelé positif dans la journée.

Ce matin, ce n’est toujours pas terrible. A parts les bananes et gâteau sec, rien en passé. Et alors que je m’attendais à une étape pas trop dure, une cote interminable vient me contredire. De nouveaux les paysages sont superbes, mais ça devient de plus en plus dur. La réplétion des efforts sans manger, c’est loin d’être l’idéal. Je m’arrête donc à la première auberge que je trouve après un peu plus de 50km, danse village de Muan Phu Khum. Il y règne une certaine agitation avec des travaux importants et une petite marche. Mais peu après la nuit tombée, plus rien. Juste deux policiers surveiller la rue. Une ambiance assez étrange…

Je me lève au petit matin et ça va un peu mieux. Je peux enfin manger et de plus je me lève avec une vue superbe sur les montagnes.

De Luang Prabang a Vientiane (38) [laos]

Me voilà donc parti pour aller jusqu’ à Vang Vieng, a plus de 100km. Mais ce coup-ci, les descentes sont beaucoup plus nombreuses que les montées avant de devenir plus ou moins plat à quelques kilomètres de Vang Vieng. La seule chose qui ne change pas, c’est la beauté des paysages.

De Luang Prabang a Vientiane (59) [laos]

J’arrive donc à Vang Vieng après plus de 5h sur le vélo, et assez mal en point. Je décide donc de m’installer à Vang Vieng pour 2 jours. Et comme je sais que cette petite ville tient une réputation de lieu de fête je me choisis un bungalow avec vue sur la rivière un peu à l’ écart, tranquille et sans bruit. Et tout ça pour seulement quelques euros. Je passé ces deux jours à me reposer, dormir et à visiter les alentours, magnifiques, surtout au coucher du soleil sur les formations karstiques (comme sur la photo ci-dessous).

De Luang Prabang a Vientiane (116) [laos]

Mais il faut savoir que l’activité principale est tout autre ici. Des hordes de touristes (jeunes et anglo-saxon pour la plus part) ne viennent que pour deux choses. Le tubing! Et ça consiste en quoi le tubing? Et bien à descendre une rivière sur un chambre à air de camion, en s’arrêtant dans chaque bar qui se trouve tout le long du parcours et ou l’on trouve un peu de tout. Autant vous dire qu’ils reviennent tous dans un bel état. J’en ai vu quelque uns arrivant à peine à s’extraire de leur boue a l’arrivée. Désole de vous dire que je n’ai pas fait cette activité… Et après tout ça l’autre activité est de regarder les épisodes friands qui passent en boucle dans les restos et café, allonges sur des coussins. Voilà donc ce que fait la majorité des touristes qui viennent dans ce coin du Laos. Je n’ai qu’un seul mot à dire, Bravo… Mais malgré cela, les lao restent sympathiques et gardent le sourire. Chapeau…

De Vang Vieng à Vientiane – du 4/12 au 5/12

Je pars donc de Vang Vieng sans regret en direction de la capital, Vientiane. Mais malgré les 118 km que je fais sur une route plate je suis oblige de m’arrêter pour la nuit dans une auberge un peu perdue, près du lac Ang Nam Ngum. A part cette auberge, rien d’autre, et je semble être l’unique client. Personne n’y parle un seul mot d’anglais et quand je crois avoir réussi à demander quelque chose manger comme du riz poulet, un peu plus tard un livreur sorti de je ne sais pas ou me donne finalement deux grandes bières et un litre de soda. Bon et bien ce soir c’est encore gâteau secs….

De Luang Prabang a Vientiane (1) [laos]

Je pars tôt ce matin en direction de Vientiane, mais bien après le lever des lao qui sont déjà nombreux a s’affairer dans les villages. Comme d’habitude les enfants me font de grand signe et n’arrêtent pas de crier ‘Sabaidee’. Mais ce coup-ci deux petits qui sont sur un vélo décident de faire la course et me suivent pendant quelques kilomètres en arrêtant pas de rigoler.

De Luang Prabang a Vientiane (10) [laos]

J’arrive rapidement à Vientiane et l’entrée dans la ville est assez facile. La circulation est assez faible et relativement lente. Pour cause, Vientiane est une petite capitale ou il faut bon vivre. Le climat est agréable, on peut diner tranquillement dans des petites échoppes le long de Mékong ou savourer des bonnes pâtisseries… Et pour les visites et bien il y a les nombreux temples. Et on y trouve aussi le Patuxai, une sortie de copie de l’arc de triomphe. Encore une preuve de la présence française…

Vientiane (4) [laos]

De la Vientiane je vais me diriger vers le sud, en direction du Cambodge. Quasiment mille kilomètres me séparent encore de la frontière. Mais je peux dors et déjà dire que le Laos est un pays magnifique et que sa population l’est tout autant.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 13:41

Me voilà de retour pour vous raconter mon séjour dans le premier des pays d'Asie de sud est que je vais visiter. Ou plutôt notre séjour puisque durant trois semaines j'étais accompagne de Bruno. Et ce pays est l'Indonésie, premier pays musulman du monde avec sa population de 240 millions d'habitants et quatrième pays le plus peuple de notre planète. Mais de musulman nous n'aurons vu que les iles Gili puisque nous sommes allés à Bali, seule ile hindouiste de cette république composée de plus de 17500 iles. Ci-dessous vous pouvez vous rendre compte de 'l'éclatement' de ce pays avec une carte de l'Indonésie et aussi suivre notre périple grâce à la carte de Bali :

indonesie-relief

 

carte bali 2

Autant vous le dire tout de suite, je suis réellement tombe sous le charme de Bali, de ces habitants avec leurs sourires, de leur religion si ancrée dans leur quotidien, des paysages si diversifies et magnifiques. Seul ombre au tableau le nombre grandissant de touristes, plus de 2 millions par an pour une population de 3 millions d'habitants, qui a amené certaines villes à perdre leur identité. Je pense notamment a Kuta, ou la seule religion est devenue celle la fête à outrance. Vous pouvez y voir les australiens en grand nombre se balader torse nue dans les rues et dans les bars, ivres du matin au soir. Triste spectacle. Mais hormis cela, Bali reste un petit coin de paradis.

Depuis des mois vous avez pris l'habitude de lire mes articles (enfin j'espère!!!). Et bien cette fois je vais laisser la parole à quelqu'un d'autre. En effet, j'ai demandé à Bruno d'écrire une grande partie de cet article. Je vous laisse donc en compagnie de mon cher oncle et reviendrai ensuite pour vous donner quelques explications à la fin de cet article.

Le text de Nono:

Salut à toutes et à tous, vous fidèles lectrices et lecteurs du blog de Seb!

A peine finie la lecture du dernier article, vous êtes déjà impatient de lire l’article suivant!! Comme moi... Et bien là c'est Nono qui vous écrit! Et oui, Seb me donne cet immense honneur! Cela va me permettre de vous donner mes impressions sur notre voyage et aventures en Indonésie. Merci à toi Seb, mou neveu, mon frérot!! Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes installés à une terrasse de café sur l'ile Gili Trawangan (Au large de Bali, près de Lombok). Terrasse oui mais quelle terrasse... Elle est située sur une plage ombragée par des arbres et dispose de nombreux gros coussins multicolores et la vue est paradisiaque! En face, à quelques centaines de mètres, la plus petites des iles Gili, la mer est turquoise et avoisine les 32 degrés! Et sur la plage de jolies naïades. Pas facile à vie ici ! Même si un sacre rhume m'a empêché, lundi soir (le 25 octobre), de fêter avec Seb nos diplômes... (Il vous racontera).

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Notre séjour en Indonésie va bientôt se terminer, profitons-en pour faire un petit retour en arrière...

Apres 30 heures de voyage (escale à Paris, Doha, Singapour) j'arrive à l'aéroport de Denpasar, à Bali, le dimanche 10 septembre vers 19h (Et oui, c’est l'heure de l'apéro... J'y peux rien!!) je me retrouve à la sortie avec devant moi une centaine de personnes sur 3 rangées pour accueillir les arrivants, Et la, derrière, sur la gauche et dans la pénombre, je vois un bras se lever, une silhouette familière... Je ne l'ai pas bien vu mais je sais que c’est lui! Quelques secondes après on se retrouve après 9 mois, quel bonheur!! Et le soir sur la terrasse du bungalow de l'hôtel a Kuta (NDS : Sud de Bali), on a arrose ça... La bouteille de whisky achetée à Doha a pris cher!!

Le lendemain visite de Kuta après une séance de surf pour Seb. Kuta est la ville touristique la plus importante et est connue pour ses nombreux bars/boites ou tous les touristes anglo-saxons passent des soirées très arrosées...Il faut le voir au moins une fois...

Souhaitant découvrir l'ile, ses habitants et leurs coutumes, nous décidons de quitter Kuta le lendemain et louons deux scooters. Et le mardi matin nous partons à l'aventure avec nos deux pétrolettes pour 6 jours. Et bien ici à Bali, la circulation, c'est du délire. Dans les grandes villes, des scooters partout, un code de la route inexistant. Aux croisements il suffit de forcer... J'ai en mémoire quelques moments chauds!! Ah petit détail, ici on roule à gauche...

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Durant cette première semaine, nous avons traverse l'ile de de Bali du sud au nord (grand moment en scooter dans les montagnes sous une pluie battante), puis visites les côtes nord et est.

Première halte de deux jours à Ubud au centre de l'ile. Ville calme et très commerçante avec un marché couvert (on y trouve même des sex toys...). Et je laisserai Seb vous raconter l'histoire du spa. Un grand moment ! (NDS : je donne quelques explications après le texte de Bruno).

Lors de notre courte halte à Lovina, situe sur la côte nord, nous avons pu, à partir d'un bateau de pêche, admirer, au lever du soleil, de nombreux dauphins. Superbe spectacle!

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Ensuite nous repartons vers l'est en direction de Amed sur nos destriers motorises. Sur la route nous surplombons, à un moment, une immense rizière en terrasse. Superbe spectacle. Le long de la route de très nombreuses épiceries, d'ateliers mécaniques pour les scooters... Les ateliers ressemblent plus à une cabane en tôle qu'a une concession! Pour l'essence il n'y a aucuns soucis à se faire, on trouve de très nombreux points de dépannage dans les petites épiceries... sur une étagère, posée sur le trottoir, des bouteilles de vodka remplies d’essence! Le scooter ici est le moyen de locomotion par excellence. Il n'est pas rare de voir 2 adultes et 2 enfants sur un scooter...sans casque. On a même vu un gars transporter 4 fers à béton de 5m!!

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Nous arrivons à Amed, composée de 4 villages de pécheurs adosses a la montagne. C'est magnifique!! Et la route côtière ressemble à une mini montagne russe. Nous logeons dans une très belle chambre avec terrasse vue sur mer... à 5 mètres de la plage. Quel bonheur! Chambre de 25 m2, 2 lits, petit déjeuner et diner compris pour 350 000 roupies, soit moins de 15 euros par personne! Le lendemain, face à la chambre, séance de snorkling (nage en surface avec masque et tubas). Et là, quelle surprise... Des coraux magnifiques et de très nombreux poissons multicolores. On se croirait dans un aquarium!! San doute un des plus beaux endroits que l'on ait vu. Et le lendemain, la deuxième séance était pas mal non plus Seb? (NDS : en effet nous avons loué les services d'un pécheur pour qu’il nous enmene sur un site ou un ancien navire japonais à couler. Comme il n’est pas très profond il est très facile d’aller autour en snorkling et d’apercevoir un faune impressionnante).

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Le dimanche nous quittons Amed en empruntant la route cotieres vers le sud et Kuta. Nous traversons des villages et des vallées avec vue vue magnifique sur la mer. Quel spectacle!

De retour à Kuta nous retrouvons une circulation délirante et très bruyante. Ils n'arrêtent pas de klaxonner (NDS : Ils klaxonnent quand même beaucoup moins qu'en Amérique du sud...Notamment à Bogota ou à La Paz).Nous rendons les deux scooters et décidons le de partir le lendemain matin pour les iles Gili. Lundi matin (18 octobre), debout très tôt, un minibus passe nous prendre pour une heure de route et peu après, nous nous retrouvons sur une vedette rapide. Apres 1h30 de voyage nous voyons les 3 iles Gili. Situées tout a cote de l'ile de Lombok. Nous débarquons sur l'ile Gili Trawangan, la plus grande des trois (3km*2km).Ca claque : sable blanc, un soleil qui vous brule la peau et pas de voitures ni de scooters! Ici on se déplace à pied, à vélo ou en charrettes tirées par des chevaux. Parmi les très nombreuses boutiques situées sur le chemin côtier nous trouvons un loueur de vélo! Nous partons avec nos deux nouvelles montures à la recherche d’un logement. Une demi-heure après nous sommes installés dans un bungalow en bois face à la mer. Super chouette! Pour arroser ça nous partons déjeuner dans un bar à l’extérieur dont les tabourets sont dans une piscine. Un régal!

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Ici on se détend, on se baigne dans une eau turquoise à 32 degrés et on se déplace tranquillement à vélo. Même les vendeurs, serveurs indonésiens prennent leur temps. Trankil quoi!!!

Vous voulez vous reposer dans un endroit magnifique, féerique, paradisiaque? Venez à Gili Island!! Et vous pourrez aussi faire la fête dans les nombreux bars situes au bord de la plage. Les consommations sont trois moins chers qu'en France (NDS : détail très important dans la gestion du budget vacances pour Nono :) ). En plus les indonésiens sont accueillants, gentils et super sympa!!

Le lendemain de notre arrivée nous avons changé de logement. Le nouveau est encore mieux, regardez donc la vidéo pour mieux vous rendre compte!! Le délire! (NDS : je n’ai pas encore réussi à télécharger la vidéo, mais ça va venir... un jour).

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Durant la semaine aux iles Gili, Seb et moi avons réalisé un rêve.... Et nous avons obtenus un diplôme, mais je vais laisser Seb vous en parler!! Grandiose, genial, énorme!! (NDS : Je vous donne les explications après le texte de Nono).

Voilà les vacances pour moi se terminent. Quel dépaysement à travers les temples hindouistes à Bali, la végétation luxuriante, la gentillesse des Indonésiens, la faune et la flore sous-marine, la beauté des iles. Et mention spéciale pour l'ile Gili Trawangan!!

Ca a été un grand bonheur de découvrir ces iles avec toi Seb! De partager tous ces moments, ces découvertes... ces apéros en terrasse des bungalows!!

Merci à toi pour m'avoir fait découvrir la nourriture indonésienne... Euh, mon estomac n'a pas apprécié! Je te souhaite bonne route en Asie sur ton Joly Jumper à deux roues. Profite, vis à fond ton projet, ça va être que du bonheur!

Nono

PS : A notre prochaine rencontre à -18 degrés avec une 16!! En attendant, équilibre...

Apres ce texte de Nono je vous dois donc quelques précisions. Et je vais parler de suite du spa d’Ubud car je ne voudrais pas que certains s'imaginent des choses. Et non, justement pour éviter un quelque quiproquo nous sommes allés dans un bel établissement, avec un jardin compose de multiples piscines et petits temples qui servent de salle de massage. Apres un petit the nous sommes invite avec Bruno à entrer dans une de ces salles. Et là je me dis que l’on va se mettre en caleçon avec une serviette pour le massage. Et bien non, nous devons mettre une sorte de slip en papier difforme. Je vous jure, le slip kangourou à poche blanc, a cote de ça, c’est la grande classe. Et lorsque je vois mon oncle avec ce truc c’est le fou rire (bon je vous l’accorde, j’ai le même...). Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de prendre une photo (Je l échangerai volontiers contre une grosse somme d'argent!). Vous comprendrez bien que j’ai ensuite cacher l’appareil pour que Bruno ne puisse pas prendre de photo de moi dans cette tenue digne de Popeye. Mais ce n’est pas fini... Bruno comptait bien avoir une jolie indonésienne pour son massage (comme tout le monde je crois). Et bien deuxième fou rire quand sa masseuse rentre dans la pièce... Dommage pour lui, il a hérite de la seule masseuse obese de tout Bali... Ceci dit, une très bonne masseuse selon lui.

Et je dois aussi vous donner quelques explications sur ces fameux diplômes. Ne vous inquiétez pas je ne me suis pas remis à travailler (vous rigolez oui quoi!!!!). Nous avons en fait passe notre PADI OPEN WATER, formation de plongée qui permet ensuite d’aller plonger ou l'on souhaite. Pour ca nous avons dû effectuer 4 cours en piscine et 4 plongées en mer. Et commencer à plonger sur les iles Gili je peux vous dire que c'est plutôt sympa. C'est comme apprendre à conduire avec un BMW. En effet durant nos plongées nous apercevrons des poissons perroquets géants, des tortues et des requins à pointe noire.

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Seule ombre au tableau, les nombreux coraux déchiquetés, réduits a néant par la pèche a la dynamite qui a été pratiquée ici pendant de longues années. Heureusement celle-ci est interdite depuis quelques années, depuis que les iles ont été classées comme presque aquatique. Mais cette pèche a la dynamite (et au cyanure aussi) est toujours pratiquée le long des côtes de Lombok, la grande ile voisine. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais personnellement je ne voudrai pas ingurgiter des poissons pêchés au cyanure... Mais nous n'avons pas fait que plonger durant cette formation, nous avons aussi dû lire un bouquin de 300 pages pour apprendre les règles de sécurité, les bases de la plongée... En fait je pourrais presque dire que l'on a travaillé pendant nos vacances... Mais ça valait le coup puisque l'on a tous les deux décroché notre diplôme et aussi rencontre un moniteur de plongée super sympa que je ne saurai que vous conseiller si vous allez sur Gili Trawangan. Seb, un français installe la depuis un an, s'avère être un super instructeur de plongée et quelqu'un d'extremement pédagogue. Et même prénom que moi mais aussi mêmes passions puisque lui aussi voyage à vélo. Il prépare d'ailleurs un Paris-Jérusalem à bicyclette. Le monde est petit je vous dis... Et j’en ai aussi profité pour passe le diplôme de 'plongée profonde', ce qui permet de descendre jusqu'à 30m de profondeur au lieu de 18m. 30m, la profondeur à laquelle commence la narcose a l'azote, aussi connue sous le nom d'ivresse des profondeurs. En effet, due à la forte concentration d'azote dans le corps (plus on descend plus celle-ci augmente), on peut ressentir les même symptômes que lors d'une bonne cuite : euphorie, agressivité...Tout depend de votre caractere. Malheureusement, même à 36m, je n’ai pas ressenti ça. Peut être la prochaine fois . Ci-dessous je vous laisse découvrir par vous-même, en video, les deux meilleurs plongeurs de l'année!!!

Voilà, les aventures indonésiennes sont terminées. La prochaine fois que vous aurez des nouvelles je serai en train de parcourir la Thaïlande à vélo. Enfin vous allez vous dire. En effet, ça faisait un petit moment que mon vélo prenait la poussière. Mais ne vous inquiétez pas, les kilomètres vont bientôt s'enchaîner, ainsi que les histoires et anecdotes qui les accompagnent.

Hasta luego

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 02:29

Enfin quelques nouvelles après plus de deux mois d’absence. Quelques semaines que j’ai occupé à voyager dans différentes parties de Colombie notamment la Sierra Nevada dans le nord du pays, la Zona cafetera, ainsi que le département de Boyacá. J’ai profité de la montagne que l’on retrouve comme point commun de tous ces endroits pour faire quelques treks plus ou moins long, le plus important étant le chemin qui mène à la cité perdue. Je suis aussi reste quelque temps à Bogota ou j’ai pu profiter de la vie culturelle ainsi que politique de la capitale colombienne avec l’intronisation d’un nouveau président, ce qui signifie beaucoup de choses en Colombie. Enfin j’ai reçu la visite de mes parents pendant deux semaines, durant lesquels nous avons visité Carthagène (dont je vous avais déjà parlé dans mon premier article sur la Colombie au mois de février), la zone du café et enfin Leticia qui se situe tout au sud, au niveau de la triple frontière entre la Colombie, le Brésil et le Pérou. Ceux-ci ont aussi profité de l’occasion pour me ramener de nombreux produits français (foie gras, confit de canard) ainsi que deux brioches que m’a gentiment offert Stéphane Chauvin, le boulanger du petit chantilly (Un grand merci !). Et autant dire que c’est fort agréable de re-gouter aux bons produits de chez nous !

Je ne suis malheureusement plus en Colombie au moment où je vous écris ces quelques lignes. Je suis effet arrive en Indonésie il y a deux jours (le 8 octobre) et je dois bien avoue que ça n’a pas été facile de quitter ce pays magique pour bien des raisons. Mais de nouvelles aventures m’attendent sur le continent asiatique. Tout d’abord la venue de mon oncle/frère, le célèbre Bruno (ou nono pour les intimes) qui va m’accompagner pendant 3 semaines, soit la durée de mon séjour en Indonésie. La condition physique de mon oncle n’étant pas au top en ce moment je ne reprendrai pas la route en vélo tout de suite. Mais cela viendra d’ici peu car à partir de début novembre je sillonnerai les routes de Thaïlande, du Laos et du Cambodge avec l’infernal (nom qui a été donne à mon vélo par mes amis colombiens).

Et lors de mon article précèdent je vous avais aussi parlé d’une ‘surprise’. Je devais survoler une canyon pendant plus d’une heure en parapente dans le département de Santander. J’avais tout calé pour faire ça le weekend end avant mon départ pour l’Indonésie mais malheureusement les conditions climatiques ont m’ont obligé à renoncer. Mais ce n’est que partie remise…

Avant de commencer la lecture du récit de mes aventures colombiennes vous pouvez jeter un coup d’œil à la carte de la Colombie ci-dessous, cela devrait vous aider à y voir un peu plus clair.

carte-colombie

Treck de la `ciudad perdida´

La Ciudad Perdida, ou citée perdue en français, est un site précolombien qui se trouve dans la Sierra Nevada de Santa Marta sur la cote caraïbe. Celle-ci a n été découverte qu’en 1972 par des chasseurs de trésor. Ceux-ci, ainsi que d’autre qui ont vite flaire la bonne affaire, pilleront le site pendant trois ans. A partir de 1975 le site est enfin révélé aux yeux du grand public et les pillages s’arrêtent. Mais avant d’avoir la joie d’admirer se site datant de plus de 1200 ans il y a trois jours de marches à effectuer à travers la jungle. Mais surtout je dois me rendre à Santa Marta ou plus précisément dans le petit village de Taganga qui se trouve a plus de 18 heures de car de Bogota.

Jour 1

Apres un long trajet en bus et quelques jours de repos a Taganga me voilà fin prêt pour débuter le trek qui doit m’amener à la Ciudad Perdida. Et ça commence par plus de deux heures de 4*4 pour atteindre le village de Machete d’où je partirai à pied. La première heure se passe tranquille sur une belle route, me faisant dire que le 4*4 est plus là pour marquer le coté aventure que pour sa réelle utilité. Mais finalement non, puisque l’on bifurque sur une route de terre que les pluies diluviennes récentes ont transformée en chemin de boue. Et l’on doit aussi traverse quelques rivières. Ça met dans l’ambiance!

A peine arrive dans le petit village je vois pour la première fois deux kogies. Les kogies composent la plus grande des tribus qui se trouvent dans la Sierra Nevada. Et c’est une scène assez comique puisqu’ ils sont tous les deux assis tranquillement au bar en train de siroter une bière. Pas ce à quoi je m’attendais.

Apres ce premier contact me voilà parti pour 5 jours de marche accompagné seulement d’un couple de sud-africains et d’un guide. Et oui le fait que la Colombie accueille moins de visiteurs qu’un pays comme le Pérou permet de faire des treks avec des groupes assez réduit. Et ce sont deux sportifs donc on avance bien à travers la jungle, des prairies... En somme des paysages vraiment superbes

Ciudad perdida (110)

Et quelques bonnes cotes permettent de bien se faire les cuisses et de tremper le T-shirt. En effet avec la chaleur et l’humidité qui règne ici on perd des litres d’eau à chaque montée. Et comme je suis en plein saison de pluies je dois par moment marcher dans 20 centimètres de boue. Physique…

Apres 4 heures de marche c’est un petit bonheur de découvrir le campement ou l’on va passer la nuit. Celui-ci est située près d’une rivière on l’on trouve une cascade surplombant une piscine naturelle ou l’on peut se baigner. Relaxant mais aussi utile pour se laver après une journée dans la boue.

Ciudad perdida (28)

Et ici on ne dort pas dans des lits mais dans des hamacs équipes de moustiquaires. Et je dois dire que c’est plutôt confortable…

Jour 2

Ce matin debout 5h30 pour une visite pour le moins spéciale. En effet, la veille, en parlant de la culture de coca qui avait lieu ici il y a quelques année avec mon guide, celui-ci m´apprend qu’il y a une mini fabrique de cocaïne près de notre camp et qu’il est possible de la visiter. Je ne pouvais bien sûr pas manquer cette chance de voir comment est fabriquée cette célèbre poudre blanche dans la jungle colombienne.

Me voilà donc partie avec les deux sud-africains à travers la jungle en suivant des petits chemins pour enfin apercevoir un `laboratoire´. Enfin c’est plus quatre piquets et une bâche qu’un laboratoire de Sanofi mais celui-ci n’a pas vocation à fournir le marché international. Il est juste utilise par un paysan du coin pour montrer a quelques touristes le processus de fabrication (enfin c est ce qu il dit). Chacun doit donc payer un peu pour effectuer la visite, afin de pouvoir acheter les differents produits chimiques nécessaires. Et ils sont quasiment au nombre de dix (comme l’essence par exemple). Tout ceci pour extraire le produit actif de la feuille de coca.

Ciudad perdida (66)

Il n y a plus de fabriques de cocaïne dans les environs depuis 2005, mais avant cette date on pouvait apercevoir de nombreux champs de coca et la zone était plus ou moins contrôlée par les paramilitaires. Ils avaient d’ailleurs retenu en otage pendant plusieurs semaines quelques touristes qui faisaient le trek de la Ciudad Perdida (je vous rassure normalement il n y a plus de paramilitaires dans la région). A cette époque le business de la cocaïne faisait vivre pas mal de monde dans les environs et le salaire des paysans était beaucoup plus élevé qu’actuellement mais ils avaient aussi beaucoup plus de problème avec la police. En effet presque à chaque fois qu’ils devaient aller en ville acheter différents produits ils étaient arrêtes et questionnes. De l’aveu même de la personne qui nous fait visiter le laboratoire, même si il gagne moins bien sa vie aujourd hui il se sent plus libre et tranquille. Enfin il faut dire que lui doit bien arrondir ces fins de mois avec son petit laboratoire… Et bien, sure après la visite, il nous offre à tous une dégustation gratuite… Non là je déconne, c’est quand même pas la visite de la brasserie Heineken !!!

Apres cette visite intéressante me voilà repartir pour 5 heures de marche. Et comme hier le chemin se trouve en pleine jungle. C’est joli mais le problème avec toute cette végétation est que l’on n’aperçoit pas trop la faune. Et c’est encore pire quand des trombes d’eau se mettent à tomber du ciel. Et oui qui dit saison de pluie dit pluie torrentielles toutes les après-midi pendant plusieurs heures. Du coup une fois arrive au camp c est sieste et lecture dans le hamac en attendant la nuit. Reposant.

Ciudad perdida (182)

Jour 3

Comme les autres jours je suis toujours en pleine jungle. Mais cette fois la journée est rythmée par la traversée d’une rivière. En effet nous devons la traverse 3 fois, par moment à l’aide de cordes tellement le courant est fort. Et quand il est vraiment trop fort on utilise une sorte de cage acrochee a un cable pour traverser.

Ciudad perdida (104)

Apres 5 heures de marche nous arrivons au campement après une ultime traversée de la rivière. Et là je m’aperçois rapidement que qu’une bonne partie du camp est recouverte par un mélange de boue, de pierres et d’arbres arraches. Ceci confirme les informations que j’avais eues avant le départ qui faisaient état d’un éboulement dû aux fortes pluies qui avait failli couter la vie à plusieurs touristes. Ceux-ci ne doivent leur salut qu’au guide qui les a réveillés en pleine nuit en leur disant de sortir de leurs hamacs et de se mettre à l’abri. Quelques secondes plus tard la grande hutte ou étaient suspendu les hamacs était emporté par l’éboulement…

Un autre endroit a été reconstruit à la hâte pour suspendre les hamacs mais le camp ressemble toujours à un gigantesque champ de boue. Rajouter à cela une quinzaine de militaires qui sont là pour veiller la sécurité des touristes et ça donne un décor bien pittoresque.

Ciudad perdida (160)

Jour 4

Ce matin une heure de marche et j’atteins enfin la Ciudad Perdida. Il n’a pas la beauté ni le cote grandiose du Machu Pichu mais il y règne vraiment une atmosphère spéciale. Le site est compose de centaines de terrasses (il y en aurait plus de 400, certaines étant toujours recouvertes par la végétation) que l’on découvre à travers une végétation extrêmement dense. On comprend assez vite pourquoi les Tayrona (les fondateurs de la Ciudad Perdida) surnommaient ce lieu El Infierno verde (l enfers vert). Ceux-ci n’étaient pas originaires de la Colombie. Ils seraient arrivés d’un pays d’Amérique central (Ce pourrait être le Guatemala mais les opinions sont divises sur ce sujet) en bateau et auraient ensuite cherche un bon endroit pour implanter leur tribut. Eh bien moi je vais vous dire, si j’avais été eux je ne serais pas venu là. Il fait très chaud et humide, les pluies créent des torrents en moins de 10 min et les moustiques vous pompent 1 litre de sang par jour. Mais le bon cote c’est qu’ils étaient bien protèges du fait de l’inaccessibilité du lieu et de la position haut perche du site. Mais ceci n’aura pas été suffisant pour résister aux espagnols et au désir de vengeance de deux autres tributs. En effet, du fait d’un vieux conflit du a une histoire de vol d’or, les autres tributs se sont associés aux espagnols pour anéantir les Tayrona. Espagnols qui ont bien sur massacre leurs allier temporaires suite à l’extermination des Tayrona. Et du fait des très peu de traces restant cette cavillation et des nombreux pillages qui ont eu lieux on ne connait que très peu de choses des Tayrona. La seule chose sure est que c’était le tribut la plus riche en connaissance qui ai habité la sierra Nevada.

Ciudad perdida (151)

De là il faut refaire le chemin en sens inverse donc je ne vais pas décrire une nouvelle fois le chemin. Non je vais plutôt vous dire qu’encore une fois j’ai failli passer un sal quart d’heure. Comme je ne voulais pas faire la queue pour repasser la rivière avec la `cage en ferraille´ j’ai decide de suivre les guide et de traverser la rivière a endroit ou le courant était puissant et sans corde. Tout se passait bien jusqu’ à ce que l’eau se mette dans les poches de mon pantalon et commence à emporter celui-ci. Du coup je perds l’équilibre et au dernier moment un des guides me rattrape par le bras depuis un rocher qu’il avait réussi à atteindre. Heureusement pour moi sinon j’aurai pris le grand bouillon (voir plus…) car la rivière se transforme ensuite en rapides pour le moins dangereux. Encore une fois je me fais remarquer par mes pitreries (promis je ferai un best of à la fin de mon voyage)…

Jour 5

Encore une fois levée à l’aube pour essayer d’éviter de marcher sous les plus torrentielles de l’après-midi. 6 heures de marche à bonne allure pour rejoindre le village de Machete, point de départ du trek. Et de la plus que deux heures de 4*4 pour retourner à Taganga. Mais ça ne pouvait pas se terminer aussi simplement que ça. En effet, du fait des pluies torrentielles, une petite rivière que l’on avait franchi à l’aller avec le 4*4 s avère infranchissable. Apres 2 heures d’attente le chauffeur décide tout de même de tenter le coup. On est 10 dans le 4*4 et je peux vous dire qu’il n y a pas un bruit quand il se lance à travers les eaux. Et tout se passe bien jusqu’ au deux tiers. De là on commence tous à sentir le 4*4 se faire emporter par le courant et plus moyen d’avancer. Soudain le chauffeur crie ‘sautez, sautez et poussez’. Avec 4 autres qui étaient dans le coffre nous ne réfléchissons pas et sautons donc dans le courant et commençons à pousser (enfin pousser est un bien grand mot car on se retenait plus au 4*4 pour ne pas se faire entrainer par le courant qu’autre chose). Et là, alors que le 4*4 se met à avancer d’un seul coup je manque une nouvelle fois de me faire emporter par le courant. Ce coup-ci c’est mon compère sud-africain qui me rattrape. Une fois sur le bord je m’aperçois que j’avais le portefeuille et l’appareil photo dans la poche… Heureusement la hausse de mon appareil a limité les dégâts. Mais le portefeuille lui est mort sur le coup. Là je me dis que c’est suffisant pour la journée, que l’on va pouvoir remonter tranquillement dans le 4*4. Mais non, le chauffeur nous dit qu’il y a trop de boue et que l’on doit faire le prochain kilomètre à pied. Cela signifie marcher pied nu (Les chaussure étant dans les sacs sur la gallérie du 4*4) dans 30 centimètres de boue. Pas très agréable mais il parait que c’est bon pour la peau. Et après ça, et bien tout se passera sans encombre, et je pourrais enfin profiter de mon hôtel pour prendre ma première douche en 5 jours…

Ciudad perdida (173)

Si jamais vous passez par ici je ne peux que vous conseiller de faire ce trek. Les paysages sont magnifiques, la Ciudad Perdida est un endroit vraiment magique et le petit cote aventure avec des rivières à traverser est vraiment sympa. Par contre les pros de la rando qui aiment marcher 9 heures par jours resteront un peu sur leur faim. Ceux-là devront peut-être s’orienter vers le parc national Del Cocuy avec ces sommets à plus de 5000 mètres.

La zona cafetera

La Zona Cafetera ou aussi appelé `Eje Cafetero (l´axe du café) ´ est, comme vous vous en doutez avec ce titre, l’endroit en Colombie ou l’on cultive le café, le très bon café. Celle-ci est compose de trois grandes villes : Armenia au sud (détruite en grande partie par un tremblement de terre en 1999), Pereira au centre et Manizales au nord.

J’ai visité cette partie avec une amie colombienne et quelques semaines plus tard, avec mes parents. Deux voyages bien différents puisque la première fois j’ai fait l’ascension du Nevado Del Ruiz qui culmine a plus de 5000m alors que ma seconde visite avec mes chers parents adores était plus centre sur le culturel avec la visite d’un fabrique du café et de la découverte de la gastronomie de la région. Et je peux vous dire que l’on mange bien dans le coin.

Le Nevado Del Ruiz est un volcan qui se trouve tout près de la ville de Manizales et fait partie d’un parc national. Apres un court trajet en car qui nous amène à l’intérieur du parc il faut finir l’ascension à pied (Sinon ce ne serait pas intéressant). Il faut environ grimper 600 m de dénivelé vertical, entre 4500 et 5125 mètres. Et tout ça des conditions exécrables. Un vent extremement fort des températures qui frôlent le moins dix et un brouillard qui nous empêche de voir a plus de 30 mètres. Rajouter à cela l’inadaptation a l’altitude et vous comprendrez que ce n’est pas une partie de plaisir. Mais après quelques efforts on y arrivera à ces fameux 5125 mètres, limite qui nous ensemence au glacier. Ensuite pour continuer il faut des crampons et surtout s’habituer progressivement à l’altitude, ce que nous n’avons absolument pas fait, ce qui nous oblige à redescendre dans la foulée sous peine d’avoir de graves soucis de santé. Mais ça reste toujours un plaisir de franchir la barre des 5000 mètres.

Nevado del Ruiz (28)

Ensuite, après tout ça, direction les termes en extérieur (spécialité du coin) ou l’eau est entre 30 et 40 degrés. Bien agréable pour enlever le mal de tête du a l’altitude…

De Manizales je pars direction le village de Salento, tout proche d Armenia. Salento est un petit village magnifique, avec ses maisons colorées et sa vielle place ou sont gares toutes les jeeps willys qui servent de taxi. Et oui il faut savoir que la jeep willys est une institution dans la zone du café. On en trouve partout et il y a même un défilé annuel (en juillet je crois) ! Ici elles servent surtout à enmener les touristes dans le parc de national tout proche ou l’on peut admirer des palmiers culminant à 60 mètres de hauteur (c’est aussi l’emblème national de la Colombie). Et si vous ne savez pas comment mettre 12 personnes (et là je ne rigole pas, c’est véridique) dans une petite jeep et bien demandez à un colombien. L’explication en image ci-dessous :

Parc Cocora (2)

Salento j’y suis aussi retourne accompagné de mes parents. Nous n’avons bien sûr pas fait de rando comme l’hors de ma première visite ici mais nous avons été voir de près comment se fabrique le café. C’est très intéressant et instructifs. En effet nous avons eu l’occasion d’apprendre (et de voir) toutes les étapes de la fabrication depuis l’arbre jusqu’ au café lui-même mais aussi de prendre connaissance de chiffres assez étonnant. Notamment que la Colombie est un des pays au monde où l’on consomme le moins de café, que la quasi-totalité du meilleur café est exporte et enfin qu’il existe un café a plus 400 euros le kilo (Mais celui-ci est fabrique en Indonésie. Un partie du processus est le suivant : faire manger des grains de café à un animal spécifique qui le digère et ensuite récupérer le café dans les excréments de celui-ci. Vous pouvez vérifier sur internet si vous n’y croyez pas…). On aura aussi l’opportunité de s’habiller avec les habits des cultivateurs de café d en temps.

Durant ces quelques jours dans la zone du café nous sommes reste dans un camping à 5 minutes de Salento. Et celui-ci s’avère un endroit exceptionnel. Ce n’est pas un simple camping ou l’on vient planter sa tente (quoi que cela reste possible). Non, ici vous pouvez dormir dans la tente ambiance safari, dans le hippie Hilton (ce nom la me fait bien marrer), dans un vielle caravane des années 70, la hutte jungle ou encore dans un cabane dans les arbres. Et tout cela fait avec un certain gout. Si vous rajoutez à cela un patron haut en couleur, un petit musée (comportant une chambre ou a dormi Simon Bolivar, le célèbre libérateur) et un enclos avec des boas que vous pouvez manipuler si vous le souhaitez et ça vous donne un petit coin de paradis. Je n’aime en général pas faire de pub sur ce blog mais là, ça serait dommage que vous ratiez ca si vous allez dans le coin. Celui-ci s appel ‘Hospedajes Exóticos’ et se trouve sur la gauche 5km avant Salento (http://www.turismoquindio.com/hospedajesexoticos.php)

Villa de Leyva

Villa de Leyva est situé dans le département du Boyacá, a environ 3 ou 4 heures de bus de Bogota. Elle est considérée comme la plus belle ville coloniale de Colombie et je dois bien dire que ce titre n’est pas usurpe. Tous les bâtiments sont dans un état irréprochable et la place principal est juste magnifique. Si vous rajoutez à cela un petit camping sympa ou j’ai pu poser ma tente et quelques randos agréables à faire dans le coin, ça donne un coin vraiment sympa ou passer un weekend end. Je vous laisse découvrir ça en photos

DSC01910.JPG

Une cathédral de sel

Dans la charmante ville de Zipaquira, qui se trouve au nord de Bogota, on peut trouver une cathédrale pour le moins originale. En effet, celle-ci a été creusée dans le sel, une des principal ressources de la région avant l’arrivée des espagnols. Celle que l’on peut visiter actuellement a été construite en 1992 pour remplacer celle de 1954 qui menaçait de s’écrouler. Et je dois avouer que c’est vraiment impressionnant. Celle-ci contient de nombreuses salles de volume impressionnants, et l’ambiance est assez surréaliste.

Et je me suis même arrêté quelques instants pour faire une prière….

Leticia

Leticia est la seule ville où l’on peut se rendre en Amazonie colombienne (il est aussi possible de se rendre dans quelques petits villages aux alentours) et celle-ci n’est accessible que par avion de Bogota ou par bateau depuis Manaus au Brésil ou Iquitos (plus grande ville au monde inaccessible par voie terrestre) au Pérou. Aucune route ne relie cette petite bourgade de quelques 10 000 âmes au reste du pays. Cela n’a rien de vraiment étonnant vu sa position géographique. En plein milieu de la forêt amazonienne ou l’on peut trouver encore de nombreux groupes armées (ELN, FARCS…) et a plus de 1000 kilomètres de la première ville.

C’est un ville assez charmante même si vous vous doutez bien que l’on ne vient pas ici pour admirer l’architecture locale, bien que les cabanes qui longent le fleuves aient un certain style. Non on vient ici pour arpenter le fleuve amazone en bateau, rencontrer les tributs locales et voire la faune et la flore.

DSC03258 Nous voilà donc parti avec les parents en bateau sur ce fleuve mythique. Et c’est réellement impressionnant de naviguer sur cette énorme fleuve, même si le niveau de celui-ci est historiquement bas (il est descendu de plus de 15 mètres !). Notre premier arrêt se fait dans le villages des tucunas, tribut évangéliste locale. Donc ou oublie la petite bière pour se rafraichir car l’alcool est interdit ainsi que les cigarettes. Ça c’est une vie saine… Mais par contre on a le droit à une danse de bienvenue. Et en général j’ai le plus grand respect pour les coutumes locales mais je n’ai pu m’empêcher de sourire (ensuite, une fois tout seul carrément exploser de rire) quand un homme masque s’est mis à danser avec ce qui ressemblait, ou plutôt était, une grande verge de 70 cm de long. Et je vous assure que tous les détails y étaient et plutôt bien fait. Du coup j’avais plus l’impression d’être dans un spectacle de mauvaise qualité d’un sexe shop d’amsterdam que dans une tribu au beau milieu de la foret amazoniennes. Pour ceux qui auraient du mal à me croire vous pouvez demander confirmation à mes parents…

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Ensuite avant un autre arrêt pour manger nous avons l’occasion d’admirer des dauphins roses, les mêmes que j’avais eu l’occasion de toucher en Bolivie lors d’un baignade mémorable dans une rivière de la forêt amazonienne. Encore une fois désolé mais je n’ai pas de photos à montrer.

Apres un bon poisson pour le déjeuner (comme vous vous en douter le poisson est ici la nourriture de base) c’est la baignade. Enfin pas pour tout le monde puisque les parents n’oseront pas se jeter à l’eau (je chambre un peu la…). Il faut dire que l’on peut trouver un peu de tout dans le fleuve amazone : des piranhas, des crocodiles, des serpents mais surtout le candiru. Et là vous vous dite mais c’est quoi ça? Et bien c’est un poisson qui est attiré par le sang et l’urine. Donc si vous avez la mauvaise idée de faire vos besoin pendant votre baignade celui-ci remontera par ou vous savez et restera ensuite bien accroché… Donc comme à la piscine, on se retient ! Sinon à part ça la baignade est plutôt agréable, avec une eau assez chaude. Et ce n’est pas tous les jours que l’on se baigne dans le plus grand fleuve du monde !

DSC03201 Ensuite nous nous arrêtons dans un petit village péruvien qui se trouve de l’autre cote du fleuve amazone, qui sert de frontière entre le Pérou et la Colombie. Et lorsque nous débarquer il semble que tous les petits du village soient la avec un animal diffèrent. Certains ont de oiseux qui restent étonnement perches sur les doigts, d’autres des tortues a l’allure préhistorique et enfin un tigre. Et oui la professeur du village a élevé un tigre. Pas un très gros, mais ça fait quand même un bon gros matou. Il ne parait pas agressif pour un sous et cherche à jouer avec tout ce qu’il trouve, même avec la canne de mon père qui a l’air de l intriguer fortement.

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Le lendemain nous visitions la ville frontalière Tabatinga qui se trouve au Brésil. Et bien là je n’ai pas grand-chose à vous raconter puisque cette ville, mise à part le fait de pouvoir dire que l’on est allé au brésil, ne présente aucun intérêt. L’après-midi nous allons faire une visite rapide d’une réserve de serpents ou il est possible d’admirer tout un tas de reptile plus ou moins dangereux mais c’est aussi l’occasion de manipuler un python. Et ça c’est plutôt sympa… Enfin pas pour tout le monde, n’est-ce pas maman ?

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Vu le peu de jours que nous avons passe ici nous n’avons pas pu réaliser de grandes sorties dans la forêt amazonienne mais Il est possible de faire des sorties sur l’amazone sur plusieurs jours depuis Leticia, ce je que je ne serai que vous conseiller si vous avez du temps. Vous pouvez par exemple partir en pirogue accompagne d’un guide pendant 6 ou 7 jours et dormir dans les villages indigènes. Une expérience unique je pense. Et il y a de grande chances que je revienne un jour dans le coin pour réaliser cette petite aventure…

Parlons musique

La musique tenant une grande importance en Colombie je n’ai pu m’empêcher d’aller voir quelques concerts lors de mon séjour à Bogota. Et je dois dire que j’ai été particulièrement séduit par un groupe de salsa de Bogota, `la 33´. Pour beaucoup celui-ci est le fleuron de la nouvelle génération salsa. Et ici, et même si l’endroit est bondé de monde, on danse pendant tout le temps du concert. Tout ça donne une ambiance survolte pendant près de deux heures. Génial.

Et comme il n y a pas non plus que la musique latine en Colombie je me suis faits un weekend end festival de jazz bien sympa avec de nombreux excellents artistes colombiens ainsi qu’un surprenant brésilien, Hermeto Pascoal, qui utilise toutes sortes d’objets (casseroles, des jouets d’enfant…) pour faire ses compositions.

Si vous voulez vous familiariser avec la musique colombienne vous pouvez écouter le très bon Joe Arroyo, Diomedes Diaz une des figures du Vayenato, Carlos Vives…. Ce pays recèle d’artistes excellents que l’on ne connait pas forcement par chez nous.

Amérique du Sud, la fin

Voilà il est temps de clore cette article qui sera le dernier en Amérique du sud. Huit mois à parcourir de nombreux pays, à découvrir d’autres cultures, une autre langue. Huit mois merveilleux qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Tant de rencontres, de paysages magnifiques mais aussi tous ces petits détails insignifiants qui me reviennent régulièrement en tête et qui sont impossibles à décrire. Et tout ça en grande partir grâce à la population sud-américaine qui m’a épaté, émerveillé par sa gentillesse, son amabilité. Et une mention spéciale pour les colombiens qui souffrent de la mauvaise image de leur pays qui est véhiculé à l’étranger. Bien sûr la Colombie n’est pas le pays des bisounours mais ce n’est pas non plus le pays en guerre civile ou l’on vous enlève a la sortie de votre hôtel que certains medias aiment à nous montrer. Durant le temps que j’ai passé là-bas j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de pas mal de gens et je peux vous dire que ce sont des gentils d’une gentille remarquable. Donc encore un grand merci a Diana, Oscar, Alejandro, Alejita, Alvaro, Martica, Sarita, Sophie, Monica …. Muchas gracias a todo y nos vemos pronto!

Voilà je vous laisse et je vous donne rendez-vous fin octobre (je vais donner des nouvelles beaucoup plus régulièrement sur ce blog durant les prochains mois) pour le récit de mes aventure indonésiennes

Hasta luego

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Published by Seb - dans Colombie
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 17:46

14 Juillet : De Montanita a Loja - bus

Voilà, après quelques jours passes sur la cote équatorienne il est temps pour moi de prendre le bus afin de rallier le sud de l’Équateur pour reprendre mon périple à vélo. Pour cela je dois prendre un bus de Montanita à Guayaquil puis un autre de Guayaquil a Loja.

Et cela commence assez mal. Alors que je suis assis tranquillement a admirer les paysages, deux jeunes Equatoriens montent dans le bus. Et deux choses me fait penser qu’ils ne sont pas là pour faire du tourisme mais plutôt pour ‘ les touristes’ : ils n’ont aucun bagage et alors que les deux s’étaient assis ensemble derrière moi l’un d’eux vient s’assoir à mes cotes après deux minutes. Et, comme à mon habitude, j’ai mon petit sac à dos contenant mon ordinateur, appareil photos et bouquins sur les genoux. En effet, il faut éviter de le poser par terre entre ses jambes car certains ont la fâcheuse habitude de manier le cutter (avec une certaine dextérité je dois le reconnaitre) et peuvent vider votre sac en quelques secondes. Et mon nouveau voisin m’adresse la parole après seulement 5 minutes pour me dire “tu devrais poser ton sac par terre, ce serait plus confortable”. Dans ma tête je me dis que lui il me prend vraiment pour un bleu. Je luis réponds donc calmement mais sur un ton bien ironique avec un petit sourire “ non je ne préfère pas, il parait qu’il y a beaucoup de voleurs dans les bus et qu’ils sont assez habiles”. Il ne m’adressera plus la parole du voyage… Puis, après 1 heure de route, le couple qui était assez devant moi me demande si je n’ai pas vu leur téléphone portable. On regarde partout, sous les sièges, entre les sièges, rien. Ils vont donc voir le chauffeur. Et, 10 minutes après, le bus s’arrête. Je regarde dehors : 2 voitures de police bloquent notre route! Ils font descendre l’Equatorien qui était à cote de moi et le menottent directement. Et, à ce moment-là, comme par enchantement, je vois le portable apparaitre sous mon siège. Pas besoins d’être un génie pour comprendre que le gars a cote de moi l’avait volé et donne à celui assis derrière et que celui-ci, voyant la situation, l’a reposé délicatement. J’apprendrai un peu plus tard que celui qui s’est fait embarque par la police avait déjà un long historique avec les forces de l’ordre.

Ce n’est donc pas ce coup-ci que je me ferai arnaquer. Mais ce n’est finalement qu’une question d’heures… En effet alors qu’il est presque minuit et que je charge mes bagages dans le bus qui doit m’emmener a Loja le chauffeur m’annonce que je dois payer 10 dollars (la monnaie en Equateur est le dollar américain depuis le début des années 2000) pour le vélo alors que le prix du ticket de bus est de 11 dollars!! Et jusqu’ici je n’avais pas eu à payer pour mettre ma bici dans les bus. J’essaie de négocier. Rien à faire, et comme il est tard pas moyen d’aller discuter avec son chef. Soit je paie, soit je reste sur le quai. Et autant vous dire que je n’ai pas envie de passer la nuit dans la gare routière de Guayaquil, ville la plus dangereuse d Equateur. Bon gré malgré je paie donc les 10 dollars qui vont directement dans la poche du chauffeur (avec la plus petite monnaie possible bien sûr). Mais j’en profite quand même pour lui dire ce que je pense de ces pratiques. Ça manque réellement de ‘ partir en vrille’ quand je lui dis que les français sont peut être considères comme des touristes assez désagréables mais que au moins nous, on n’est pas des voleurs, et encore une fois avec cet air bien ironique que j’arrive si bien à faire (c’est que je me suis bien entraine durant toutes ces années d’étude)… Finalement je monte dans le bus pour passer la nuit à me faire bouger dans tous les sens sur les petites routes de montagne.

15 juillet : De Loja a Ona – 70 km

Il est 8 heures du matin et me voilà parti avec mon vélo direction le nord et Quito. Enfin Quito ça ne sera pas pour aujourd'hui car le capital de l’Equateur se trouve à plus de 600 km. J’aurais pu faire une pause à Loja pour visiter cette ville classée mais elle ne me parait franchement pas terrible et mon envie de pédaler est trop forte. Et je crois que vous avez compris que je préfère de loin me retrouver dans des coins perdu que dans des villes. Et dès le début ça commence fort avec une bonne cote sur un chemin de terre. En effet, il existe bien une nouvelle route goudronnée mais je préfère de loin rouler tranquille sur la ‘ ruta antigua’. Et pour ne rien gâcher les paysages sont magnifiques, la route passant au cœur d’une vallée verdoyante ou coule une rivière.

De Loja à Riobamba (11)

Mais comme je n’ai pas trop dormi et que ça fait un moment que je n’ai pas pédalé je fatigue vite. Je décide donc de me poser pour une petite sieste au bord d’une cour d’eau… pour me faire réveiller par la pluie trente minutes plus tard. Pluie qui se transforme en orage violent cinq minutes plus tard. Me voilà donc reparti sous le déluge. Et heureusement la piste rejoint assez rapidement la nouvelle route carte ça commence à être réellement impraticable. Ca ressemble plus à un torrent de boue qu’a une piste.

Et après une quinzaine de kilomètres j’attaque la descente qui doit m’emmener à Ona, petit village niché au cœur des montagnes. Et là la route s’est transformée en rivière. Ça glisse de partout et à chaque virage je manque de faire une belle figure artistique et le grand plongeon dans le vide. Mais finalement j’arrive à destination entier et sans savoir chuté. Et je dois avouer que même si c’était plutôt dangereux je me suis bien éclaté.

Me voici donc arrive à Ona, dans la boue. En effet les rues de la ville sont en terre, et entre les voitures, les cars et les pluies diluviennes toute la ville n’est qu’un champ de boue. Je vous laisse imaginer l’état dans lequel je suis…

De Loja à Riobamba (22)

Alors que je demande mon chemin à un homme d’une quarantaine d’années celui-ci aperçoit ma carte de l’Equateur, fixe sur ma sacoche de guidon. Et vu la tête qu’il fait et les questions qu’il me pose ça semble être la première fois qu’il voit la carte de son propre pays (Je lui poserai la question et en effet, c’est bien la première fois). Il me demande de situer son propre village sur la carte, et aussi la capitale. Incroyable! Au bout de quinze minutes il me demande si je peux lui donner ma carte. Je lui réponds que ça serait avec plaisir mais que je peux en avoir besoin... Mais comme j’aperçois un café internet je lui dis d’attendre deux minutes et vais rapidement faire une photocopie et lui donne celle-ci. Je crois que je n’aurai pas pu lui faire un plus beau cadeau. Apres deux milles merci je le vois partir, les yeux rivés sur la carte. Je crois bien qu’il a dû passer la nuit à l’étudier.

Et moi, pendant ce temps, je file à l’auberge qu’il m’a indiqué et prend une bonne douche chaude, me fais un bon plat de patte, et me couche à 8 heures. Une bonne journée de reprise.

16 Juillet: De Ona a Cuenca – 140 km (80 en bus)

Je ne le sais pas encore lorsque je me lève mais aujourd'hui sera une journée bien pourrie! Et ça commence dès que je veux prendre mes sous pour aller faire des courses. Les 100 dollars que j’ai retiré à Guayaquil avant de prendre le bus ont disparus de ma poche (oui je sais maman, les sous ça se met dans le porte-monnaie, pas dans la poche). Je ne sais pas trop si je les ai perdus ou si je me les suis fait voler dans le bus de nuit entre Guayaquil et Loja mais toujours est-il qu’il me reste moins de 7 dollars en poche. Heureusement pour moi il y a un distributeur. Malheureusement pour moi ma carte de crédit ne fonctionne pas. Et la c est un grand moment de solitude. Que faire? Attendre que ma carte fonctionne? Prendre un bus pour aller dans la prochaine ville pour la tester dans un autre distributeur? Je décide finalement de faire quelques courses, d’aller le plus loin possible en vélo et ensuite de prendre un bus pour rejoindre Cuenca, ville de taille importante ou je devrais pourvoir régler ce soucis de carte de crédit. Je dois donc garder un peu de sous pour le bus, ce qui me laisse environ 3 dollars pour acheter des provisions. Et comme c’est assez cher en Equateur je ne peux acheter que quelques gâteaux et de l’eau.

Me voilà donc parti avec mon peu de provision. Mais au moins la pluie me laisse tranquille. Mais par contre les dénivelés, eux, ne me laissent pas en paix. Ça monte sans cesse. Mais au moins les paysages sont jolis. C’est déjà ça…

De Loja à Riobamba (1)

Mais au bout de 60 km je dois m’arrêter sous peine de m évanouir. Je commence à voir des petites étoiles et j’ai du mal à tenir debout. Et oui, le jeune et le sport ça ne fait généralement pas bon ménage. Et ce n’est pas les quelques gâteaux secs qui suffisent à me remettre d’aplomb vu l’effort fourni. Je décide donc d’utiliser mes derniers dollars pour prendre un bus en cour de route. Et par chance le premier qui passe accepte de me prendre en stop. Me voilà donc au chaud et en route pour la ville de Cuenca mais sans le moindre sous en poche. Situation pour le moins inconfortable.

Apres 2 heures de route me voici enfin à Cuenca, ville classée par l’Unesco pour son patrimoine architectural. Mais pour l’instant ce qui m’intéresse c’est de trouver un moyen de dormir au chaud et de trouver des sous. Et par miracle ma carte bancaire fonctionne ici. Ouf… Je peux donc me trouver une auberge, manger, et faire une petite visite. Et je dois avouer que Cuenca est une ville assez jolie ou, pour une fois, le nombre de bâtiments coloniaux en bon état semble supérieur à celui de café internet.

Cuenca (7)

Mais il semble que cette journée devait être pourrie jusqu’ au bout. En effet, alors que je demande mon chemin a une dame tenant deux chiens en laisse, l’un deux me saute dessus et me mort… a un endroit très cher à la gente masculine (Bon allez on arrête de rire devant son écran d ordinateur !). Et je vous promets que c’est assez douloureux. Par chance le chien n’était pas bien grand et j’avais un pantalon bien épais, mon hypothétique descendance n’est donc pas en danger. Sur ce je décide d’aller me coucher.

17 Juillet: De Cuenca a Alausi – 120 km

Environ 240 km me séparent de la ville de Riobamba et j’ai décidé que je les ferai en deux jours. Et ça risque d’être assez difficile car c’est loin d’être plat. Je pars donc à l’aube ce matin. Et sous la pluie… Lorsque je peux voir quelque chose les paysages sont assez jolies. Mais je dis bien lorsque je peux voir quelque chose car la plus part du temps je suis dans les nuages et je ne vois rien a plus de 50 mètres. C’est donc du blanc, du blanc et encore du blanc. Donc à part vous dire que ça monte et ça descend je n’ai pas grand-chose à raconter. Donc aujourd'hui je vais vous parler de la cordillère des Andes. En effet je suis cette fameuse cordillère depuis plusieurs milliers de kilomètres, ca mérite donc bien quelques informations supplémentaires.

La cordillère des Andes est la plus grande chaine montagneuse du monde et s’étant du nord au sud sur plus de 7000 km le long de la côte pacifique et sa largeur varie entre 200 et 700km pour une altitude moyenne de 4000m. Ce n’est par contre pas la plus haute, puisque l’himalaya lui vole ce titre. Le sommet le plus haut de la cordillère est l’Aconcagua en Argentine qui culmine à 6962m. Par contre, le volcan Chimborazo (6268m) qui se trouve en Equateur au sud-ouest de Banos est le point le plus éloigné du centre de la terre du fait du renflement de notre chère planète au niveau de l’équateur. Ce phénomène est appelé précession des équinoxes (voici un lien pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce phénomène : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9cession_des_%C3%A9quinoxes ).

La cordillère traverse sept pays (du nord au sud) : Le Venezuela, la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l’argentine. Elle divise donc le continent en deux parties bien distinctes. Une qui donne sur la côte pacifique et une autre, la partie orientale, qui donne naissance à des cours d’eau comme le fameux fleuve Amazone (qui prend sa source au Pérou sous le nom de Marañón) qui va se jeter dans l’atlantique au Brésil.

La cordillère des Andes peut être divisée en trois sections : les Andes méridionales en Argentine et au Chili ; les Andes centrales, incluant les cordillères chiliennes et péruviennes et une partie de la Bolivie ; et les Andes septentrionales au Venezuela, en Colombie et en Équateur, constituées de deux chaînes parallèles : la cordillère Occidentale et la cordillère Orientale. En Colombie, au nord de la frontière avec l'Équateur, les Andes se divisent en trois chaînes parallèles, à l'ouest, au centre et à l'est (cordillères Occidentale, Centrale et Orientale). La chaîne Orientale est la seule à s'étendre jusqu'au Venezuela.

18 Juillet : D’Alausi a Riobamba – 120 km

Et bien encore une fois j’évolue dans les nuages quasiment tout le temps. Et comme hier c’est une succession de montées et descentes. Mais rien à voir avec les cotes de 70 kilomètres de long que j’ai dû affronter au Pérou. Ici elles font au maximum une vingtaine de kilomètres. Mais ce n’est pas pour autant plus facile. Ce n’est qu’à quelques kilomètres de la ville de Riobamba que le temps s’éclairci et me laisse entrevoir des paysages magnifiques. Mais je dois avouer que je ne pense qu’à une seule chose après ces plusieurs jours d’effort intense, arriver a Riobamba pour me reposer.

De Loja à Riobamba (45)

Lorsque je rentre dans la ville avec mon vélo j’ai encore cette désagréable impression que j’avais déjà eu à Cuenca. L’impression que l’on se fout de moi lorsque je demande un renseignement mais aussi celle de ne pas me sentir en sécurité. En effet, souvent, lorsque je passe devant un groupe de gens, ceux-ci me dévisage et regarde mon vélo et mon matériel avec un air pour le moins douteux. Peut-être suis-je un peu paranoïaque depuis le braquage donc j’ai été victime au Pérou mais mon instinct me dit de ne pas trop trainer dans les rues. L’atmosphère est complètement différente de ce que j’avais pu voir jusque-là. De plus Riobamba n’a rien d’extraordinaire. Je me trouve donc une petite auberge rapidement et m’envole au pays des songes.

19 Juillet : De Riobamba a Banos – 65 km

Ce matin je me lève avec difficulté malgré 10 heures de sommeil. J’ai des courbatures dans presque tous les muscles. Mais aujourd'hui une petite étape tranquille de 50 km m’attend et demain sera un jour de repos. En effet je veux rejoindre la ville thermale de Banos et profiter des piscines naturelles pour me reposer. Et pour aller a Banos deux choix s’offrent à moi : la nouvelle route ou il y a une circulation très dense (route qui mène à Quito) ou prendre la veille route. Encore une fois j’opte pour la ruta antigua, plus sympa et plus tranquille.

Je galère un peu pour trouver mon chemin mais après avoir demandé des renseignements a 3 ou 4 personnes me voici dans la bonne direction. Et c’est plutôt tranquille puisque les 20 premiers kilomètres sont de la descente dans une valle fort jolie. Mais j’en profite ici pour passer un gros coup de gueule. Encore plus qu’au Pérou ou en Bolivie les équatoriens prennent la nature pour une poubelle. Ils jettent de tout depuis la fenêtre des bus ou des camions ou le posent tout simplement leurs déchets à la sorties des villes : des bouteilles en plastiques, des papiers, des couches usagées… Et bien sûr lorsqu’ ils jettent leur déchet par la fenêtre ils ne font absolument pas attention au petit cycliste qui est là. Dès qu’un bus passe je suis donc obligé de me protéger sous peine de prendre un projectile en pleine tête. Je vous laisse admirer le spectacle sur la photo ci-dessous

De Riobamba à Banos (1)

Ensuite le terrain est vallonné mais rien de bien méchant. Alors que je me ravitaille en eau dans une station j’en profite pour demander au gérant combien de kilomètres il me reste pour arriver à Banos il me répond avec un étrange sourire en coin qu’il ne me reste plus que 22 km à parcourir. Je suis un peu intrigue par ce bonhomme mais soit, chez nous aussi on a notre lot de gars bizarre. Mais alors que depuis le début la route était goudronne elle se transforme d’un seul coup en chemin de terre. Puis après quelques kilomètres c’est un mélange de terre, de pierre et ce qui me semble être des cendres volcaniques. Et la route est complétement défoncée. Je dois passer des petits ponts avec des grands trous en plein milieu, porter mon vélo par moment pour passer des monticules de pierre. Et les quelques habitations que je croise sont abandonnées. Il règne comme un air de désolation ici. Et du fait des dénivelés importants et de ce mélange de terre et de cendre volcanique j’évolue difficilement. C’est vraiment dur et pénible.

De Riobamba à Banos (19)

Et alors qu’il ne me reste plus que 4 km à effectuer selon mon compteur la route s’arrête nette. Tout un pent de montagne a disparu. Je suis donc face à un trou de 15 mètres de profondeur et au moins 30 mètres de long. J’essaie de trouver un passage mais je dois me rendre à l’évidence. Impossible de passer.

De Riobamba à Banos (21)

Et là je pette un câble, tout seul au milieu des montagnes. Pas tant parce que je dois refaire la route en sens inverse mais plus parce que ce « maldito» pompiste m’a envoyé dans ce coin perdu tout en sachant que je ne pourrai pas passer et que cela s’avère extremement dangereux. En effet vu les trous dans les ponts, la route défoncée j’aurais eu plusieurs fois l’occasion de tomber et me faire bien mal. Et dans ce cas, vu que plus personne ne semble passer ici depuis des lustres j’aurai pu réellement y rester. De plus je n’ai bien sûr pas prévu assez d’eau ni de nourriture. Et avec la poussière qu’il y a ici je meurs de soif.

Je rebrousse don chemin tout colère. Et après 15 kilomètres je jette l’éponge. Comme je suis revenu sur la partie goudronnée et un peu plus fréquentée de la route je décide de faire du stop. Et par chance au bout d'une demie heure un jeune un pickup accepte de me ramener jusqu’ a Riobamba. Me voilà donc de retour au point de départ. Je vous laisse admirer ma tête de cycliste épuisé après cette rude journée (Et encore j’ai eu le temps de me reposer dans la voiture et de boire un litre de coca)

De Riobamba à Banos (24) 

20 Juillet : Bus de Riobamba a Banos

Ce matin je ne peux pas pédaler. J’ai des courbatures partout, un genou qui commence à me faire sacrément mal et un adducteur qui ne demande qu’un petit effort supplémentaire pour casser. Et comme j’ai déjà fait la route jusqu’ a Banos (enfin presque, à 4 km près) je décide de faire le chemin en bus. Je n’ai pas envie de passer mon jour de repos à Riobamba. Apres un trajet de 2h me voici donc enfin dans cette petite ville thermale niche au cœur d’une vallée verdoyante et au pied du volcan Tungurahua (cela signifie Gorge de feux en Quichua). Et comme l’altitude n'est que de 900 m il fait plutôt chaud. Et je dois dire que c’est fort agréable après plusieurs jours dans le froid et sous la pluie.

 

Banos (6)

Je profite donc de l’après-midi pour me prelacer le long d’une piscine alimentes par une cascade. Il parait que l’eau qui descend directement des volcans a des vertus thérapeutiques. Je ne sais pas si c’est vrai mais j’ai toujours aussi mal partout ! Je crois que l’énorme steak de 500 gramme que je mange le soir me fait plus de bien. Apres 3 mois de régime poulet ça fait du bien. Avec tout ça on pourrait croire que c’est un endroit idyllique mais ce n’est pas le cas. En tout cas pas pour moi. C’est une ville remplie de Gringo (touristes étrangers) et ça lui fait perdre beaucoup de son charme et de son cote petite ville perdue au milieu des montagnes.

21 Juillet : route des cascades – 23 km

Ce matin je décide de faire la route des cascades, route qui part de Banos pour aller jusqu’ à Puyo, porte d’entrée pour la forêt amazonienne. Mais comme la partie intéressante ne s’étend que sur les 23 premiers kilomètres je n’irai pas jusqu’ a Puyo. Aujourd'hui sera donc une journée ballade tranquille. Et j’en ai besoin, n’ayant toujours pas récupérer complétement.

Me voilà donc parti sans tout mon attirail. Et comme ça descend la plus part du temps j’ai l’impression d'avoir un moteur à mon vélo. Sur le chemin je croise un groupe de scout français qui fait aussi la route des cascades à vélo et qui voyage pendant quelques jours après avoir effectuer un projet humanitaire dans une école de Quito. Comme je ne suis pas pressé on discute pendant un long moment et une nouvelle fois j’ai le droit à une bonne séance photo et pleins de questions. Vraiment sympa mais le seul problème, lorsque je discute avec un groupe, c’est que je dois généralement répondre 15 fois aux mêmes questions. Mais ça ne m’empêche pas de passer un bon moment avec les scouts !

Route des cascades (42)

Ensuite je passerai la journée à faire des siestes le long de la rivière tout ça agrémenté de quelques bains dans une eau bien froide. Et une fois les vingt-trois kilomètres effectue je n’ai pas trop le courage de tout remonter à vélo, je me fais donc prendre en stop par un camion. Me voilà assis a cote d’un chauffeur très sympathique qui m’apprendra quelques phrases en Quichua, langue des indigènes d’Equateur. Je ne vous répèterai pas ici ce qu’il a pu m’apprendre, cela risquerait d’être censuré… Mais je peux vous dire que l’on s’est bien marré pendant cette demi-heure de camion !

Comme je vous l’ai dit précédemment Banos est situé au pied du volcan Tungurahua, plus haut volcan actif, qui a d'ailleurs craché des cendres jusque sur Guayaquil au mois de Mai de cette année. Heureusement, du fait de l’orientation du cratère, la ville de Banos n’a pas été touchée par les cendres. Mais par contre, en cas d’éruption grave, Banos ainsi que plusieurs petits villages aux alentours doivent être évacués au plus vite car le risque de couler de lave est extremement fort. La dernière grosse éruption n n’est d’ailleurs pas si lointaine puisque c’était le 16 aout 2006. C’est d’ailleurs cette éruption qui a cassé la route que j’ai emprunté il y a deux jours. Un plan d’urgence est alors mis en place pour évacuer au plus vite (en moins de 15 min) toute la population.

Lorsque le ciel est dégagé il est possible de voir les fumées du volcan de nuit en montant dans les montagnes avoisinantes. Je décide de faire l’excursion ce soir. Malheureusement les nuages sont de la partie et je ne verrai donc rien du tout. Enfin si, une belle vue de Banos de nuit. C’est déjà ça. Et mon guide me ferai aussi gouter un alcool local a… 82 degrés !!! Autant vous dire que ça nettoie les intestins. Même mélangé à un jus d’orange c’est presque imbuvable.

Banos (4)

22 Juillet: De Banos a Latacunga – 80 km

Ce matin je quitte Banos pour ce qui doit être mon avant dernière étape avant mon arrivée à Quito, point d’arrivée de mon périple a vélo en Amérique de Sud. Plus que 200 km et j’aurai enfin atteint mon but. Mais ça ne va pas être si simple que ça. En effet comme je vous l'ai dit il y a quelques jours, Banos est situé à 900 m et je dois remonter à environ 3000 m. Et dès les premiers kilomètres ça monte. Et ça monte encore… Mais au moins contrairement a mes étapes précédentes le beau temps est de la partie et je peux profiter des paysages sublimes sur une route sans grande circulation.

De Banos a Quito (2)

Mais cela change lorsque j’atteins la ville d’Ambato. De là je rejoins la fameuse panaméricaine et la circulation devient infernale. Je me retrouve sur une quatre voies ou circule un nombre de camion impressionnants. Et plus j’avance et plus ça empire. Ça en devient presque dangereux même si un pseudo bande d’arrêt d’urgence me permet de m éloigné un peu des véhicules roulant à toute vitesse.

Dans la soirée j’atteins la ville de Latacunga d’ou je peux apercevoir le Cotopaxi, volcan qui culmine à 5897m avec un glacier à son sommet. C’est vraiment un spectacle magnifique de voire ce cône enneigé. Sinon pour ce qui est de la ville, rien de terrible. Donc, pour ce qui sera ma dernière nuit sur le chemin de Quito, je me trouve mon ultime auberge et me couche tôt afin d’attaquer la dernier étape de bonne heure, en espérant que la circulation ne soit pas trop dense.

23 Juillet : De Latacunga à Quito – 90 km

Ce matin je me lève avec le sourire. Sauf problème je vais atteindre Quito dans l’après-midi. Apres plusieurs milliers de kilomètres en vélo (et en bus ou pickup par moment), la fin de mon voyage à vélo à travers ce continent magnifique approche. Mais de nouveau la circulation est terrible. Du coup j’ai la tête dans le guidon, roulant à plus de 20 km/h de moyenne, ne levant la tête de temps en temps que pour admirer le Cotopaxi. Et après un moment la végétation laisse place à ne succession de village sans charme le long de la quatre voies.

De Banos a Quito (10)

Et alors que je m’approche de plus en plus de Quito je dois avouer qu’une sorte de cafard me prend. L’aventure (enfin la première partie) va s’arrêter dans quelques heures. Je repense alors à tous ces moments fabuleux que j'ai vécu depuis cinq mois, les paysages magnifiques, ces rencontres avec des gens exceptionnels. Cela fait cinq mois que je pense à ce moment mais, finalement, j’aimerais bien le retarder, retourner en Bolivie pour traverser de nouveau le salar de Uyuni, au Pérou pour profiter encore une fois du lever de soleil sur le Machu Pichu. Mais pour le moment fini le rêve car je dois traverser la banlieue de Quito, ce qui ne m’enchante guère conte tenue de la réputation de la capitale Equatorienne. Mais finalement ça ne se passe pas trop mal et j’arrive dans le quartier de Mariscal, place touristique de Quito ou je resterai quelques jours. Là je pose pied à terre devant mon hôtel. Voilà, j’y suis. Nous somme le 23 juillet, soit presque 5 mois, à 5 jours près, après mon départ d’Ushuaia le 28 février. Il est maintenant temps pour moi de me reposer.

De Banos a Quito (1)

Du 24 juillet au 28 Juillet : Quito

J’aurais bien aimé vous dire que Quito est une ville magnifique, un bijou architectural. Mais au lieu de ça je vais vous dire que c’est une ville dangereuse, ou le moindre moment d’inattention est mis à profit par certains équatoriens pour vous voler ou braquer. En effet, en ce samedi soir, alors qu’ il est 22h et que je rentre à mon hôtel qui est à 300 mètres de la places principal (qui est remplie de policier) trois gars entre vingt et trente ans me bloquent dans un coin et l’un me dit : Dame todo tus dineros o te mato gringo. En français dans le texte ça pourrait donner : donne-moi tout ton fric ou je te tue sale touriste. Pas la peine de vous dire que je leur donne les quelques dizaines de dollars que j’ai en poche. Heureusement, comme à mon habitude, j’ai laissé mon passeport et ma carte de crédit à l’hôtel. Mais ça n’empêche que je commence à en avoir marre de me faire braquer. Et surtout que là il y avait des gens autour et que ceux-ci n’ont pas bougé le petit doigt malgré mes signes d’appel à l’aide qui étaient on ne peut plus clair.

Je comptais aller faire l’ascension du Cotopaxi mais, suite à ce nouveau coup du sort je décide de quitter l’Equateur au plus vite. Comme je l’avais déjà dit je ne me sens pas particulièrement en sécurité ici. Et que ne me dise pas que cela vient uniquement du fait de la différence de niveau de vie. La Bolivie est un pays nettement plus pauvre et je n'ai eu aucuns soucis, et pourtant il m’est arrivé de marcher seul et assez tard dans la nuit dans les rues de La Paz. Non, définitivement, je n’ai pas un bon feeling avec ce pays. Je décide donc de prendre le bus bi hebdomadaire en direction de Bogota le plus rapidement possible.

En ce mercredi 28 j’attends donc mon bus pour Bogota. Il la, alors que je me fume une petite clope, je pose pour une fois mon sac à dos contenant mon PC, ma veste gore tex, mes lunettes de vues et d’autres choses par terre avec mes autres bagages (vélo démontés, toutes mes sacoches). Et lorsque je me penche pour le récupérer il a disparu (soit un peu plus de 1000 euros de perdu…). Ils ont réussi à me le voler alors que je ne me suis pas écarté de plus de 50 cm de mes bagages. Là c’est le coup de trop. Je me mets dans une colère pas possible et traite les équatoriens de tous les noms, et en espagnol. La franchement je m’en fous, et qu’il n’y en ai pas un qui vienne me dire quelque chose. Tous les noms y passent… Mais finalement pas un ne viendra me dire quoi que ce soit. Faut dire que je devais avoir l’air d’un grand malade… Je crois que je n’ai jamais été en colère a ce point. Certains me diront que j’ai été dure dans mes commentaires sur l’Equateur et sur sa population sur ce blog. Peut-être. Mais je tiens aussi à préciser que je ne considère pas tous les équatoriens comme de voleurs, loin de là. J’ai rencontré des gens extrêmement gentil et agréables, notamment pendant mon séjour sur la cote. Mais cela restera le seul pays ou je ne me serai pas senti en sécurité et les fais montrent que c’est loin d’être le pays des bisounours. Et les évènements des derniers jours (et souvenez-vous aussi de l’épisode du bus en Montanita et Guayaquil) me donnent plutôt raison. C’est donc sans regret (avec plaisir ?) que quitte ce pays.

Me voilà donc dans le seul bus direct pour aller à Bogota. Et dès que je m’assois je sens que le voyage va être long. Voici pourquoi en quelques points :

- Mon siège est casse et ne s’incline pas

- Le trajet dure plus de 30 heure

- Quasiment que de la route de montagne

- Mes voisins de route sont un couple avec deux enfants en bas âges qui pleureront presque tout le long du trajet

- La climatisation ne fonctionne pas et impossible d’ouvrir les fenêtres

- Le lecteur de DVD cesse de fonctionner après 4 films de suite de Jean Claude Van Damme (ceci dit est-ce un mal…)

Pour finir cette belle journée je citerai donc notre cher ancien président (mais n’allez pas croire que je suis un fan de Jacques) : les merdes ça vole toujours en escadrille.

29 Juillet : De retour a Bogota

Voilà, après 31 heures passées dans le bus et un voyage que je ne souhaite même pas à mes meilleurs ennemis équatoriens me voilà de nouveau à Bogota. Je vais me reposer quelques jours et ensuite je partirai dans le nord, près de la ville de Santa Marta, pour effectuer un trek de 6 jours à travers la jungle pour atteindre la Ciudad Perdida (la cite perdue). Et j’ai aussi plein d’autres projets en tête mais je ne veux pas tout vous dévoiler pour le moment ! Donc même si je vais faire un pause dans mon périple a vélo pendant quelques semaines ne vous inquiétez pas, j’aurai plein de choses à raconter sur ce blog. J’essaierai notamment de vous faire partager les merveilleux moments que je devrais vivre dans ce pays fantastique et trop souvent décrié.

Bilan à mi-parcours

DSC00766

Apres 6 mois il est temps de dresser un premier bilan et je le ferai sous forme de questions réponses. Question que l’on m a d ailleurs pose tout au long de mon périple.

C’était bien?

Génial, grandiose, géant, splendide ! Voilà quelques adjectifs que j’utilise souvent pour décrire mon voyage lorsque l'on me pose cette question. Je m’attendais à vivre des moments extraordinaires mais je ne pensais pas que ça allait être a ce point. Je ne peux que conseiller à tous ceux qui rêvent de grand espaces, de dépaysement de venir passer quelques mois ici.

Et si c’était à refaire?

Oui, oui et encore oui ! Je me relancerais dans cette aventure sans hésitation. Le voyage à vélo est vraiment quelque chose d’extraordinaire, qui ouvre nombre de portes et qui permet de sortir de la masse des gringos qui voyage en Amérique du sud. Je ne peux plus compter le nombre de fois où les gens sont venus naturellement vers moi en me voyant arriver avec mon vélo et tout mon attirail. Bien sûr par moment c’est extremement dure, la solitude peut devenir pesante (quoique pour moi cela n’est pas trop un problème) mais il y a tellement de bons moments qui viennent compenser cela.

Quel pays ai-je préféré?

Sans hésitation la Bolivie. Pour ces paysages magnifiques mais aussi pour sa population d’une gentillesse incroyable même si ils sont un peu plus timide que les argentins ou péruviens au premier abord. Et j’y ai, sans conteste, passer le moment le plus marquant de ce voyage, à savoir la traversée du salar de Uyuni sur deux jours. Un moment que je garderai en mémoire pendant longtemps.

Faut-il parler espagnol?

Si vous voulez profiter pleinement de votre voyage, échanger avec les locaux, la réponse est clairement oui. Apres, pas besoin d’avoir un super niveau, surtout qu’avec un peu d’effort on progresse vite. Mais si vous ne voulez pas rester exclusivement avec les autres touristes, il faut parler un minimum l’espagnol.

Et qu’est ce que je pense des sud-américains?

Je n’aime pas trop faire des généralités mais que ce soit les Argentins, les Boliviens, les péruviens ou les chiliens (je n’ai pas été au chili mais j’en ai rencontré plusieurs), ils sont tous (enfin presque…) d’une gentillesse incroyable et m’ont réservé un accueil formidable. Je ne compte plus les fois où l’on m’a invité à boire un café, invite à manger voir même dormir. Par moment je devais même m éclipser sinon je serai toujours à discuter en Argentine ! Et c’est cool maintenant car je connais des gens dans chaque pays et je suis bienvenu chez eux. Pratique pour mon prochain voyage à travers l’Amérique du sud… Je ne pense pas que j’aurais reçu un tel accueil en Europe. A méditer…

Voilà il est temps pour moi de vous laisser. J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à me suivre que j’en ai eu à vous raconter mes petites aventures. Je vous laisse avec quelques photos marquantes de mon voyage. Et promis je vous donne des nouvelles très vite… Si je ne reste pas bloqué dans la jungle colombienne. Et oui, il parait que certains se sont vus offrir un séjour gratuit de plusieurs années…

Glacier Perito Moreno (29) De Salar de Uyuni a Salinas (11)

Route de la mort (57)

Trek Salkantay - Jour 5 - Machu Pïchu (12)

Réserve de Paracas (1)

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Published by Seb - dans Equateur
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:58

Me voila de retour sur le blog avec des nouvelles toutes fraiches après une longue période de silence. Pour ma défense, j’ai eu quelques soucis informatiques et j'ai perdu tous les textes pour mon blog écrits depuis Cuzco ainsi que beaucoup de photos. De plus, j'ai perdu ma clé USB ou j'avais mes sauvegardes... Et comme je suis un peu fainéant (qui n'est pas fainéant en vacances?) et que je n'ai pas tout réécrit, il n'y aura pas cette fois ci de description jour pas jour mais seulement un résumer. Et pourtant il y en a des choses à raconter...

Du 25 mai au 2 Juin : De Cuzco à Nazca

Après quelques jours de repos suite au trek pour aller au Macu Pichu me voila de nouveau sur la route. Et je m'attends à souffrir plus que jamais. Pour atteindre Nazca à plus de 600 km je dois grimper 3 cols à plus de 4300 m d'altitude pour à chaque fois redescendre à moins de 2000 m. Cela devrait être la partie la plus dure de mon périple. Quoique la traversée de l'équateur devrait être sympathique...

La sortie de Cuzco se passe sans soucis et je suis rapidement en pleine nature, ne croisant que des petits villages. Et bonne surprise, comme je suis à 4000 m d'altitude je commencerai pas une descente de... 32 km! Ca donne donc une descente de 40 min, par des petits lacets, à fond! Et tout ça dans des paysages magnifiques. Et une fois encore, avec ces changements d'altitudes, je peux voir toute une grande diversité de végétation et surtout apprécier une grande différence de température. Autant à 4000m je n'ai pas chaud, autant à 2000m je suffoque presque à cause de la chaleur et surtout l'humidité. Par contre c'est après que ça complique. Je suis descendu à 1800 m, et bien je dois remonter. Et la, c'est 70 km de montée (oui oui, j'ai bien dit 70) et une vitesse moyenne oscillant entre 7 et 8 km/h. Ca fait donc dix heures à grimper cette fameuse cordillère, sans compter les nombreuses pauses pour reprendre mon souffle dès que je dépasse les 3500 m d'altitude. Dix heures à souffrir... Mais quel bonheur une fois atteint le sommet. A chaque fois je ne peux m'empêcher de lâcher un cri de joie.

De Cuzco à Abancay (39)

Durant ce trajet à travers les montagnes du sud du Pérou, j'aurais l'occasion de croiser pleins de petits villages d'un autre temps (enfin au début car après il n'y avait plus grand chose...) avec des gens extrêmement chaleureux, toujours prêts à me renseigner et à m'aider. Cela m'amènera même à dormir chez les pompiers qui m'offriront gentiment un lit pour la nuit (Est ce que les pompiers français feraient de même avec un cycliste péruvien?). Un paysan m'invitera aussi à poser ma tente dans son jardin car, comme il me dira, c'est tranquille ici mais on ne sait jamais! Je logerai aussi dans des auberges pas terribles mais, après huit ou dix heures de vélo, je pourrai dormir à même le sol. Les seuls soucis dans ce beau tableau c'est qu'il y a un nombre impressionnant de travaux en cour sur la route (Nombre d'entre eux sont due aux graves inondations qui ont touché le Pérou en début d'année. Les medias français ont surtout relaté l'histoire des 600 touristes bloqués au Machu Pichu, mais ont passé sous silence les énormes dégâts causés aux cultures ou habitations). Par contre je passerai un certain temps à discuter avec les péruviens qui travaillent sur la route qui, à chaque fois que je passe devant eux, me posent toutes sortes de questions et m'encouragent même par moment lorsque je dois avoir l'air d'être épuisé. Par contre ils me découragent par moment lorsqu'ils me disent 'aller, plus que 25 km de montée....'.

Le seul point noir à tout ça c'est que j'ai cassé mon appareil photo. En voulant prendre une photo alors que je roulais pour sortir de la ville d'Abancay, je l'ai fait tomber sur la route, et il n'a pas aimé. Résultat il marche plus très très bien. Voir plus du tout... J'arrive donc à Nazca sans appareil photo et dans le noir puisque une fois encore je me suis réveillé trop tard et j'avais sous estimé le temps de route. Et je galère un peu pour trouver ma route, me retrouvant dans un coin pas terrible de la ville. C'est à ce moment que la police vient à ma rencontre pour me demander ce que je fais la. Epuisé je leur dis que je cherche un 'hostal barato' (hôtel bon marché, à savoir environ 5 euros ici) et je leur avoue que je suis un peu perdu. Ils me disent alors qu'ils vont m'escorter jusqu'à un hôtel pas loin. Me voila donc à rouler dans les rues de nazca suivie d'un 4*4 de police roulant au pas avec les gyrophares allumés. Moi qui préfère en générale passer inaperçue quand j'arrive dans une ville et bien la, c'est raté...

Me voila donc à Nazca, ville que beaucoup d'entre vous doivent connaitre de nom, ou son évocation doit vous rappeler vaguement quelque chose. En effet, c'est ici que sont les fameuses 'Lignes de Nazca', grand dessins (géoglyphes pour ceux qui veulent le terme scientifique) creusés dans le sol allant de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres découverts en 1926. On peut voir un singe, un oiseau... C'est assez intrigant à voir mais pour les explications je devrai repasser car encore personne n'a réussi à percer le mystère de ces étranges dessins. Est ce un calendrier archéologique, ou simplement des dessins destinés aux dieux? Si vous avez des talents d'archéologue et que vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, vous serez les biens venus ici... Et le plus surprenant est que ces lignes, du fait de la particularité climatique et géologique du lieu sont restées intactes depuis leur création par la civilisation Nazca, une culture pré-incaïque du sud du Pérou en 300 avant JC.

Le meilleur moyen pour voir ces lignes est de prendre un tour dans un petit avion que proposent les nombreuses agences du coin. Ce n’est pas très cher mais il y a eu plusieurs morts ces derniers mois suite à des accidents. Je préfère donc passer mon tour et profiter de mon jour de repos tranquillement sur la plancher des vaches.

Du 4 Juin au 8 Juin : De Nazca à Lima

Tout autour de Nazca, c'est le désert. Me voila donc reparti pour traverser une nouvelle fois ces étendues de sable ou il n'y a pas grand chose. Je dois avouer que je préfère les montagnes et leurs cotes vertigineuses que les déserts. Pédaler en ne voyant rien a l'horizon et souvent sous une chaleur de plomb est souvent démoralisant et peu intéressant. Mais je n'ai pas le choix. Me voila donc parti pour 200 km, distance qui me sépare de l'océan pacifique. J'y suis presque...

20 km après Nazca j'ai la bonne surprise de passer devant un mirador d'ou l'on peut apercevoir quelques unes de lignes de Nazca. Je dois avouer que c'est assez intrigant ces dessins gigantesques en plein milieu de désert. Seul point noir, l'un des dessins est coupé en son milieu par la route panaméricaine, construite en 1920 soit 6 ans avant la découverte des lignes. Lorsque je descends du mirador un car de touriste japonais arrive pour admirer les géoglyphes. Mais pendant un moment il semble que je sois devenu leur centre d'intérêt. J'ai droit à mille questions et surtout à une séance photo interminable. On dirait que quand il y en a un qui prend une photo, tous les autres veulent la même. Par exemple s’il y en a un qui invente un truc sympa pour la photo (genre monter sur le porte bagage avant de mon vélo) et bien c'est reparti pour quarante photos... Après tout ça je repartirai sous les applaudissements! La je suis vraiment mort de rire sur mon vélo!

De nazca à Huacachina (10)

Ensuite, et bien plus grand chose. Je ne verrai presque que du sable jusqu'a Ica. Je passerai la nuit dans le petit village de Huacachina, à quelques kilomètres d’Ica. Celui ci est posé au milieu des dunes,  un vrai petit oasis. Et comme le petit hostal ou je me pose dispose d'une piscine, c'est pour moi un vrai petit coin de paradis.

De nazca à Huacachina (1)

D’Ica il ne me reste plus que 80 km avant d'atteindre Paracas, petit village de pêcheur qui sera ma première halte le long de la côte. La route n'est, une nouvelle fois pas des plus merveilleuses, mais je vais devoir m'y faire car le désert s'étend le long de toute la cote du Pérou. Mais peu m'importe aujourd'hui. Je pédale vite, aider par le vent et motivé par le fait de pouvoir, pour la première fois depuis mon départ d'Ushuaia, voir la mer. Après quatre heures me voila enfin les pieds et les roues dans l'eau. Ce n'est pas une belle plage comme on en voie dans les caraïbes mais cela suffit à mon bonheur. Et après plusieurs semaines de régime poulet et riz quel bonheur de pouvoir enfin gouter aux poissons, calamars, langoustine.

De Hacahina à Paracas (18)

A quelques kilomètres au sud se trouve la réserve nationale de Paracas, situé sur une petite péninsule. Délesté de tous mes bagages je décide d'aller y faire un tour avec mon vélo. Je passerai la journée à traverser les dunes, le désert, mais cette fois ci sur des pistes de terre, sans camions ni voitures et au bord de la mer. Cette réserve présente des paysages vraiment fantastiques, avec des grandes dunes de sables aux nombreuses couleurs, des falaises abruptes de plusieurs dizaines de mètres et pour ne rien gâcher des grande plages de sables fin complètement désertes. Une bonne surprise. Une bonne journée!

Réserve de Paracas (77)

De Paracas il est aussi possible de prendre un bateau pour aller voir la faune des Iles Balistas. Ces iles situées à seulement quelques kilomètres de Paracas et sont assez célèbres pour le guano (excrément d'oiseaux) qui en était extrait et ensuite envoyé comme engrais en Europe au début du siècle précédent. Depuis le milieu du XXIème siècle ce commerce est très réglementé et la collecte du guano ne se fait que tous les 5 ou 7 ans et avec la plus grande vigilance des écologistes afin de ne pas trop perturber la faune. En effet ces iles regorgent d'oiseaux, de lion de mer, de pingouins... Ne pouvant résister à l envie de voir ces nombreux animaux que je n'ai encore jamais eu l'occasion de voir je m'y rends via une agence du port. Ca sera aussi pour moi l'occasion de monter pour la première fois dans un hors bord équipé de deux moteurs de 200 chevaux. Pas très écolo mais je peux vous dire que ça décoiffe!!! Même si c'est sympa j'aurais préférer un petit bateau de pêcheur ou un voilier, mais ce n'était malheureusement pas possible. Aller visiter une zone protégée avec un bateau qui consomme une quantité de carburant incroyable c'est quand même le comble...

Après trente minutes me voila aux pieds des ces iles de couleur blanche, recouvertes d'oiseaux. La couleur blanche n'est pas du a la couleur naturel de la roche mais au guano, dont la couche peu mesurer jusqu'à plusieurs mètres d'épaisseur. Et quel bonheur de pouvoir admirer les lions de mer se prélasser sur les rochers (d'après mon guide c'est l'animal le plus fainéant du coin, celui ci ne descendant de son rocher que pour manger) ou les pingouins marcher tranquillement sur les rochers. Et ici point de gros pingouins, ce sont des pingouins de Humboldt qui mesurent entre 40 et 60 cm. Personnellement je trouve ces animaux vraiment rigolo. Ils dodelinent, trébuchent et je ne peux m'empêcher de rigoler quand je les vois tomber, tête la première, alors qu'ils tentaient de battre leur record de vitesse.

Islas balestas (35)

Après tout ça il est temps pour moi de rejoindre la capitale du Pérou, Lima, qui se trouve à un peu moins de 200km. La dangerosité de la route et les conseils de péruviens me convaincront de prendre une nouvelle fois le bus pour aller jusqu'à Lima. Et franchement, en ayant vu les autoroutes de 8 voies, la circulation assez dense et les banlieues traversées je ne regrette pas mon choix. Et il faut savoir que Lima est considéré comme une ville dangereuse, par les péruviens eux mêmes.

Je ne passerai que deux jours à Lima, soit une visite éclaire. Deux jours qui me permettront de voir rapidement le centre historique, de découvrir la vie nocturne avec le frère de mon amie colombienne qui fait des études de 'Cordon bleu' à Lima et surtout, d'enfin acheter un pneu de qualité correcte pour ma chère bicyclette. Lima regorgeant de choses à visiter et disposant de nombreuses activité culturelles j'aurai pu y rester plus longtemps mais, plus les semaines passent et plus je me sens mal à l'aise dans ces villes qui dépassent les 10 millions d'habitants. Trop de bruit, de pollution, de voitures...

Au nord de Lima s'étend un désert de sable de plusieurs centaines de kilomètres jusqu'a la frontière équatorienne. Comme j'en ai plus que ras le bol du désert et que la route jusqu'à Chiclayo est réputée dangereuse du fait de la circulation et des pirates de la route (Il semblerait que plusieurs cycliste se soient retrouvés en slip) je prendrai le bus. Je préfère me garder un peu plus de temps pour bien faire le tour des montagnes et de la jungle en Equateur que de galérer une nouvelle fois dans le désert. Mais ne vous inquiétez pas, je m'en garde quand même une partie à faire à vélo entre Chiclayo et Mancora.

Du 10 Juin au 29 Juin : De Lima à Mancora

Sur la route entre Lima et Chiclayo je décide de m'arrêter à Trujillo afin de pouvoir visiter Huanchaco, petit village de pêcheur situé à une quinzaine de kilomètres. Arrivé à Trujillo je remonte  sur le vélo et après 1 heure me voila arrivé dans un village à l'atmosphère assez sympa. Ici c'est un mélange de surfeurs et de pêcheurs, avec de belle plages le tout dans une ambiance très relax. Et en plus je me trouve un petit coin bien sympa pour poser ma tente. Tout ce qu'il me faut! Le seul problème est que, du fait des courant de Humboldt (Rien à voir avec les pingouins du même nom. C'est un courant de surface froid qui prend naissance près de l'Antarctique), l'eau est très froide.

Huanchaco (15)

Je profite de cette halte pour faire un peu de surf et voir les premiers matches de la coupe du monde. Je ne vais pas en rajouter sur le magnifique parcours de notre chère équipe nationale mais je peux vous dire que je me suis bien fait chambrer... Et j'en profite surtout pour admirer les pêcheurs qui utilisent encore des petites embarcations de totora (roseaux) semblables à celles que l'on peut voir sur le lac Titicaca, les mêmes qu'utilisaient les pêcheurs il y a plusieurs centaines d'années. C'est un réel spectacle de les voir  surfer sur les vagues pour revenir de leur pêche matinale.

Huanchaco (23)

 

Huanchaco (6)

L'équipe de France (presque) éliminée je reprends ma route en bus pour Chiclayo. De la je me remets et selle pour parcourir les 400 km de désert qui me séparent de Mancora, village de surfeur situé tout au nord du Pérou. 400 kilomètres ou il n'y aura quasiment rien mis a part quelques villes, surtout lors de premiers 220 km ou je ne verrai que du sables. Dans l'impossibilité de trouver un coin caché de la route pour dormir je serrai obligé de poser ma tente à quelques dizaines de mètres de la route, bien visible. Pas terrible niveau sécurité mais pas le choix. Et finalement personne ne viendra me déranger. Ensuite les villes et villages se font plus nombreux, je pourrai donc dormir dans une auberge la nuit suivante (le camping sauvage est déconseillé dans le coin). Ce ne fut pas la partie la plus intéressante ni la plus agréable mais après trois jours et une moyenne de 140 km par jour (bien aidé par le vent) me voila enfin à Mancora, ou je vais me poser quelque jours.

Autant Huanchaco était un petit village tranquille, avec une activité nocturne limitée, autant à Mancora c'est la fête quasiment tous les jours. Ici le programme c'est surf la journée sous un soleil de plomb et fête le soir. Après plusieurs mois à pédaler à travers les déserts et montagnes, ça va me fait du bien de retrouver pour quelques jours un peu de monde. Je m'installe donc dans une petite case à quelques dizaines de mètres de la mer, et, par chance, mes voisins, deux surfeurs chiliens, s'avèrent très sympa. On passera donc la semaine à surfer (enfin surtout eux moi je suis plus souvent dans l'eau que sur la planche), visiter les alentours (Notamment des bains de boue assez rigolo et la visite de mangroves en bateau  ou l´on peut voir des oiseaux étrangent qui gonflent une grosse poche rouge sous leur gorge afin d´attirer une femelle) et, bien sure, à bavarder autour de quelques apéros, accompagnés de péruviens, d'argentin et d'espagnols. C'est assez agréable de pouvoir lier des connaissances sur plusieurs jours, ce qui est difficilement faisable lorsque je bouge tous les jours avec mon vélo. De plus les locaux sont extrèment sympas, comme tous les péruviens que j'ai côtoyé depuis mon entré dans ce pays magnifique.

Mancora (143)

 

Mancora (26)

 

Mancora (45)

 

Mancora (103)

Mancora (82)

Mais alors que je compte repartir à vélo après cette super semaine je fais une bonne intoxication alimentaire à cause d'un plat de Ceviche (Poisson cru mariné dans le jus de citron) qui devait pas être très frais. Résultat, deux jours passés entre mon lit et les toilettes... Le troisième jour je décide de faire un footing sur la plage pour voir si mon corps est capable de fournir un effort physique. Et alors que tout va bien et que je fais quelques étirements je vois deux gars se rapprocher de moi. Un avec une capuche et une casquette et l'autre avec un foulard qui lui cache le visage. Et alors qu'ils se séparent et qu'un se dirige face à moi et l'autre derrière je comprends que je vais me faire braquer. Mais ils sont seulement à quelques mètres, je ne peux donc rien faire. Sensation assez bizarre de savoir que l'on va se faire braquer sans pouvoir faire quoi que se soit. De la, celui qui est derrière moi me pose une arme sur la tête et celui de devant  me demande ce que j'ai sur moi et commence à me faire les poches. Heureusement je n'ai rien sur moi, juste mes clés.  Enfin heureusement ce n'est pas ce que je pense sur le moment. Je me dis qu’ils vont être un peu énervé de repartir avec rien et vont donc m'en 'mettre plein la tête'. Et bien non, à ma grande surprise, ils me laissent partir. Un grand soulagement... Sur le chemin du retour je croiserai la police qui a tout vu de loin avec des jumelles mais qui n'a pu arriver à temps. Ils me glisseront durant notre conversation que j'ai eue de la chance. Je ne sais pas trop comment l'interpréter mais ce qui est sure c'est que le footing sur la plage, c'est fini...

Suite à cette affaire je décide de changer un peu mes plans. Je devais passer la frontière à vélo et ensuite, un peu plus au nord, prendre un bus pour rejoindre Montanita, sur la cote Equatorienne afin de prendre une autre semaine pour apprendre à surfer correctement. En bus car ce n'est pas du tout sur ma route pour rejoindre Quito, fin de mon périple en vélo en Amérique du Sud et, de plus, je dois traverser Guayaquil, plus grosse ville d'Equateur et surtout la plus dangereuse. Mais finalement je décide ne pas passer la frontière en vélo car celle ci est considérée comme la 'pire frontière d'Amérique du Sud' (c'est même écrit dans les guides touristiques...Le frère de mon amie Colombienne qui est passé par la s'est fait piqué, entre autre, son appareil photo par les douaniers eux mêmes) et vu ce qu'il s'est passé ce matin, je ne veux pas prendre de risques. Mais ne vous inquietez pas, suite à ma pause à Montanita je reviendrai quasiment à mon point de départ (au sud de l'Equateur), juste quelques kilomètres au nord de la frontière. Donc je ferai bien tous les kilomètres prévus!

Du 1er Juillet au 13 Juillet : Montanita - Equateur

Après un long trajet en bus du au passage de la frontière et à un changement pour le moins chaotique me voila enfin à Montanita, village de surfeur situé sur la 'Costa Del sol', en Equateur. Et ici l'ambiance est encore plus décontracté que à Mancora : la tenue officielle c'est le short, la chaussure officielle la Tongue et enfin le reggae est omniprésent dans les rues. Et le soir les spectacles de rue s'invitent à la fête, les 'buvettes à cocktails' installées sur les trottoirs sont partout et tout ça ne s'arrête qu'au petit matin... Autant vous dire que pour ceux qui logent dans le centre du village il est impossible de dormir. Je choisis donc de m'installer dans une petite case en bambou au nord de la plage, dans un coin tranquille. Je suis à 50 mètres de la mer, un surf à disposition... Le pied! Le lieu où je loge s'appelle 'Balsa surf camp'. Balsa c'est le nom du bois qui pousse dans le coin et surtout le bois qui sert à fabriquer des planches de surf. Et le propriétaire du lieu, un ancien champion de surf équatorien marié à une française, fabrique ses propres planches à partir de ce bois. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de visiter son atelier et c'est réellement passionnant de le voir fabriquer une planche magnifique à partir de simples planche de bois. Et cerise sur le gâteau je peux utiliser ces planches faites maison pour surfer.

Montanita (3)

Et ce qui est agréable ici c est que la mer est extrêmement chaude. Et heureusement car à cette période de l'année le soleil reste caché derrière un voile nuageux quasiment tous les jours. Il fait plutôt chaud mais pas de soleil. Mais souvent, qui dit mer chaude signifie petites créatures pas sympas. Et c'est las cas ici. Des petites méduses de 1 cm de diamètres avec une queue de 15 cm se cachent sous une fine couche de sable et, lorsque vous avez le malheur de marcher dessus, vous piquent les pieds ou la cheville. Et aux dires des locaux ça fait le même effet que si l'on vous enfonçait un cloue rouillé. Une solution pour les faire fuir est de faire glisser les pieds sur le sable lorsque l'on rentre dans l'eau afin de faire des vibrations dans le sol, un peu à la façon Mickael Jackson pour son célèbre 'moonwalk'. Ca semble efficace puisque je ne me suis pas fait piquer mais ça donne un air bien stupide. Et comme je surf aussi bien qu'un Russe n'ayant jamais vu l'océan je dois vraiment ressembler à un 'Brice de Nice' fan de Michael Jackson. Et après ça n'allez pas me dire que je fais du surf pour attirer les filles parce que la, au mieux je les fais rigoler, au pire fuir. Pour sauvegarder mon amour propre je n'ai bien sure pas pris de photos...

Petit ombre au tableau j'ai essayé de tester la résistance de mon épaule lors d'une énième figure artistique en surf et, malheureusement, la roche semble plus solide que moi. Résultat 4 jours sans pouvoir trop bouger mon épaule et, du coup, sans surf. Je décide donc de reprendre la route et d'abandonner (provisoirement) ma tenue de surfeur pour réendosser celle de cycliste. Mais ce n'est que partie remise...

Mais avant de partir je me dois de faire quelque chose. Aller voir les baleines qui nagent au large des cotes équatoriennes. Quel spectacle de voir ces cétacés, qui mesurent entre 12 et 16 m et pèsent jusqu'à 40 tonnes, faire des sauts et autres rites de parades nuptiales. En effet, tout ce show est réalisé par le male dans le seul but d'attirer et d'épater une femelle. Et c'est d'autant plus impressionnant que le bateau dans lequel je me trouve n'est pas bien grand et que les baleines ne sont qu'à quelques mètres. Vraiment un moment magique... Malheureusement pour vous je n'ai pas réussi à prendre de belles photos, juste des 'bouts' de baleine. En effet il semble que ces maudits mammifères aient le don de sauter quand mon appareil photo est éteint...

Puerto Suuarez - Baleines (12) 

Voila je dois maintenant sauter dans un bus pour retourner dans le sud de l'Equateur afin de reprendre mon voyage à vélo. Je comptais finalement essayer de descendre vers le du pour en vélo mais une dernière discussion avec un équatorien de Guayaquil m'en a dissuader. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il pensait du fait que je roule seul autour de Guayaquil avec mon vélo il m'a répondu : " eres loco?? (Tu es fou). A mon avis c'est quasiment sure que tu ressortiras de la ville à pied et sans rien...". Je suis bien un peu fou mais pas suicidaire, je prendrai donc le bus pour retourner à mon point de départ.

Vous aurez prochainement plein de nouvelles de mon périple à travers la sierra équatorienne ainsi que pleins de photos. Et comme c'est l'été et que votre chef est sans doute en vacances vous aurez tout le temps de lire mon blog et voir les photos depuis votre boulot!

Hasta luego

PS : Toutes les photos dans les albums ‘ Pérou : de Cuzco à Lima`, `Pérou : de Lima à Mancora` et `Equateur : Montanita`

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Published by Seb - dans Perou
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 05:46

11 Mai - De La Paz à.... La Paz - 0 km

Si je devais donner un titre à cette journée "Le faux départ" conviendrait parfaitement. En effet, alors que j'ai régler tous les petits soucis de matériel (Ça m'a quand même pris plus de trois heures pour couper mon cadenas) et de santé et que j'entame tout juste mon 4ème kilomètre, je sens que quelque chose ne vas pas au niveau de ma roue arrière. Et pour cause : mon pneu vient de s'éventrer et, petit bonus supplémentaire, la chambre à air avec. Mes pneus ont donc vraiment souffert sur les pistes du sud de la Bolivie. Autant vous dire que je ça me met de salle humeur!

Il ne me reste donc plus cas trouver un nouveau pneu. Facile me direz vous dans une capitale. Et bien non. Les pneus de bonne facture que je trouve ne sont pas adaptés à mon vélo. Je me résigne donc à acheter un pneu boliviens qui me coûte à peine 4 euros. JE ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il va m'arriver des histoires avec celui ci...

Et comme j'ai mis environ 5 heures à dénicher ce que je cherchais il est trop tard pour reprendre la route aujourd'hui. Donc encore une nuit sur La Paz... Et l'autre blague du jour : je me suis endormi dans le mini bus qui devait me ramener prêt de mon hôtel et je me suis seulement réveillé au terminus, dans une banlieue ou je ne me sens pas trop rassuré...

12 Mai - De La Paz à Copacabana - 130 km / 8h

Ce matin départ à 7h du matin. En effet une grosse journée m'attend. Je dois rejoindre Copacabana (Pas célèbre plage du Brésil), dernière étape bolivienne avant le passage de la frontière avec le Pérou, avec un col à plus de 4300m. Autant vous dire que je m'attends à souffrir après 3 semaines sans vélo. Mais avant tout je dois trouver un mini bus pour sortir de la ville car je n'ai pas envie de traverser tout la Paz et sa banlieue en vélo. En à peine 10 minutes je trouve mon bonheur et mon vélo est posé sur la galerie, au dessus des quelques 500 kg de bagages déja chargés, qui doivent appartenir aux 14 personnes qui ont pris place dans le minu bus qui est supposé transporter 9 personnes.

De La Paz à Copacabana (9)

Le chauffeur me dépose sur le bord de la route après une trentaine de kilomètres. Et que c'est dur après trois semaines sans vélo. Les muscles ont du mal et surtout le manque d'oxygène se fait sentir lorsque je passe le col. A un moment je pense même demander à un pick up de m'emmener jusqu'au sommet... Mais, sans doute trop fière pour m'avouer vaincu par ce 'petit col', j'irai au bout, et je dois avouer que ça fait plaisir! Surtout qu'après cela c'est une descente jusqu'à Copacabana.

Alors que je me ré-hydrate tranquillement je fais la connaissance d'un péruvien qui possède une chambre qui donne sur le lac. Chambre simple mais avec une vue imparable sur le lac Titi Caca. Parfait pour un repos bien mérité!

De La Paz à Copacabana - Copacabana (7)

13 Mai - De Copacabana à Puno - 130 km / 7h

Départ à l'aube ce matin, dans un froid sybérien. Il est 7h du quand je donne ce qui sera mes derniers coup de pédale en Bolivie. Je réalise que je vais quitter la Bolivie dans quelques minutes et je dois avouer que c'est avec un petit pincement au coeur. J'ai vraiment adoré ces quelques semaines passées dans ce si beau pays, avec ses paysages saisissants et variés, sa population si humble et si sympathique et dont une grande partie continuent à perpétuer des traditions datant de plusieurs siècles.

Me voici donc, après un trentaine de minutes, au poste frontière. Il n'y a presque personne et j'obtiens mes tampons d'entrée/sortie en moins de 10 minutes. Aucune fouille, aucune question, ce qui m'arrange, n'ayant pas envie de perdre trop de temps.

De Copacabana à Puno (3)

Me voici donc au Pérou, célèbre pour le Lac Titi Caca (Le lac est partagé entre la Bolivie et le Pérou), Cuzco et surtout le fameux Machu Pichu. Et pour l'instant je continue à longer le lac donc pas de grand changement. Et ce lac sera le seul paysage que je verrai de toute la journée, mis à part quelques villages pas spécialement magnifiques. En fin de journée j'atteins donc la ville de Puno (100 000 habitants) dont l architecture n'est pas des plus formidables. Comme en Bolivie, il semble que les paysages soient beaucoup plus jolies que les villes... Mais malgré cela Puno est très touristique car c'est un bon point de départ pour aller visiter les différentes îles du lac Titi Caca, notamment les fameuses îles flottantes en totora qui abritaient naguère les uros (Vous avez sûrement déja vu ces îles fabriquées à partir de ce qui semble êtres des roseaux). Un gros business pour les locaux puisque les prix sont incroyablement élevés. En gros il n'y a rien dans cette ville pour me retenir et je n'y passerai donc qu'une nuit, dans un hotel vraiment pas terrible.

De Copacabana à Puno (11)

14 Mai - De Puno à Cuzco - 380 km (Dont 320 km en bus)

Encore une fois je pars tôt. Et encore une fois il fait bien froid, mais pas un nuage, donc tout va bien. Tout sauf ces chauffeurs de bus et camion péruviens qui ont tendance à vous klaxonner sans cesse avec l'air de vous dire 'dégage sur le coté ou je t'écrasse'. Du coup à chaque coup de klaxon je suis obligé de litéralement me jeter sur le bas coté, ou l'on trouve un peu de tout : pierres, bouteilles de verre cassées, poubelles... Après 60 kilomètres, et alors que je me 'pousse' une trentième fois pour laisser passer un bus, je ne peux éviter de rouler sur plusieurs pierres bien tranchantes. Autant vous dire que mon pneu ' made in bolivie' ne résiste pas... Pneu éclaté... A ce moment la je ne vois que deux solutions : soit jeter le vélo sous un camion afin qu'il meurt d'en d'atroces souffrances ou le lester de 50 kilos de pierre et le jeter au fond du lac Titi Caca! Après avoir finalement passé mes nerfs sur un poteau je me dis que j'ai deux options : soit retourner à Puno dans l'espoir de trouver un pneu (la c'est loin d'être gagné) ou aller directement à Cuzco ou je suis sure de trouver mon bonheur (D'après les infos d'un cycliste rencontré à Copacabana). Ce sera finalement le bus pour parcourir les 300 km qui me séparent de Cuzco. Bus que j'arrive facilement à prendre àprès 30 min de stop. Comme en Bolivie, aucun problème pour mettre le vélo dans le bus.

 

De Puno à Cuzco (19)

La route traverse des paysages de l'altiplano qui diffèrent un peu de ceux rencontrés en Bolivie : c'est un peu plus valoné et un peu moins monotone. Et durant ce trajet j'ai le temps de m'apercevoir qu les péruviens ont une façon de conduire assez dangereuse... J'aurai même l'occasion de voir un accident de la route. Un bus finira en contrebas de la route (Environ 10 m plus bas)... Comme en Bolivie les gens n'ont pas l'air d'avoir conscience que la route est dangereuse et se prennent tous pour des Schumachers en puissance mais souvent avec des voitures pourries.

Après trois heures de route me voila à Cuzco. Sur les conseils d'un autre voyageur je me trouve une auberge bon marché dans le centre puis je me fais une petite ballade dans le centre historique et je rentre rapidement dormir. Epuisé. La visite touristique de cette magnifique ville coloniale sera pour demain.

De Puno à Cuzco - Cuzco (18)

15 et 16 Mai - Cuzco

Ce matin je fais la tournée des magasins de vélo. Et en effet ils ont tout plein de beaux VTT. Mais après avoir fait la tounrée de toutes les boutiques de vélo je dois me rendre à l'évidence : toujours pas de bon pneu pour mon vélo... Encore une fois je me retrouve avec un pneu construit je ne sais ou mais qui m'a l'air un peu mieux que celui made in Bolivie. A voir... Et cela signifie aussi que je vais devoir passer par Lima pour enfin trouver mon bonheur, ce qui n'était pas prévu dans mon programme.

Je profite aussi de cette journée pour organiser mon trek pour aller au Machu Pichu. Enfin organiser est un bien grand mot. Il suffit de passer par l'une des nombreuses agences qui proposent des treks de Cuzco et ils organisent tout : guide, porteur, tentes, nourriture. En gros j'ai juste à payer, pas trop dure... Je choisis de faire le trek Salkantay, du nom d'un sommet d'environ 6200 m qui se trouve sur le chemin de ce trek de 5 jours. J'aurai bien aimé faire le 'chemin des incas', celui qu'utilisaient les incas pour se rendre au machu Pichu, mais il faut payer un prix exorbitant (Près de 500 euros, près de trois fois le prix du Salkantay) et il faut réserver plusieurs mois à l'avance. Les prochaines places disponibles sont pour fin Août...

Après tout ça je peux me lancer dans la visite de Cuzco, anciennes capitale du royaume inca, fondée au douzième siècle sur ordre du premier roi inca, Manco Capac. Elle resta sous la gouvernance des incas jusqu'a l'arrivée de Pizzaro et de l'armée espagnol en 1533 puis passa définitivement aux mains des conquistadors en 1536. Dès lors de nombreux sites incas ont été détruit pour laisser place à des églises ou des maisons coloniales. Mais on peu quand même voir des vestiges incas, comme tous ces murs de pierre parfaitement construit que l'on trouve un peu partout. On peut notamment un pierre à 12 cotés de taille imposante taillée avec une précision d'horloger. Et je dois avouer que malgré le coté très touristique il est très agréable de déambuler dans toutes ces petites rues, de rester la tête en l'air à admirer les nombreuses églises et monuments, même si la plus part ne sont pas des constructions incas.

De Puno à Cuzco - Cuzco (10)

Du 17 au 22 Mai - Trek Salkantay et Machu Pichu

Jour 1- Ce matin levé à 3h30 pour prendre un car à 4h30. Je marche au radar et me rendors automatiquement dans le bus qui doit nous emmener dans un petit village, dont j'ai oublié le nom, point de départ du trek.

Après trois heures de sieste nous voila arrivés. Tout le monde fait connaissance : les 12 personnes qui font le trek, les guides, les porteurs et le cuistot (On a intérêt à le chouchouter celui la!). Une fois les mules chargées, nous voila partis pour sept heures de marche qui nous font passer de 2500m à 3700. Les paysages sont magnifiques, avec des collines verdoyantes et des sommets enneigés.

Trek Salkantay - Jour 1 (2)

Mais à force de monter, ça caille! L'endroit ou l'on plante les tentes étant à 3700 d'altitude, dès le soleil couché il fait très froid. C 'est gants et bonnets! Après avoir bien sympathisé et avalé un bon repas tout le monde se couche à 8h30. Alors que tout le monde rentre dans sa tente je vois les porteurs préparés leur campement pour la nuit: des peaux de bêtes pour faire le matelas et des couvertures. Pas de tente... Curieux je leur demande si ça caille pas un peu quand même à dormir dehors. Ils me disent que en ce moment ça va, il fera beaucoup plus froid dans quelques mois...

Jour 2 - Encore une fois debout à l'aube ce matin : 5h... Et comme il doit faire aux alentour de zéro degré autant vous dire que sortir de son duvet est un peu un supplice. Ce matin je vais donc éviter la douche (De toute façon il n'y en a pas)...

Après un petit déjeuner avalé dans le froid nous voila parti pour passer le col qui se trouve au pied du Salkantay, dont le sommet culimine à 6200 m. Le col lui se trouve à 4600 m, assez pour donner le mal d'altitudes à certains. Mais pour moi étant habitué à l'altitude depuis un mois tout se passe bien, même si au dessus de 4200 m ça commence un peu à chauffer les poumons. Mais ça reste plus facile qu'en vélo!

Au sommet les paysages sont magnifiques avec une vue sur deux vallés et la Salkantay enneigé. Bluffant! Et il faut, encore une fois, faire une offrande à Pachamama (Vous savez le dieu de la terre pour lequel j'ai du boire de l'alcool à 9h du matin avant de faire la route de la mort). Mais cette fois ci pas d'alcool. Il faut prendre une pierre en bas de la montagne, de préférence une légère, et la poser au sommet. C'est en quelque sorte pour 'reconstruire' la montagne qui s'érode au fil du temps.

Trek Salkantay - Jour 2 (7)

De la il faut redescendre. Et la descente jusqu'au campement est assez sympa puisqu'elle nous fait redescende à une altitude de 2800 mètres donc encore une fois, des changement de paysages et de végétations assez impressionnant. Et pour bien conclure la journée après 8 heures de marches nous campons dans un endroit niché au coeur d'une vallée splendide, et tout ça en dégustant quelques bières salvatrices (Et oui sur la route du trek ils ont mis quelques 'kiosco' ou il est possible d'acheter des boisons. Il faut savoir que les boisons sont acheminés avec des mules...). Et encore une fois, tout le monde couché à 9h...Sauf un américain, Christopher, et puis...moi! C'est assez rigolo puisqu'il a passé quelques mois pour ses études en France (mais il ne parle pas français), a visité le sud la France à vélo et planifie de venir l'année prochaine du coté de Pampelune, à 100 km de la maison de mes parents, pour visiter le pays basque à vélo... Une occasion de plus de retourner visiter ce beau pays basque! Et lui c'est un fou de sport. Il fait des 'iron man' (homme de fer en anglais). Pour rmation un 'iron man' c'est : 3,8 km de natation, 180 de vélo et pour finir un marathon, tout ça dans la journée... Avis aux amateurs, le record du monde est de 8 heures et 17 min!

Jour 3 - Levé à 5h30... Ca commence à être dure. Mais au moins il fait moins froid. Et aujoud'hui ne devrait pas être une journée trop difficile puisqu'il y a seulement 5 heures de marche au programme. Nous voila donc parti au petit matin à travers la jungle, le long d'une rivière. Le fait de descendre a quasiment 2000 m amène la chaleur mais aussi les moustiques. Même avec un bon 'repelente' (antimoustique) je me fais manger.

Trek Salkantay - Jour 3 (7)

Vers midi nous voila donc arriver au campement, avec au programme de l'après midi football avec les péruviens. En altitude et après 3 jours de trek autant vous dire que c'est pas facile, surtout sur un terrain de foot (mais un vrai terrain) qui a tendance à suivre la pente de le montagne. Après 1h30 tout le monde est épuisé et a mal eu peu mal partout. Du coup c'est baignade dans la rivière qui longe le campement. Autant vous dire que c 'est froid , vers les 8 ou 10 degré selon le guide, du coup c'est un peu baignade expresse...

Trek Salkantay - Jour 3 (12)

Le soir dîner sympa avec un 'petit' apéro. Une bonne ambiance se forme dans le groupe qui compte nombres de nationalités : anglais, américains, polonais, argentins, canadiens, hollandais... Du coup ce soir on traîne un peu puisque nous allons nous couché à minuit. Exploit. Mais tout le monde ne va pas se coucher : le guide lui reste debout et continue à boire avec le cuistot et les porteurs....

Jour 4 - Réveil à 6h ce matin. Nous devons prendre un bus pour faire un bout de route qui doit nous emmener à un téléphérique pour traverser la rivière nous barre la route. Mais alors que j'ai la tête dans mon café je vois le guide qui déambule dans le campement. Je ne sais pas à qu'elle heure il s'est couché mais ce qui est sure c'est qu'il est encore bien bourré! Il a du mal à parler et titube pas mal. La je dis bravo et j'applaudis bien fort des deux mains!!! Il est supposé nous guider dans la montagne et peut à peine enchaîner trois pas... Nous prenons finalement le bus et heureusement ce n'est pas le guide qui conduit. Non, lui il cuve en faisant une sieste pendant l'heure de trajet.

En arrivant je m'aperçois toute de suite que je me suis trompé sur l'idée que je me faisais du téléphérique. Ce n'est en fait qu'une sorte de petit chariot de 1,50 sur 1m suspendu à un cable au dessus d'un vide de 30 mètres... Autant vous dire que les sensations sont au rendez vous lorsque l'on se lance. Mais bien sympa! Et même notre guide arrivera à passer sans encombre.

 

Trek Salkantay - Jour 4 (1)

Après deux heures de marche nous atteignons enfin les fameuses rails du train qui va à la ville de Agua Caliente (Aussi appelé Mahcu Pichu village). De la encore deux heures de marche dans des décors magnifiques. Mais tout le monde ne rêve que d'une chose : arriver vite car on a mal aux jambes et surtout pouvoir prendre une douche chaude après 4 jours sans se laver...

Arrivé à Agua Caliente je n'ai pas besoin de beaucoup de temps pour me faire une idée de la ville : dédiée au tourisme, une architecture chaotique et des prix abérants pour le Pérou. Mais bon je ne vais y rester que quelques heures puisque demain le réveil est prévu à 3h30.

Jour 5 - Dure dure le réveil à 3H30. Mais c'est pour la bonne cause : visiter le Machu Pichu! Nous voila donc parti à 4h, dans le noir seulement éclairés par nos lampes frontales, sur la route du Machu Pichu à une bonne allure. 40 minutes plus tard me voila, complètement trempé (Faut dire que c'est débile de faire la course...), devant l'entrée du Mahcu Pichu, à faire la queue pour être dans les 400 premiers. En effet, seuls ceux ci peuvent visiter le Wayan Pichu, le grand pic que vous pouvez voir sur toute les photos.

Mais avant d'aller plus voici quelques précisions sur la Machu Pichu, qui signifie 'vieille montagne', aussi appelé 'la cité perdue des incas'. Cette cité est extrèmement bien conservée car elle n'a pas été découverte pas les espagnols, qui avait un peu tendance à détruire tout ce qui n'était pas compatible avec leur religion. La découverte officielle est due à un américain, Hiram Bingham , qui a découvert le Machu Pichu le 24 Juillet 1911, un peu par accident puisqu'il cherchait en fait la cité perdu de Vilcabamba. A ce moment la majorité du site était recouvert par une épaise jungle et il a fallu plusieurs années afin de donner au Machu Pichu son aspect actuel. Et malgré les nombreux historiens qui se sont intéressés à l'histoire du Machu Pïchu il reste de nombreuse questions, notamment le rôle exacte que tenait le Machu Pichu pour les incas... Pour la petite anecdote, le paysan qui a donné les informations sur le lieu du Machu Pichu à Bingham, un certain Melchor Arteaga, a été payé 1 sole (avec le taux de change actuel cela donne 0,25 centimes d'euros...)

Revenons à cette magnifique journée après ces queslques informations. Alors que le soleil se lève j'entre enfin sur le site du Machu Pichu. Les couleurs que distille le soleil levant ainsi que la brume donne au lieu une atmosphère réellement incroyable. Je pourrai presque m'imaginer quelques incas déambulant dans les nombreuses allées (Bon je vous l'accorde c'est peu être la fatigue qui me joue des tours).

Trek Salkantay - Jour 5 - Machu Pïchu (21)Le guide nous donne de nombreuses explications pendant 2 heures et ensuite nous laisse, le trek s'achevant ici. Mais pas de gros changements pour notre bonne petite troupe puisque nous restons ensemble pour l'ascencion du Wayan Pichu qui, selon mes critères de gars sujet au vertige, me parait pour le moins dangereuse par endroit. Surtout lorsque il faut contourner une pière, instant ou l'on se trouve à moins de 20 centimètres d'un précipisse de 200 mètres. Je comprends pourquoi ils limitent le nombre d'entrées...Mais l'effort vaut vraiment la peine, la vue du sommet étant magnifique.

Trek Salkantay - Jour 5 - Machu Pïchu (6)

La descente s'avère encore plus périlleuse que la montée et je manque de me prendre une bonne gamelle par trois fois. Je comprends toujours pas pourquoi des gens aussi petits (Vers les 1,50 ou 1,60 mètres) ont fait des marches aussi hautes, certaines atteignant les 50 centimètres. Une fois redescendu je déambule dans les allées et j'en profite aussi pour faire la fameuse photo du Machu Pichu, on l'on voit un grande partie des ruines et le wayna pichu.

Trek Salkantay - Jour 5 - Machu Pïchu (12)

Après une descente de 40 min ou j'ai l'impression d'avoir deux poutres à la place des jambes nous voila de retour à Agua Caliente. Et la ce n'est pas entièrement fini... Il faut que je prenne un train et deux bus pour rejoindre Cuzco. En effet les grosses inondations du moi de Janvier ont coupé la ligne de train à plusieurs endroits et du coup seul une petite partie de la ligne est en service. J'arrive finalement à 1h du matin, mort de fatigue... Au planning pour le week end : repos avant de reprendre la route vers Lima et un peu de fête avec les personnes que j'ai rencontré lors du trek!

Hasta luego

PS : Les photos se trouvent dans les deux albums 'Pérou : de La Paz à Cuzco', 'Pérou : Salkantay trek et Machu Pichu'

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 04:05

La Paz n´etant pas très loin du basin amazonien, je n´ai pas pu résister. Il fallait que j´aille voir cette faune et cette flaure que j'ai pu voir des centaines de fois à la télé (vive les reportages animaliers le dimanche après midi…). Un bon point d´entré pour visiter la forêt amazonienne est la ville de Rurrenabaque, à 400 km au nord est de La Paz. Bon je le dis tout de suite je ne compte pas y aller en vélo, 800 km de détour avec des bonnes cotes et de la boue ne me tentant que moyennement. Je dois donc chercher un autre moyen. Le car, trop long et inconfortable (18 h pour faire les 400 km). L´avion j´ai pas trop envie. Après quelques recherches je trouve un bateau disponible pour le 28 Avril (1 seul trajet par semaine) pour rejoindre Rurrenabaque. Au programme, 5h de car, 2h de 4*4 et enfin 3 jours de bateaux pour arriver à Rurrenabaque en empruntant la rivière Beni.

Donc tout roule comme sur des roulettes. Sauf que la veille du depart j´apprends qu´il y a un blocage sur la route menant à Rurrenabaque (Entendez par la grève) et donc aucun bus ou quelconque véhicule ne peux rejoindre le port ou je devais prendre mon bateau. Encore un coup fumant de la CGT tout ça! Je dois donc soit attendre le bateau de la semaine prochaine dans l'espoir que la grève soit terminée ou soit prendre l´avion. Comme je n´ai pas envie de rester une semaine de plus à La Paz, je choisie l´option avion, sans être trop rassuré. Et vous allez comprendre pourquoi.

En effet l´avion qui fait la liaison La Paz – Rurrenabaque n´est pas Boeing 777, c´est plutot un petit truc volant dans lequel on peut mettre 20 personnes. Mais finalement le décollage se passe sans enconbre et ensuite c´est un bonheur pour les yeux. Après avoir survolé des pics à plus de 6000 m (On a vraiment l´impression de ne pas passer très loin, le petit zing ne volant pas aux mêmes altitudes que les plus gros je supose, surtout pur un vol de 45 minutes…) la forêt amazonienne offre une vue magnifique, avec de la végétation à perte de vue. Mais le meilleur est pour la fin, quand le pilote aligne l´avion sur ce qui semple être un chemin creusé au beau milieu de la jungle. Et il semble bien que ce bougre ne fasse pas ça pour rigoler, c´est bien la piste d´aterrissage. Je retiens mon soufle… Et dès que l´avion touche le sol ça secoue dans tous les sens avec un bruit énorme. Mais tout se passe finalement bien. Une fois remis de mes émotions et descendu de l´avion trois choses me surprennent: il fait 32 degrés et 90% d´humidité, les locaux de l´aéroport ne sont guère plus grands qu´un studio parisien et la sécurité quasi enéxistante. Quel bonheur, pour la première fois depuis des années, je n´ai pas l´impression d´être pris pour un terroriste en puissance dans un aéroport.

Rurrenabaque (4)

Après un petit trajet en mini bus assez sympa (bus défoncé avec du reaggeatown a fond) me voila dans le centre. Et de suite ca me plait : verdure, maisons colorées, village qui donne sur la rivière et montagnes aux alentours. Un petit air de caraïbe en plein bassin amazonien. Le soir j´en profite pour gouter le Pirahna. Et bien pour tout vous dire ça ressemble aux poissons blancs d´eau douce que l´on peut trouver par chez nous. Donc bien mais pas top, et surtout pas grand chose à manger.

Ce matin je prends un pirogue pour remonter le fleuve afin d´aller passer deux jours dans la jungle. Me voila donc parti sur ce fleuve à la couleur bien marron. Mis à part le bruit du moteur cette remonté du fleuve me permet de voir des paysages magnifiques ainsi qu´une flaure éxubérente.

Jungle

Après trois heures de bateau et un peu de marche me voila enfin en plein coeur de la forêt. Le campement est assez rudimenataire avec un barequement pour la cuisine et la salle à manger et des plus petits pour les dortoires. Les batimenents sont en bois avec des murs en moustiquaires afin d'empêcher les différents insectes ou araignées de venir faire un petit coucou druant la nuit. Et, en plus, chaque lit dispose de sa propre moustiquaire. Indispensable dans un region ou la malaria est présente et le nombre de moustiques impressionant.

Jungle (33)

Seule ombre à ce tableau idylique, la pluie. Une vrai 'drache nationale' pour reprendre l'expression de nos chers amis belges. Et quand il pleut, les animaux ne sortent pas. Du coup la rando en forêt est remise au soir. Tout ça me laisse le temps d'improviser une petite sieste de 3 heures....

Après un repas vite avalé nous voila partis, un couple de français, le guide et moi pour une rando en pleine jungle avec pour seules lumières nos lampes frontales. Malheureusement, du fait de la pluie, nous ne verront pas grand chose. Mais je peux vous dire que marcher dans la jungle de nuit sans y voir grand chose mais tout en sachant, grace aux diférents bruits, que des 'trucs' se trouvent pas très loin de soi, c'est grandiose...

La nuit s'est bien passé et aucun des cafares (Cucaracha en espagnol, comme dans la chanson) que j'ai pu apercevoir avant de me coucher n'est venu me déranger pendant la nuit. Et deuxième bonne nouvelle, la pluie s'est arrêtée, je vais donc pouvoir me faire une petite rando de 4 heures dans cette jungle. Et grace a mon guide qui est un indiana Jones en puissance je vais avoir le droit de voir une tarentule de très prêt, de boire de l'eau provenant d'un arbre, de voir des arbres aux formes interditts aux moins de dix huit ans (je vous laisse découvrir ça sur les photos...), de traverser un rivière en équilibre sur un tronc d'arbre et tout ça en utilisant la machète une partie du temps pour se créer un passage. Grandiose! Je serai bien resté quelques jours de plus mais je dois absolument prendre ma pirogue pour retourner à Rurrenabaque. En effet demain je pars dans la pampa.

Jungle (25)

Une bonne nuit dans une vrai chambre et me voila dans un 4*4 afin de me rendre à la rivière (dont je me souviens plus du nom) qui traverse la pampa. La vous allez me dire 'mais c'est quoi la pampa? C'est quoi la différence avec la jungle?'. Pour faire simple l'humidité dans la pampa est beaucoup moindre que dans la jungle, la flaure beacoup moins dense (dans la jungle il est souvent difficile d'apercevoir le soleil à travers la canopée) et n'est traversée généralement que par une seule rivière. Ceci à un grand avantage : tous les animaux viennent boire dans celle ci. Il est donc très facile d'admirer la faune. Voila,j'espère que c'est un peu plus claire pour vous. Donc, après ce trajet en 4*4 encore une fois éprouvant du à l'état de la route déplorable, je reprends de nouveau une pirogue afin de me rendre en plein coeur de cette fameuse pampa. Et dès les premiers mètres je n'en crois pas mes yeux: des caimans tous les 10 mètres, des oiseaux de tout les cotés et des singes plein les arbres. Et cette étalage d'animaux va durer durant les trois heures pour arriver au camp.

La pampa (24)

L'endroit ou je vais rester pendant 2 nuits ressemble trait pour trait au camp dans la jungle : dortoires exigus et lits avec moustiquaire. Et heureusement car ici les moustiques sont terribles. Une fois la nuit tombée ils attaquent par centaines. Et ce n'est pas des petits moustiques. 4 piqures et c'est la transfusion en urgence obligatoire. Heureusement que j'ai pensé à mes trois bouteilles d'antimoustique. Et le la bonne surprise de ce camp, une serie de hamacs face à la rivière pour admirer les coucher et lever de soleil. Autant vous dire que je vais y passer quelques heures!

La pampa (35)

Après un bonne nuit de sommeil, je me réveil à l'aube pour aller chercher quelques anacondas avec un guide du coin. Ceux ci ne se trouvent pas dans la rivière elle même mais dans une sorte de marécage non loin. Le jeux consiste donc à marcher dans 10 centimètres d'eau avec des herbes de 30 centimètres et d'essayer d'apercevoir un grand lombric de plusieurs mètres qui se tortille. Et bien sure avec la chance que j'ai, je tombe sur un anaconda de 3 mètres. Même si je n'ai pas spécialement peur des serpents, ça fait tout de même bizarre. Surtout que je ne suis pas sure que ce soit un anaconda et que le guide m'a signalé 10 minutes avant qu'il y a une autre sorte de serpent dans le coin qui est lui dangeureux. Entendez par la qu'il peut mordre. L'anaconda lui ne mort pas mais étouffe sa proie. Un spéciment de 3 mètres est donc inoffensif pour l'homme. Une fois que le guide me confirme la nature su serpent je peux l'observer de prêt, mais sans le toucher. En effet l'anaconda est un serpent extrèmement sensible et meurt assez rapidement si on le manipule à cause des différents produits que l'on a sur les mains : savon, nicotine, anti insecte... Ce que font malheureusement pas mal de gens.

La pampa (45)

Après cette petite montée d'adrénaline rien de mieux qu'une petite baignade avec les dauphins roses pour décompresser. Je n'ai pas pu prendre une photo des ces fameux dauphins car ils ne sortent que très peu de l'eau mais ils font un bruit asez incroyable : on dirait un plongeur qui reprend son soufle après avoir passé 5 minutes sans respirer. Mais mon soucis du moment est que oui il y a bien des dauphins mais j'aperçois aussi quelques crocodiles de 3 ou 4 mètres sur le bord de l'eau. Le guide me dit qu'il n'y a pas de soucis, que ces vilaines bêtes ont normalement peur des dauphins et qu'en principe ils ne s'attaquent pas à l'homme. Autant vous dire que le 'normalement' et le 'en principe' me laissent songeur un petit moment. Mais je décide finalement de plonger dans cette eau bien marron remplie de pirhana. Oui, j'avais oublier de vous le signaler, il y a aussi des pirahnas. Mais seulement des petits pas méchant selon le guide. Je nagerai un petit moment, sentant régulièrement les dauphins, qui sont assez curieux, me forler les jambes. Sensation bizarre...

La pampa (54)

Voial, après une autre nuit sans soucis il est temps de faire le chemin dans le sens inverse pour retourner à Rurrenabaque afin de prendre mon avion. Tout se passe sans soucis. Tout sauf cette pluie qui vient submerger Rurrenabaque durant la nuit. Et ça veut dire pas d'avions qui décollent. En effet la piste de décollage en terre se transforme en champ de boue à chaque grosse pluie. Je suis donc obligé d'attendre 2 jours avant de pouvoir retourner dans la capitale bolivienne. Et ceux deux jours seront suffisant pour que j'attrape un bonne 'tourista'. Vous allez me dire il fallait bien que ça arrive. En effet, mais c'est plus qu'indisposant quand vous devez prendre un avion qui ne dispose pas de toilettes... Heureusement le vol se passera bien, même si j'ai bien cru que l'on allait perdre un roue lors du décolage avec toutes les vibrations sur cette piste en terre.

Nous somme le 6 mai et me voila de retour à La Paz. Je comptais reprendre la route avec mon vélo le 8 Mai mais, malheureusement, je vais devoir prendre quelques jours de repos car je ne suis pas au meilleur de ma forme et plutôt faible. Mais je suis plutôt impatient de me remettre en selle, même si les premiers jours vont être très dure après une pause de 3 semaines. Une dernière petite anecdote : j'ai réussi l'exploit de perdre les clez de mon vélo. Et la dernière fois que ça m'était arrivé aux Pays Bas avec ce type de cadenas j'ai du utiliser un lapidère pour en venir à bout...

Hasta luego

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 23:09
  

10 Avril - De Villazón à Tupiza - 93 km / 7h

Ce matin je pars avec un grand sourire pour mes premiers tours de roue en Bolivie. Je sais que ça ne vas pas être facile mais j'ai vraiment envie de découvrir ce pays, qui, dans mon imaginaire, accorde une place beaucoup plus grande aux traditions que ne peut le faire l'Argentine. J'espère que ça se vérifiera par la suite.

Après 2km une autre chose que je savais se confirme. Fini le goudron. Dans le sud de la Bolivie, c'est de la piste. Et des les premiers kilomètres j'ai le droit à un accueil pour le moins amusant de la part des chauffeurs de camions et bus boliviens. Chacun et va de sa petite composition personnelle au klaxon. Un vrai concert. Sympa mais au bout de la vingtième fois j'en ai un peu marre des coups de klaxon...

Et après 10 km autre confirmation. La route est bien pourrie. Assez souvent celle ci ressemble à de la 'tôle ondulée', ce qui me donne un peu la sensation de faire du marteau piqueur. C'est super désagréable, et si toute la Bolivie est comme ça je vais y laisser mes vertèbres et mes plombages... Un autre inconvénient de cette route est les nuages de poussière que génère chaque bus ou camion. Par moment je n'y vois plus rien et suis obligé de m'arrêter.

Les paysages sur les 60 premiers kilomètres sont typiques de l'Altiplano, quoiqu’un peu plus vallonnés que ceux que j'ai pu voir en Argentine. De plus il semble que le gouvernement bolivien a décidé de procéder au goudronnage des routes du sud du pays, c'est donc, par endroit, une succession d'engins de chantier.

Les 30 derniers kilomètres sont eux splendides. Je longe une rivière par une route qui se trouve au fond d'une sorte de canyon et les roches sont d'une couleur rouge du plus bel effet avec les différentes nuances que leur donne le soleil.

De Villazon a tupiza (15)

Me voila enfin arrivé à Tupiza après une dure journée. Enfin presque. Il me reste encore à traverser la rivière qui me sépare de la ville. Et, pas de chance pour moi, le pont qui permet d'accéder à la ville est fermé pour une raison assez obscure. Il faut traverser le lit de la rivière. Je regarde quelques voitures et camion passés, ça ne me semble pas bien profond. Donc la il y a deux écoles : soit y aller tout doucement avec le risque qu'une pierre vienne bloquer la roue et la c 'est les deux jambes dans l'eau, ou soit prendre assez d'élan pour ne pas avoir à pédaler dans l'eau et pouvoir lever les pieds pour être tout sec. Après quelques secondes de réflexion je me dis que je vais tenter la seconde solution. Me voila donc parti à fond. L'entrée dans l'eau se passe bien, je lève les jambes mais, soudainement, ma roue avant se bloque entre deux pierres. Et la c'est la figure artistique du voyage! Je passe par dessus le vélo et fais un grand saut de l'ange et m'étale de tout mon long, la tête la première, dans la rivière. Je me relève rapidement, je n'ai rien mais suis un peu sonné. Et alors que je reprends mes esprits j'entends et vois les boliviens qui ont vu la scène pliés de rire. Et la, à mon tour, je suis pris d'un fou rire. Le vélo n'a rien, moi non plus, autant en rire. Et si je peux amuser la population locale tant mieux... Mais je vais pas non plus le refaire tout les jours.

De Villazon a tupiza (21)

Je rejoins vite un hôtel car je suis bien trempé et il fait plus très chaud. Et comme demain c'est mon anniversaire et que je vais m'accorder un jour de repos je choisis l'hôtel de la ville qui a une piscine, et propose un buffet au petit déjeuner. Le grand luxe pour 4,5 euros par jours!

Le soir, alors que je vais pour boire une bière pour célébrer mes 31 ans (Et oui ici on est le 10 mais en France déjà le 11 avril. Et comme je suis né en France je considère que je dois le fêter ce soir. Et comme on est samedi soir ça tombe bien) je fais la connaissance d'un basilien, un argentin et un bolivien. Et quand ils apprennent que c'est mon anniversaire les tournées de bière commencent. Et mon chère bolivien veut absolument que je prenne un 'shot' d'alcool local toute les demie heures. Je me rappel plus du nom mais je peux vous dire que ça pique les yeux! Et après 4 heures à ce régime je vais me coucher, avec le sourire...

De Villazon a tupiza (24)

J'en profite pour adresser un grand merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit message sur ce blog ou m'ont envoyé un mail!

11 Avril - Tupiza

Réveil un peu difficile ce matin. Je crois que la bière n'était pas fraiche hier... Et donc aujourd'hui c'est repos. Le programme est donc sieste, piscine, sieste, internet et sieste...

Je fais aussi la connaissance d'un canadien qui fait la même route que moi mais dans le sens inverse. Et il me déconseille fortement de faire la route entre Tupiza et Uyuni (ma prochaine destination) à vélo. C'est 200 km de galère pas possible : une route défoncée (en effet sur ma carte c'est une toute petite route verte...), des pierres et surtout du sable sur une grande partie du trajet. Et sur la sable, avec le poids du vélo et des bagages, ce n'est pas possible de rouler. Il me dit qu'il a été obligé de pousser sur la moitié du trajet. Et bien vous savez quoi? Je crois que pour une fois je vais écouter les conseils que l'on me donne...

12 Avril - De Tupiza à Uyuni- 200 km en bus

Sur les conseils de mon cycliste canadien je vais donc faire cette partie de la route en bus. Il est 8h du matin et je me voila à la gare routière. Et là, encore une fois, changement radical par rapport à l'Argentine. C'est un peu le bordel, les bus ont à peu près 30 ans de plus, et le quai est rempli de bagages et diverses chargements. Et les boliviennes qui vendent les tickets crient sans cesse les différentes destinations. Après une demi-heure passée sur le quai impossible de m'enlever de la tête les noms de villes comme Villazón, Uyuni, Potosi. Et je ne suis pas près de les oublier. Mais je dois avouer que ce joyeux désordre me fait sourire et j'apprécie.

De Tupiza a Uyuni (4)

Me voila donc dans le bus pour faire les 200 km qui me séparent d’Uyuni. Et des les premiers kilomètres je sens que ça ne va pas être une partie de plaisir. La route en terre ondulée est de retour. Et je ne sais pas si c'est pire en bus ou bien en vélo mais c'est loin d'être agréable. Tout les deux kilomètres je manque de tomber de mon siège tellement ça secoue. Les seule moments ou ça ne bouge pas trop c'est quand la route est recouverte de sable. Et en effet, mon canadien avait raison : c'est a peu près la moitié du chemin. J'ai bien fait de pas prendre le vélo... Un chiffre pour que vous compreniez bien l'état de la route : 200 km, 7 heures de routes!

Me voila donc arrivé dans la ville d'Uyuni, bourgade poussiéreuse et surtout très froide. Dès que le soleil tombe la température descend vers les zéros degrés. Et bien sure pas de chauffage dans les auberges, ni d'eau chaude pour celle que j'ai choisi. Après une soirée avec un français et deux espagnols rencontrés dans le bus ce sera donc une douche de 5 secondes et une nuit sous quatre couvertures...

13 Avril - De Uyuni au Salar de Uyuni - 90 km / 7h

Ce matin, à la première heure, direction l'office du tourisme pour essayer d'avoir des informations sur le Salar de Uyuni. Car je ne sais toujours pas s’il est possible et raisonnable de la traverser à vélo. Et, à ma grande surprise, c'est un policier qui est derrière le comptoir. Alors que je lui demande les informations dont j'ai besoin je m'aperçois vite qu'il a l'air de pas y connaitre grand chose et surtout qu'il est aussi motivé que moi un lundi matin pour aller au boulot. C'est vous dire... J'essaie de me renseigner auprès des sociétés qui organisent des tours en 4*4 dans le salar mais ils ne veulent rien me dire sinon que ce n'est pas possible en vélo et que je ferais mieux de payer pour le faire avec eux... Non, je veux le faire en vélo moi! Et sur ma carte j'ai remarqué un volcan qui culmine à près de 5500 mètres près de l'endroit ou je dois aller, ça pourrait faire un bon point de repère. Maintenant reste à savoir lequel est-ce, car il y a pas mal de montagnes... J'arriverai finalement a avoir l'info auprès du propriétaire de l'hôtel de sel qui se trouve en bordure du Salar (Hôtel tout en sel sauf le toit et les salles de bain).

Me voila donc parti avec mon vélo sur cette étendu de sel. Mais avant de continuer mon récit quelques petites explications sur le Salar De Uyuni. C'est un désert de sel, le plus grand du monde (12 000 km carrés), situé à une altitude de 3653 m. Celui ci est exploité et à peu près 20 000 tonnes de sel sont extrais chaque année. Et vous vous en doutez le sel ne vient pas de la mer et n'est pas déposé ici par les marées comme ça peu être le cas du coté de Guérande par exemple. Non, celui provient de l'érosion des montagnes aux alentours.

De Salar de Uyuni a Salinas (1)

Les premiers tours de roue sur ce salar sont assez surréalistes. Tout est blanc, sauf les quelques montagnes aux alentours, notamment le volcan Tunupa qui me servira de point de repère. Celui ci semble tout près mais il est à quelques 100 km... J'ai un peu l'impression de rouler sur de la neige. Incroyable! C'est jolie mais finalement assez dure de rouler sur cette surface de sel. Et alors que j'entame à peine mon cinquième kilomètre je suis obligé de m'arrêter. Je me retrouve un plein tournage de film et dois attendre la fin de la scène qui est en train de se tourner. Apparemment il y a un nombre conséquents de scènes de films qui sont tournées ici. Si vous voyez une grande étendue de sel dans un film il y a de grande chance que vous soyez face au Salar de Uyuni.

Après 4 heures à pédaler sur le sel je me pose pour monter mon campement, au milieu de rien. Il est presque 6 heures et je veux profiter tranquillement du coucher de soleil. Et alors que je monte ma tente je me rends compte que, sous une couche assez molle de 3 cm, le sel est aussi dur que de la pierre. Impossible d'enfoncer correctement les piquets. Et ça aura son importance...

De Uynuni a Salar de Uyuni (44)

Après un coucher de soleil magnifique ou le soleil disparaitra entre deux montagnes je mange et vais me coucher. Il est 8 heures du soir... Pour me faire réveiller deux heures plus tard par une tempête de tout les diables. Et comme les piquets ne sont enfoncés que de quelques centimètres il s'en vont les un après les autres. Je suis obligé de sortir de la tente dans un froid polaire pour les replanter. Et avec le vent je reçois du sel plein les yeux, je suis tout blanc...Et je dois répéter l'opération toute les demie heures. Je finis par harnacher le vélo à la tente pour consolider un peu l'ensemble. Et ça durera 4 heures, pendant lesquels j'aurai vraiment peur que me tente parte en morceaux. Ensuite le vent disparaitra et je pourrai enfin dormir. Epuisé.

De Uynuni a Salar de Uyuni

14 Avril - Du Salar de Uyuni à endroit perdu - 110 km / 10h

Ce matin je suis tellement fatigué que je n'arrive pas à me réveiller pour voir le lever de soleil. Tampis... Je pars vers 8 heures pour un longue journée. Environ 3 heures pour venir à bout du salar et ensuite je dois rouler sur ce qui est des 'petite route vertes' sur ma carte pendant 35 kilomètres, jusqu'a la ville de Salinas.

La sortie du salar se passe sans soucie mais après c'est la grosse galère. La route n'est qu'un monticule de pierres bien affutées. Alors que je me dis que je vais y laisser un pneu j'entends un psssshhh... Heureusement ce n'est que la chambre à air. Démontage, changement (Elle n'est pas juste crevée, elle a explosé), et me voila reparti. Mais cinq minutes plus tard de nouveau ce doux bruit, pssssshhh... Re-changement. Mais c'est ma dernière. Je me résous donc a pousser le vélo, alors même que j'entame une descente. Je pousserai le vélo pour sortir de ce champ de pierres pendant 7 km.

De Salar de Uyuni a Salinas (25)

Ensuite les pierres disparaissent pour laisser place à la terre. Je me dis que c'est bon, je vais enfin pouvoir rouler. Et bien non. Après quelques kilomètres la route se transforme en plage. Quinze à vingt centimètre de sable. Encore un fois je dois pousser. Et dès que le sable disparait ce sont les pierres qui sont de retour. Je dois donc, encore une fois, pousser le vélo sur 8 km. Ensuite la route s'améliore un peu mais ce n'est pas non plus une autoroute.

Je mettrais plus de 4h30 à faire les 35 km pour arriver à Salinas. Epuisé... Mais comme la ville est loin d'être géniale, je décide de continuer. Je fais encore 25 km sur une route beaucoup plus correcte et me pause au milieu de nul part, presque en bord de route, trop fatigué pour chercher un coin tranquille pour dormir. Autant vous dire que ce soir je dors très bien...

15 Avril - De l'endroit perdu à Challapata - 120 km / 8h

Je me lève plein de courbatures ce matin. Pas juste les jambes comme à peu près tous les jours. Non ce matin c'est tout le corps. L'étape d'hier a laissé des traces. Mais la route aujourd'hui est beaucoup plus facile même si il y a de temps des portions de sable, mais rien de comparable à celle d'hier. Et les paysages sont assez jolis mais malheureusement la batterie de mon appareil photo est à plat. Vous n'aurez donc pas de photos aujourd'hui!

Mis a part ça le trajet se passe plutôt bien, sans encombres et je commence, en fin de journée, à retrouver les paysages de l'altiplano, alors que j'arrive dans la ville de Challapata. La je me trouve une 'alojemiento', sorte de chambre d'hôtes. Mais n'allez pas vous imaginer les chambres que l'on peut trouver par chez nous. La il n'y pas d'eau courante, pas de chauffage, les toilettes sont au fond du jardin et il semble qu'une équipe de rugby victime d'une tourista y soit passée juste avant moi... Mais ça fera l'affaire.

Le soir, alors que je rentre dans un petit bar local pour me payer un petite bière un groupe de cinq boliviens m'invite à leur table. Ce sont des mineurs et me disent qu'ils seraient content de payer une tournée au petit français qui passe par la. Et c'est parti... Je ne sais pas si ils ont des origines bretonnes mais en tout cas, ils aiment ça la bière. Ca n'arrête pas. Et alors que je veux leur payer à mon tour une tournée, on me dit que c'est hors de question. Je suis leur invité. Et je passerai deux bonnes heures à discuter avec eux de leur condition de travail (extrêmement dures pour un salaire de misère), de leur avenir et surtout de celui de leurs enfants qu'ils voient plutôt sombre n'ayant pas les moyens de les envoyer à l'Université, une des seules portes de sortie en Bolivie pour espérer changer sensiblement de niveau de vie. Ou, pour beaucoup, un moyen d'aller travailler dans les pays voisins ou encore mieux aux Etats Unis. Passionnant mais en même temps extrêmement triste d'entendre des gens dire que, finalement, ils n'attendent plus grand chose, que leur petit plaisir c'est de se retrouver la après une longue journée dans la mine, à discuter. En partant l'un deux m'offrira sa casquette en me disant 'moi je ne peux pas voyager, mais si je te la donne celle la elle voyagera avec toi'. Un cadeau d'une valeur monétaire dérisoire mais qui me touche énormément.

Ce soir je me couche en repensant à ce groupe de mineurs, à tous ces gens que je peux voir et rencontrer le long des routes qui ne semblent pas posséder grand chose mais qui sont tous plus accueillant les uns que les autres. On dit toujours que se sont toujours ceux qui possèdent le moins qui ont le sens de l'accueil le plus développé. Il s'avère que jusqu'ici, ça se vérifie...

16 Avril - De Challapenpa à Oruro - 125 km /7h

Ce matin je pars pour une étape qui ne devrait pas être trop dure. C'est de l'altiplano, donc tout plat, et le vent me laisse tranquille. Ma seule crainte est cette route assez fréquentée que je dois prendre pour arriver à Oruro, ville de plus de 200 000 habitants. En tout cas cela ne m'empêche pas de filer a une moyenne de plus de 20 km/h, la tête dans le guidon. Une journée ou il ne se passe pas grand chose en somme. Pour vous c'est chiant mais alors pour moi c 'est le pied de pouvoir enfin enchainer les kilomètres 'facilement'.

Tranquille jusqu'a ce que je lève la tête et vois, en face de moi, un bus qui double un bus (ça c'est normal) mais par dessus ça une moto qui double le bus... Il n'y a donc pas de place pour moi. Je dois donc faire quelque chose pour éviter le choc frontal. Seule solution : me jeter avec mon vélo dans le fossé qui longe la route. Et c'est ce que je fais. En résulte une énorme gamelle, les sacoches d'un coté, le bonhomme de l'autre... Je me relève, encore une fois j'ai de la chance, je n'ai rien. Mais ce coup ci je ne rigole pas surtout que la moto ne s'est même pas donné la peine de s'arrêter. La je pique ma grosse colère tout seul et toutes les insultes et passent. Ca ne sert pas à grand chose mais ça me soulage.

Je reprends la route après quelques minutes pour effectuer les quelques kilomètres qui me séparent d'Oruro. L'entrée dans la ville se passe sans soucis même si je me retrouve sur une quatre voie remplie de camions qui doivent générer à eux seuls la moitié de la pollution de la planète. J'ai réellement du mal à respirer par moments.

De Challapanpa à Oruro (6)

J'arrive finalement à une petite auberge dans le centre sans soucis et me pause un peu avant d'aller aux renseignements sur la suite du parcours pour arriver à La Paz, à un peu plus de 200 km. Si la route est identique et aussi dangereuse je la ferai en bus. Surtout que rentrer dans une ville de 1,5 millions d'habitants en vélo ne me tente que moyennement.

17 Avril - De Oruro à La Paz - 220 km en Bus

Ce matin j'hésite encore mais je me décide finalement à prendre le bus après une dernière discussion avec le gérant de l'hôtel. Il ne fait que confirmer ce que j'avais pu entendre ou lire jusque là, à savoir que les paysages ne présentent que peu d'intérêt et que la route est dangereuse (J'en ai fait l'expérience hier...).

Donc direction la gare routière, j'achète un billet à 2,5 euros pour faire les deux cents kilomètres qui me séparent de La Paz, et me voila assis dans le bus et le vélo bien au chaud dans la soute à bagages, le tout en moins de trente minutes. Je deviens de plus en plus efficace!

Après 200 kilomètres pour le moins ennuyeux (Bien fait de pas les faire à vélo) et un choc frontal avec un autre bus évité de justesse, le bus traverse El Alto, ville qui se trouve au dessus de La Paz, et qui est souvent considérée comme une extension de celle ci. Il faut savoir que El Alto est à un peu plus de 4000m d'altitude et La Paz environ 3600 m. Cela permet donc d'avoir une magnifique vue sur la capitale bolivienne, construite dans une sorte de cuvette, avant d'arriver à la gare routière.

La Paz (23)

Une fois sortie de la gare avec le vélo, il me faut trouver une auberge (Pas de camping à La Paz). Et c'est loin d'être évident, entre la circulation anarchique, la pollution, est les innombrables côtes à 15 % (Et oui, comme c'est une cuvette, toutes les rues sont en pente). Mais j'arrive finalement à trouver mon 'refuge' assez rapidement, tout près du centre, avec un place sécurisée pour y laisser mon vélo pendant une quinzaine de jours. Quinze jours pour récupérer physiquement avant de reprendre la route en direction du lac Titicaca et du Pérou.

Du 18 Avril au 23 Avril - La Paz

La Paz, capitale de la Bolivie, compte environ 830 000 habitants et 1,5 million si on y inclue El Alto. Je n'ai pas eu ce soucie puisque cela fait un moment que je suis au dessus de 3500 mètres d'altitude, mais, généralement, la première chose que remarque les gens en arrivant ici est le manque d'air, la sensation un peu étrange d'être faible et d'avoir du mal à respirer. Et oui, La Paz est la capitale la plus haute du monde, perchée à une altitude de 3660 mètres. Il faut généralement deux à trois jours aux gens qui arrivent ici en avion pour s'habituer. Et en général on leur conseil de mâcher des feuilles de coca (Rien à voir avec la fameuse boisson à bulles). Mais ça je vais vous en reparler plus tard.

Comme je vous le disais un peu plus haut La Paz est située dans une 'cuvette', le centre historique étant au point le plus bas, et est organisée de la façon suivante : plus vous êtes riche ou placé haut socialement, plus vous êtes bas (en terme d'altitude). Les plus pauvres habitant El Alto, située au point le plus haut. C'est un spectacle assez saisissant à voir lorsque le ciel est bien dégagé, ces collines de toute part remplie d'habitations, avec aussi la possibilité de voir le mont Illimani, culminant à 6402 mètres.

Le centre possède de nombreux bâtiments coloniaux en bon état, d'autres dans un état plus que moyen, mais il est très agréable d'y flâner, si on arrive à occulter la circulation anarchique et dense qui règne dans la ville. En effet ici, à part les bus (qui sont de vieux bus américains) qui crachent une fumée dense et noir et les mini-van, pas de transport en commun type tramway, métro comme le Transmilénio à Bogota (Sorte de bus sur sa propre voie, comme un tramway). Du coup toutes les rues sont bondées de véhicules en tout genre (Mais quasiment aucun deux roue ce qui reste pour moi un mystère). Et les boliviens semblent avoir le TOC (trouble Obsessionnel Convulsif) du klaxon. En effet, il semble qu'il leur soit impossible de ne pas appuyer sur leur klaxon au moins 5 fois toutes les minutes. Pour les avoir observés, certains conduisent avec la main continuellement au dessus du klaxon, prêt à faire le plus de bruit possible si jamais le conducteur de devant ne lui fait perdre ne serait ce qu'un dixième de seconde. Et en tant que piéton je peux vous dire que c'est franchement pénible.

La Paz (25) 

La Paz possède aussi de nombreux marchés on l'on peut trouver de tout à des prix défiant toute concurrence. Et quand je dis de tout, ça veut dire de tout. Du téléviseur dernier cri 'importé' du Chili (Le mot importé contient ici une partie pas tout à fait légale) en passant par tout les habits contrefaits (ça vous intéresse un jean Calvin Klein à moins de 10 euros?) jusqu'à des fœtus de lama sur le 'marché aux sorcières'. En le mettant sous les fondations lors de la construction d'une maison celui ci est supposé apport joie et bonheur...

La Paz (13)

Et la plus part des vendeuses dans le quartier touristiques sont des 'cholitas', ces femmes que tout le monde à peu voir à la télé ou dans un magazine, avec leurs petit chapeaux melon et leurs habits de toutes les couleurs, typiques de la Bolivie. En fait on donne ce nom à toutes les femmes Quechua ou Aymara (Peuples originels avant l'arrivée des espagnols) vivant en ville mais continuant à s'habiller de façon traditionnelle. Et les pauvres cholitas sont un peu mis à toutes les sauces par moment. En effet il es possible de voir des combats de catch entre cholitas (Les boliviens ont apparemment un gout invétéré pour la catch...) ou bien de parties de football entre cholitas. Ca doit pas être évident le foot en jupe...

La Paz (17)

Il a aussi de nombreux marché ou il est possible de manger à moindre cout de bons produits (Attention de tout de même, j'ai mangé du chorizo qui ne m'a pas très bien réussi...) et surtout un nombre de fruits impressionnant (Un litre de jus de fruit pressé coute 0,60 euros). Et on y trouve bien sure le fameux 'pollo/arroz/papas' (poulet/riz/frites), qui semble être le plat le plus commun en Bolivie. C'est d'ailleurs souvent sur ces marchés que je mange le midi, pour environ un euro. Et oui La Paz, et la Bolivie en règle générale, est une ville très peu chère. Rien d'étonnant quand le salaire moyen y est d'environ 600 bolivianos (Salaire d'un professeur), soit environ 55 euros.

Et les cours d'espagnol étant eux aussi bon marchés, j'en profite pour prendre un semaine de cours, histoire d'améliorer mon espagnol qui certes s'améliore, mais est toujours loin d'être parfait. Quatre heures tout les matins avec un prof personnel (Zut, pas moyen de faire la sieste au fond de la classe) pendant cinq jours. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas passé autant de temps sur les bancs de l'école. Mais c'est plutôt une bonne idée puisque outre le fait de progresser en espagnol mon professeur (Juan Carlos, un bolivien originaire de La Paz) m'instruit aussi sur la vie en Bolivie, la culture Aymara et Quechua et aussi la politique. Car les boliviens s'intéressent de très près à la politique.

Et pour finir, comme promis, un petit mot sur la coca. Oui la coca est la feuille qui est utilisée pour la fabrication de la cocaïne. Et non les deux produits n'ont rien à voir. La coca n'est que l'élément de base pour la fabrication de la poudre blanche. Ensuite vient s'ajouter nombre de produits chimiques. La feuille de coca est utilisée pour lutter contre le mal de l'altitude, la faim et la fatigue mais n'a aucun effet hallucinogène ou exilant. Les quechua la mâchent à longueur de journée et il n'est pas rare de voir des hommes ou des femmes sur les marchée puiser un petite quantité de feuilles dans un sachet, en faire une boule puis la mâcher. Il faut savoir que la culture de la coca est légale en Bolivie mais pas la fabrication de la cocaïne. D'ailleurs, le président actuel de la Bolivie, Eva Morales, est un ancien cultivateur de coca. J'ai essayé lors de mes premiers jours en Bolivie mais, personnellement je ne suis pas fan, j'ai un peu l'impression de mâcher de l'herbe et de ressembler à un bovin. En plus le gout n'est pas fantastique et on en a vite fait plein la bouche. Mais bon pour ceux qui souffrent du mal de l'altitude en arrivant à La Paz, cela peut être une bonne alternative aux médicaments.

Feuilles de coca

Voila, cela fait maintenant une semaine que je suis à La Paz et je dois dire que c'est vraiment sympa mais je n'ai pas eu ma petite dose de 'sensations'. Je me prépare donc un petit tour en vélo sur un routé célèbre pour ce weekend...

24 Avril - La ruta de la muerte

La 'ruta de la muerte', route de la mort en français, est la route la plus dangereuse du monde, selon les chiffres de l'Inter Banque Américaine pour Développement (IDB). Une moyenne de 26 véhicules disparaît dans les précipices qui bordent la route. Le plus grave accident a eu lieu en 1983 lorsqu'un car avec 100 personnes à son bord a effectué le grand plongeon. Il faut savoir que cette route n'est pas goudronnée, qu'elle est fréquentée par les bus et camions, qu'elle est sujette à de nombreux effondrements et mesure par endroit à peine plus de 3.2 m de largeur. Rajouter à cela des précipices de plus de 600 m et vont comprendrez assez facilement pourquoi elle détient le titre de route la plus dangereuse du monde.

Celle ci part de La Cumbre, située à 40 km de La Paz et à 4000 m d'altitude, et se termine 64 km plus loin à Coroïco à 1000 m d'altitude. Ca fait donc un déniveler de 3000 m à descendre. Autant vous dire que je n'ai pas pu m'empêcher d'aller poser mes pneus sur ces belles descentes. Le problème est que je n'ai pas pu le faire avec mon vélo. En effet si en temps normal je me permets d'aller sur les pistes, mes pneus ne sont pas adaptés et je ne peux pas me permettre une glissade. Il faut donc que je me trouve un bon VTT adapté à ce genre de terrain pour faire la descente. Mais il s'avère que c'est quasiment mission impossible de louer un vélo. En effet la seule solution est de passer par une des nombreuses agences qui proposent un 'pack' avec transport en bus, matériel (casque, gant, veste, vélo...) et guide. Un vrai business dans le coin... Je ne suis pas fan de ce genre de chose mais, n'ayant pas le choix, je me résous a passer par une de ces agences, à savoir Gravity (Agence très pro ceci dit).

Me voila donc parti en ce matin du samedi 24 Avril en Bus direction de La Cumbre. Je dois vous avouez que je ne fais pas trop le malin, et pour cause: une des mes plus grandes peur est le vide... Je ne peux que difficilement m'approcher d'une falaise lorsque celle ci dépasse les 5 mètres. Et le guide ne fait rien pour me rassurer lors de son petit briefing dans le bus. Il nous annonce qu'une canadienne à fait le grand saut avec le vélo (En voulant éviter une personne qui avait chuté devant elle) il y a trois semaines ainsi qu'un guide il y a trois mois. Ils sont bien sure tout les deux décédés. Et ce sont que deux exemples parmi tant d'autres... Le décor est planté!

Un fois arrivé à La Cumbre, équipé, vélo vérifié il faut se plier à la tradition locale, à savoir invoquer Pacha Mama, le dieux de la terre, pour que celui ci veille sur nous pendant la descente. Celle ci consiste un prendre un bouteille d'alcool (Je ne sais pas ce que c'est mais les boliviens l'appellent Pacha Mama....), en verser sur le sol, sur le pneu avant et en boire une grande gorgée. Je peux vous dire que lorsqu'il est 9h du matin, ça réveille. Et ce rituel n'est pas réservé aux vélos. Tous les véhicules (camion, voitures, bus...) qui empruntent cette route se plient à ce rituel. Le début de la route est donc jonché de petites bouteilles d'alcool. Il y a en presque plus que de croix le long de la route...

Route de la mort (1)

Nous voila donc parti. Même si ça descend fort, les premiers kilomètres sont assez faciles puisque c'est une route goudronnée et il y a même des barrières de sécurité. Mes après 25 km ça se complique. La route se transforme en chemin recouvert de pierres ou/et de boue par endroit. Et la falaise commence à se montrer. Et celle ci est du coté gauche lorsque l'on descend. Vous vous dite donc que pour descendre c'est plutôt tranquille, on est du coté du mur, puisqu'en Bolivie on roule à droite. Et bien par sur cette route. Ici (Et c'est le seul endroit en Bolivie), on roule à gauche. Cela permet on conducteur qui descend de pouvoir passer la tête par la fenêtre pour voir on est la roue de son véhicule par rapport au grand vide. Ce que ne pourrait faire le conducteur qui monte cette route si l'on roulait à droite (Si vous ne visualisez pas trop, faite un petit dessein, ça aide). Donc, en vélo, on doit aussi rouler à gauche, juste à coté du vide. Et parfois à pas plus de 50 cm. Autant vous dire que sur les premiers km je n'ose même pas regarder à gauche... J’ai le cœur qui s'emballe... 3 personnes du groupe disent 'STOP' après seulement quelques centaines de mètre et décident de faire le reste du trajet en bus.

Route de la mort (11)

Après quelques kilomètres je commence un peu à m'habituer et j'accélère un peu mais toujours avec grande prudence. Il ne s’agit pas de faire une petite glissade... Mais on se laisse vite prendre au jeu, surtout lorsqu'il y a une dizaine de fous qui sont sur des VTT, et je dois avouer que sur la fin ça commençait à aller bien vite.

Un autre avantage de partir de si haut et de finir si bas, outre le fait qu'en vélo c'est plus sympa que de monter, est que les paysages changent au fur et à mesure de la descente. A 4000 m se sont les paysages typiques de l'altiplano, sans végétation, et au fur et à mesure de la journée la densité de végétation augmente jusqu'à finir dans la jungle. Je vous aurais bien fait un petit film pour vous montrer tout ça mais je me suis dit que ça aurait pu être dangereux de conduire avec une main...

Une fois arrivé en bas, deux choses me surprennent : la chaleur humide (bah oui c'est la jungle je vous ais dit!) à laquelle je ne suis pas du tout habitué, et la facilitée pour respirer. Après trois semaines passées à plus de 3500 mètres pédaler est un jeu d'enfant à cette altitude! Par contre une nouvelle me surprend, mais pas dans le bon sens. On va refaire le trajet dans l'autre sens en bus pour rentrer... Normal me direz vous. En fait non, puisque depuis 2 ans une nouvelle route existe, beaucoup moins dangereuse et goudronnée. Mais en passant par celle ci on consomme plus d'essence... Je vais donc devoir me faire la route la plus dangereuse du monde une deuxième fois dans la journée, tout ça pour économiser quelques litres de carburant. Je saute de joie sur le moment... Mais tout se passera bien, même si pour ne rien arranger la pluie et le brouillard se joindront à la fête.

Route de la mort (57)

Autant vous dire qu'après une journée comme celle la, et même si on est samedi soir, ça sera douche et au lit. C'est que ça fatigue ces petites émotions...

Hasta luego

PS : les photos se trouvent dans les trois albums `Bolivie : De Villazón à La Paz´, `Bolivie : La route de la mort´ et `Bolivie : La Paz´

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Published by Seb - dans Bolivie
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